PodcastsGesundheit und FitnessChoses à Savoir SANTE

Choses à Savoir SANTE

Choses à Savoir
Choses à Savoir SANTE
Neueste Episode

2361 Episoden

  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi les personnes âgées sentent-elles différemment ?

    12.03.2026 | 1 Min.
    Longtemps, cette idée a relevé du cliché ou du malaise social. Pourtant, la science a fini par montrer qu’il existe bien une base biologique objective à ce phénomène. Des chercheurs japonais ont identifié le composé chimique principalement responsable de cette odeur particulière, que la langue japonaise appelle avec pudeur kareishu, littéralement « l’odeur de l’âge ».

    La molécule en question s’appelle le 2-nonénal. Elle dégage une odeur souvent décrite comme grasse, légèrement herbacée, parfois proche du carton humide ou de l’huile rance. Ce qui rend cette découverte fascinante, c’est que le 2-nonénal est le seul composé odorant dont la concentration augmente systématiquement avec l’âge, indépendamment de l’hygiène ou du mode de vie.

    Pour comprendre pourquoi, il faut regarder du côté de la peau. En vieillissant, notre métabolisme change. La production de certaines graisses cutanées, notamment les acides gras insaturés, évolue. Parmi eux, l’acide palmitoléique devient plus abondant. Or, sous l’effet de l’oxydation — un processus chimique lié au stress oxydatif — cet acide se dégrade et produit du 2-nonénal. Avec l’âge, la peau se renouvelle moins vite, les mécanismes antioxydants sont moins efficaces, et cette molécule a davantage tendance à s’accumuler.

    Autre point clé : le 2-nonénal est peu soluble dans l’eau. Contrairement à la sueur classique, il n’est pas facilement éliminé par une simple douche. Il adhère aux tissus, aux vêtements, aux cheveux et peut persister même chez des personnes ayant une hygiène irréprochable. C’est pour cela que cette odeur est parfois perçue comme tenace et difficile à masquer avec des parfums traditionnels.

    Il est important de souligner que cette odeur n’a rien à voir avec la saleté ou la négligence. Elle n’est ni une maladie ni un signe d’un mauvais état de santé. Elle reflète simplement des transformations biochimiques normales liées au vieillissement. D’ailleurs, certaines cultures asiatiques, notamment au Japon, abordent ce phénomène de manière plus neutre, voire pragmatique, en développant des produits spécifiquement conçus pour neutraliser le 2-nonénal.

    Enfin, cette découverte rappelle une chose essentielle : notre odeur corporelle est un signal biologique complexe, influencé par l’âge, les hormones, l’alimentation et le métabolisme. Le vieillissement ne modifie pas seulement notre apparence ou notre énergie, il modifie aussi subtilement notre signature chimique. Une réalité scientifique… que notre nez perçoit parfois avant notre esprit.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    L’Hijama est-elle une pratique médicale efficace ?

    11.03.2026 | 2 Min.
    L’Hijama, aussi appelée cupping therapy ou thérapie par ventouses, est une pratique ancienne. Elle consiste à poser des ventouses sur la peau pour créer une aspiration, parfois suivie de micro-incisions destinées à faire sortir un peu de sang. Cette méthode est utilisée depuis des millénaires, notamment en Chine, au Moyen-Orient et dans certaines médecines traditionnelles.

    Mais que dit réellement la science moderne sur son efficacité ?

    D’un point de vue médical, l’Hijama repose sur une idée centrale : l’aspiration stimulerait la circulation sanguine locale, favoriserait l’élimination de « toxines » et soulagerait certaines douleurs. Or, le concept de toxines éliminées par le sang n’a aucune base scientifique solide. Le corps dispose déjà d’organes spécialisés pour cela : le foie, les reins et les poumons.

    En revanche, l’aspiration exercée par les ventouses a bien des effets physiologiques mesurables. Elle provoque une dilatation locale des vaisseaux, une augmentation transitoire du flux sanguin et une stimulation des récepteurs nerveux cutanés. Ces mécanismes peuvent expliquer un effet antalgique temporaire, notamment sur les douleurs musculaires ou articulaires.

    Que disent les études cliniques ?

    Les résultats sont mitigés. Certaines études montrent une amélioration modérée des douleurs chroniques, comme les lombalgies ou les cervicalgies, mais ces effets sont souvent comparables à ceux d’un placebo. Les essais les plus rigoureux concluent que la qualité des preuves est faible à modérée, en raison d’échantillons réduits et de biais méthodologiques.

    Concernant les autres bénéfices parfois avancés — amélioration de l’immunité, traitement de l’hypertension, du diabète ou des maladies inflammatoires — aucune preuve scientifique robuste ne les confirme. L’Hijama ne traite pas la cause des maladies, et ne remplace en aucun cas un traitement médical validé.

    Sur le plan des risques, ils existent. Les micro-incisions peuvent entraîner infections, cicatrices, anémie légère, voire transmission de maladies si le matériel n’est pas parfaitement stérile. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé reconnaît l’usage culturel des ventouses, mais insiste sur des règles strictes d’hygiène et sur l’absence de preuve suffisante pour en faire un traitement médical à part entière.

    Alors, l’Hijama est-elle efficace ?

    Elle peut procurer un soulagement subjectif et temporaire, surtout pour certaines douleurs, mais elle n’a pas démontré d’efficacité médicale durable au sens scientifique du terme.

    En résumé, l’Hijama relève davantage d’une pratique traditionnelle complémentaire que d’un soin médical validé. Elle peut être utilisée avec prudence, mais jamais comme alternative à un suivi ou à un traitement médical fondé sur des preuves.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Baisse de tension : de quoi parle-t-on exactement ?

    10.03.2026 | 2 Min.
    Commençons par définir les termes.

    La tension artérielle, aussi appelée pression artérielle, correspond à la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Elle est exprimée par deux chiffres :
    – la pression systolique, lorsque le cœur se contracte
    – la pression diastolique, lorsque le cœur se relâche
    Chez l’adulte, une tension normale est d’environ 120 sur 80 millimètres de mercure, notée 12/8.

    On parle de baisse de tension, ou hypotension artérielle, lorsque la pression descend durablement sous 90 sur 60, ou lorsqu’elle chute brutalement par rapport au niveau habituel d’une personne.
    Mais pourquoi la tension baisse-t-elle ?
    La tension dépend de trois éléments essentiels :
    – la quantité de sang circulant
    – la force de contraction du cœur
    – le diamètre des vaisseaux sanguins
    Une baisse de tension survient lorsque l’un de ces paramètres se dérègle.

    Première cause fréquente : la déshydratation.

    Lorsque l’organisme manque d’eau, le volume sanguin diminue. Moins de sang circule, la pression chute. C’est une cause classique chez les personnes âgées, lors de fortes chaleurs ou après un épisode de fièvre, de diarrhée ou de vomissements.

    Deuxième cause : les variations de position, notamment le passage rapide de la position allongée à la position debout. On parle alors d’hypotension orthostatique. Normalement, les vaisseaux se contractent immédiatement pour maintenir la pression. Si ce réflexe est trop lent, le sang stagne dans les jambes, le cerveau est moins irrigué, provoquant étourdissement ou voile noir.

    Troisième cause : le cœur lui-même.

    Un rythme cardiaque trop lent, une insuffisance cardiaque ou certains troubles du rythme réduisent la capacité du cœur à propulser efficacement le sang, entraînant une baisse de tension.

    Les médicaments jouent également un rôle majeur. Les traitements contre l’hypertension, les antidépresseurs, les diurétiques ou certains anxiolytiques peuvent faire chuter la tension, surtout en début de traitement ou en cas de surdosage.

    Enfin, le système nerveux autonome peut être en cause. Le stress intense, les émotions fortes ou certaines maladies neurologiques perturbent la régulation automatique de la pression artérielle.

    Faut-il s’inquiéter ?

    Une tension naturellement basse n’est pas forcément dangereuse si elle est bien tolérée. En revanche, une baisse brutale accompagnée de malaise, de confusion ou de perte de connaissance nécessite une évaluation médicale.

    En résumé, la baisse de tension n’est pas une maladie en soi, mais le signal d’un déséquilibre entre le cœur, les vaisseaux et le volume sanguin. Un message que le corps envoie… et qu’il faut savoir écouter.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Pourquoi certaines personnes parlent-elles en dormant ?

    09.03.2026 | 1 Min.
    Parler en dormant peut faire sourire… ou inquiéter. Pourtant, la somniloquie est un phénomène très courant. On estime que près de 65 % des personnes ont déjà parlé en dormant au moins une fois dans leur vie. Chez les enfants, c’est encore plus fréquent : un enfant sur deux présente des épisodes de somniloquie, souvent sans que cela ait la moindre conséquence.

    Mais que se passe-t-il réellement dans le cerveau quand quelqu’un parle en dormant ?

    La somniloquie est un parasomnie, c’est-à-dire un trouble du comportement survenant pendant le sommeil. Elle peut apparaître à n’importe quel stade du sommeil, mais pas pour les mêmes raisons.

    Pendant le sommeil lent léger, les paroles sont souvent simples, des mots isolés ou de courtes phrases. En revanche, lors du sommeil paradoxal, celui des rêves intenses, le discours peut devenir plus long, émotionnel, parfois même argumenté.

    Normalement, durant le sommeil paradoxal, notre cerveau active un mécanisme de sécurité appelé atonie musculaire. Ce mécanisme empêche le corps de bouger pendant que l’on rêve. Chez les personnes somniloques, cette inhibition n’est pas toujours complète, notamment au niveau des muscles de la parole. Résultat : certaines parties du rêve « débordent » dans le monde réel.

    Contrairement à une idée reçue, parler en dormant n’est pas forcément lié à un trouble psychologique. Dans la grande majorité des cas, la somniloquie est bénigne. Elle est cependant favorisée par certains facteurs bien identifiés :

    – le stress et l’anxiété
    – la privation de sommeil
    – la fièvre
    – la consommation d’alcool ou de certains médicaments
    – et parfois une prédisposition génétique
    Les études montrent par exemple que les personnes soumises à un stress chronique présentent jusqu’à 30 % d’épisodes supplémentaires de comportements nocturnes inhabituels, dont la somniloquie.

    Faut-il s’inquiéter ?

    Dans l’immense majorité des cas, non. La somniloquie n’altère pas la qualité du sommeil et n’a pas d’impact sur la santé. Elle devient un sujet médical uniquement si elle s’accompagne d’autres symptômes : somnambulisme fréquent, réveils violents, fatigue diurne importante ou troubles du comportement nocturne.

    Peut-on l’empêcher ?

    Il n’existe pas de traitement spécifique. En revanche, améliorer l’hygiène du sommeil réduit significativement la fréquence des épisodes : heures de coucher régulières, diminution de l’alcool, gestion du stress et sommeil suffisant — environ 7 à 9 heures par nuit chez l’adulte.
    En résumé, parler en dormant est le signe d’un cerveau qui rêve… un peu trop fort. Un phénomène fascinant, généralement sans danger, qui rappelle que même endormé, notre cerveau reste incroyablement actif.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir SANTE

    Le pain fait-il grossir ?

    08.03.2026 | 1 Min.
    Le pain fait partie de notre quotidien. Baguette au petit-déjeuner, tartine au goûter, sandwich à midi… En France, la consommation moyenne est d’environ 120 grammes de pain par jour et par personne. Pourtant, le pain est souvent accusé d’être responsable de la prise de poids. Alors, est-ce vrai ? Le pain fait-il réellement grossir ?
    Commençons par les chiffres.

    Le pain blanc classique apporte en moyenne 260 kilocalories pour 100 grammes. Une demi-baguette de 125 grammes représente donc environ 325 kilocalories. À titre de comparaison, 100 grammes de pâtes cuites apportent environ 150 kilocalories, mais attention : à poids égal, on consomme souvent beaucoup plus de pâtes que de pain.
    Le problème n’est donc pas le pain en soi, mais la quantité consommée. Le corps stocke l’excès de calories, quelle qu’en soit la source. Si vous consommez plus d’énergie que vous n’en dépensez, vous prenez du poids. Pain, riz, pommes de terre ou chocolat obéissent tous à la même règle.

    Autre point clé : le type de pain.

    Le pain blanc est fabriqué à partir de farine raffinée. Il contient peu de fibres, ce qui entraîne une digestion rapide et une élévation marquée de la glycémie. Résultat : le pancréas sécrète davantage d’insuline, favorisant le stockage des graisses et le retour rapide de la faim.

    À l’inverse, le pain complet ou le pain au levain contient davantage de fibres, entre 6 et 8 grammes pour 100 grammes, contre environ 2 grammes pour le pain blanc. Ces fibres ralentissent l’absorption des sucres, améliorent la satiété et aident à mieux contrôler l’appétit.

    Autre idée reçue : « le pain du soir fait grossir ».

    En réalité, le métabolisme ne s’arrête pas la nuit. Ce qui compte, c’est l’apport calorique total sur la journée, pas l’heure à laquelle on mange. Un repas équilibré avec du pain le soir ne fait pas plus grossir qu’un repas identique à midi.

    Alors, faut-il supprimer le pain pour perdre du poids ?

    Pas nécessairement. Le pain apporte des glucides, indispensables au fonctionnement du cerveau et des muscles. L’enjeu est de choisir le bon pain et de maîtriser les portions. Deux à trois tranches de pain complet par jour, intégrées dans une alimentation équilibrée, ne posent aucun problème chez une personne en bonne santé.
    En résumé : le pain ne fait pas grossir par nature. Ce sont l’excès, la qualité du pain et le contexte alimentaire global qui font la différence. Comme souvent en nutrition, ce n’est pas l’aliment le problème, mais la façon dont on le consomme.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Weitere Gesundheit und Fitness Podcasts

Über Choses à Savoir SANTE

Développez facilement votre culture dans le domaine de la santé avec un podcast par jour ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Podcast-Website

Höre Choses à Savoir SANTE, So bin ich eben! Stefanie Stahls Psychologie-Podcast für alle "Normalgestörten" und viele andere Podcasts aus aller Welt mit der radio.de-App

Hol dir die kostenlose radio.de App

  • Sender und Podcasts favorisieren
  • Streamen via Wifi oder Bluetooth
  • Unterstützt Carplay & Android Auto
  • viele weitere App Funktionen

Choses à Savoir SANTE: Zugehörige Podcasts

Rechtliches
Social
v8.7.2 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 3/13/2026 - 8:46:21 AM