673 Episoden
- Cette newsletter va vous choquer car vous pensez savoir et vous allez réaliser que non. Notre téléphone est ce que nous touchons le plus dans notre vie avant même le corps de nos enfants ou de notre partenaire. Nous vivons une épidémie silencieuse d'addiction technologique, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ce n'est pas de notre faute.
Et voici mon tedx : https://www.youtube.com/watch?v=Vhzd2fPtduE&t=18s&pp=ygUJcG91eSB0ZWR4
En 2014, il y a 11 ans, ma petite amie de l'époque m'offrait un livre intitulé « Se débrancher chaque jour pour une meilleure vie ».
C'est à peu près à cette même époque que je lisais Eli Pariser et sa bulle de filtre.
Bref, cela fait longtemps que j'ai un souci avec les écrans, et c'est évidemment lié à ma nature curieuse mais aussi à mon travail de créateur de contenus par définition (ou au moins, c’est l’excuse que je me trouve).
Dix ans plus tard, force est de constater que le problème ne s'est pas arrangé. Bien au contraire. Il s'est développé, infiltrant chaque recoin de mon quotidien avec une efficacité terrifiante.
Et les études me prouvent que c’est sans doute pareil pour vous.
Le sentiment partagé d'une difficulté à s'en libérer est bien réel mais ce n'est pas un manque de volonté individuelle, mais un problème systémique et culturel, intentionnellement conçu.
Comme me le rappelle Johann Hari, que j'ai eu la chance de recevoir récemment sur Vlan!, notre attention a été volée. Les réseaux sociaux sont délibérément conçus pour nous rendre complètement addicts.
Parce que je suis de bonne volonté et que regarder les heures perdues sur ces réseaux m’effraient, je me suis mis une limite de temps et après 30 minutes quand je vais sur Instagram, LinkedIn ou TikTok, j'ai ce petit message qui me rappelle que « non Greg, c'est pas bien ».
Ça me donne une illusion de contrôle, c'est bien mais inutile en réalité, je le passe d’un mouvement de pouce rapide et ferme.
Comme tout le monde, je me suis fait manipuler.
Je ne sais pas vous, mais je trouve ça frustrant de le savoir, de comprendre un peu près les impacts - et pourtant de ne pas réussir à reprendre le contrôle. Je n'aime pas cette « faiblesse » que j'observe chez moi.
C'est terrible parce que je me vois faire et je peste parce que c'est plus fort que moi.
Cette newsletter, c'est ma tentative de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là, et surtout, comment nous pouvons nous en sortir - collectivement.
Car il ne s'agit pas que de notre addiction compulsive à notre smartphone et de plus en plus à l'IA, mais de l'impact que cela peut avoir sur notre cerveau, notre Q.I., notre Q.E., notre capacité à réfléchir avec une pensée critique et à fonctionner avec d'autres.
Après cette newsletter, vous allez vous observer vos usages de manière différente.
La psychotherapeute Esther Perel parle d'une « atrophie sociale » - l'atrophie dans le corps, c'est quand un muscle n'est pas assez utilisé, alors il disparaît.
ll semblerait qu'il se passe la même chose pour nous et qu’en réalité, cela va beaucoup plus loin que ça.
Ne vous attendez pas à ce que je vous dise de faire çi ou ça ou que je sois vent debout contre les technologies.
Je suis - vous l'aurez compris –un usager frénétique de mon mobile et de l'IA. Je serai donc mal placé pour vous donner des conseils que je ne mets moi-même pas en place ou vous dire que la technologie c’est mal.
Néanmoins, je vais partager avec vous les pare-feux que j'essaie de mettre en place pour me prémunir de tout ce que je vais vous expliquer. C’est plus qu’urgent !
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai "contre les figures d'autorité" est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!
C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.
Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.
Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.
J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du “génie”, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?
Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à “cancel”. Elle cherche à déplacer le regard.
On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.
Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?
Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?
Idées centrales
1. Le besoin d’autorité est humain
Nous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.
👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.
⏱ ~00:07
2. La visibilité n’est pas le mérite
La reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.
👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.
⏱ ~00:29
3. Le génie est une construction historique
Renaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.
👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.
⏱ ~00:26
4. La sacralisation crée de l’impunité
Plus on idolâtre, plus on pardonne.
👉 Important dans le débat sur cancel culture.
⏱ ~00:22
5. Nous sommes câblés pour créer des récits
Biais d’intentionnalité : on invente des intentions.
👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.
⏱ ~00:39
6. L’utopie est déjà là
Dans les classes, les cafés, les discussions réelles.
👉 Important pour redonner de l’espoir concret.
⏱ ~00:58
Références citées
Personnes
Heidegger
Bertolucci
Jordan Bardella
Donald Trump
Alice Carabédian
Blanche Sabat
Pénélope Bagieu
Concepts
Effet de halo
Biais d’intentionnalité
Humanisme
Mécénat
Génie romantique
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. [BEST-OF] La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco)La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco) partie 2
06.08.2026 | 39 Min.Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.
Avoir 2 hommes qui parle de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ça peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.
J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçu suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!
Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue.
Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.
Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes.
J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.
Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations.
J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.
Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance.
Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.
Les questions que l'on traite
Pourquoi as-tu voulu créer le compte “Mon Gynéco” ?
Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?
Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?
Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?
Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?
Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?
Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?
Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?
Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?
Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.- Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.
Avoir 2 hommes qui parle de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ça peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.
J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçu suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!
Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue.
Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.
Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes.
J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.
Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations.
J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.
Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance.
Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.
Les questions que l'on traite
Pourquoi as-tu voulu créer le compte “Mon Gynéco” ?
Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?
Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?
Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?
Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?
Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?
Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?
Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?
Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?
Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Pierre Bordaberry, plus connu sous le pseudonyme Psykocouack, est psychologue et l’un des vulgarisateurs les plus influents sur YouTube dans le domaine de la psychologie.
Sa chaîne, la plus suivie en France sur le sujet, est un espace d’information, de réflexion et de remise en question permanente des idées reçues.
Cela fait longtemps que je m'intéresse à la psychologie, que je consulte moi-même ou que je reçois des psys sur ce podcast.
Mais parfois, une voix se distingue nettement des autres. Celle de Pierre m’a bousculé, en bien. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à soigner l’image du psy.
Il veut rendre la psychologie accessible, humaine, concrète, débarrassée de son vernis universitaire ou mystifiant. Il parle simplement, avec ses mots, avec une sincérité désarmante. Et ça, ça fait du bien.
Dans cet épisode, nous avons parlé de tout ce qui nous traverse profondément mais que l’on a parfois du mal à formuler : la solitude, la pression du développement personnel, la masculinité toxique, la violence et ses justifications, la fatigue informationnelle, l’individualisme, les ados, les écrans… et surtout de ce que cela dit de nous, de notre société, et des chemins qu’on peut emprunter pour aller mieux.
J’ai voulu comprendre ce qui l’a poussé à sortir de son cabinet pour créer une chaîne YouTube, ce qu’il observe chez les jeunes, chez les hommes, chez ceux qui ne consultent pas.
Pourquoi certains refusent la psychologie ou s’en méfient. Et puis on a parlé du rôle des psys aujourd’hui : doivent-ils rester dans leur coin à attendre que les gens viennent à eux ? Ou faut-il aller chercher ceux qui n’osent pas, ceux qu’on ne voit jamais en consultation ?
Pierre propose des pistes, souvent à contre-courant, mais toujours solidement ancrées dans les réalités humaines. Il parle aussi de ses limites, de ce qu’il ne sait pas, de la complexité d’apporter un conseil sans connaître les gens. C’est rare et précieux.
Si vous vous intéressez à la psychologie, ou si vous pensez que ce n’est « pas pour vous », alors cet épisode l’est probablement. C’est dense, cash, sans fioritures, et profondément utile pour comprendre notre époque et notre fonctionnement intérieur.
Les questions que l'on traite
Pourquoi t’es-tu lancé sur YouTube pour parler de psychologie ?
Comment expliques-tu le succès de ta chaîne ?
Est-ce qu’aller voir un psy signifie forcément qu’on va mal ?
Que penses-tu de l’impact de l’isolement sur la santé mentale ?
Quelle est ta critique du développement personnel ?
Quelles sont les différences hommes/femmes dans la consultation psy ?
Penses-tu qu’on vit une crise de santé mentale ?
Comment agir face à un monde anxiogène ?
Que peuvent faire les psys pour toucher davantage de publics ?
Quel est ton regard sur les réseaux sociaux et les adolescents ?
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.Tendance humaniste.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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