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  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi la Guadeloupe s'appelle-t-elle ainsi ?

    27.1.2026 | 2 Min.
    La Guadeloupe porte un nom qui sonne presque comme une évidence aujourd’hui… mais il est en réalité le résultat d’un choc entre deux mondes : les Caraïbes amérindiens et l’Europe de la fin du XVe siècle. Et derrière ce nom, il y a une histoire étonnante, à la fois religieuse, politique et coloniale.

    Avant l’arrivée des Européens, l’île n’avait évidemment pas “Guadeloupe” pour nom. Les peuples amérindiens qui l’habitaient — notamment les Kalinagos, qu’on appelle souvent Caraïbes — utilisaient d’autres noms. Le plus connu est “Karukera” ou “Karu Kera”, souvent traduit par “l’île aux belles eaux”, en référence à ses rivières, cascades et sources abondantes. Cette expression correspond parfaitement au paysage guadeloupéen : une île volcanique, verte, humide, généreuse en eau douce.
    Le nom “Guadeloupe” apparaît au moment de la seconde expédition de Christophe Colomb vers le “Nouveau Monde”. En novembre 1493, Colomb atteint l’île. Et comme souvent à cette époque, il ne reprend pas le nom local : il la rebaptise selon ses propres références culturelles, religieuses et symboliques. Il l’appelle “Santa María de Guadalupe”.

    Ce choix n’est pas anodin. En Espagne, “Guadalupe” est un lieu extrêmement célèbre : le monastère royal de Santa María de Guadalupe, situé en Estrémadure. C’est l’un des grands sanctuaires de la chrétienté ibérique, associé à une Vierge noire très vénérée. Le site est un symbole puissant de l’Espagne catholique, dans une période où la monarchie veut affirmer son autorité et sa mission religieuse.

    Il faut se souvenir que 1492-1493, ce sont les années où l’Espagne est en pleine exaltation : la Reconquista vient de s’achever avec la prise de Grenade, les souverains catholiques Isabelle et Ferdinand affirment un projet impérial, et l’expansion maritime s’accompagne d’une lecture spirituelle du monde : explorer, c’est aussi “christianiser”.

    Donc, en nommant l’île “Guadalupe”, Colomb fait plus que baptiser un territoire : il l’inscrit dans un imaginaire chrétien et espagnol. C’est une manière de marquer la possession symbolique : renommer, c’est déjà prendre.

    Avec le temps, “Santa María de Guadalupe” se raccourcit et devient “Guadeloupe”. Le nom s’impose, malgré la colonisation française ultérieure, et finit par effacer dans les usages officiels les noms amérindiens plus anciens.

    En résumé : la Guadeloupe s’appelle ainsi parce que Christophe Colomb l’a rebaptisée en 1493 en hommage à la Vierge de Guadalupe, grande figure religieuse espagnole. Un nom qui raconte à lui seul l’entrée brutale des Caraïbes dans l’histoire européenne.
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  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi la Grande-Bretagne a-t-elle jugé une “sorcière” en 1944 ?

    26.1.2026 | 3 Min.
    Pour écouter les deux épisodes recommandés:

    1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA

    2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A

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    L’histoire d’Helen Duncan est l’une des plus incroyables anomalies du XXᵉ siècle. Car oui : en pleine Seconde Guerre mondiale, au cœur d’une Grande-Bretagne moderne, avec radars, avions et bombes, une femme est condamnée… sous une loi sur la sorcellerie. Elle est souvent présentée comme la dernière “sorcière” emprisonnée au Royaume-Uni.

    Helen Duncan naît en Écosse en 1897. Elle grandit dans un monde où le spiritisme est très populaire : après la Première Guerre mondiale, des milliers de familles endeuillées cherchent à “parler” avec les morts. Duncan devient médium et organise des séances. Elle prétend faire apparaître des esprits grâce à une substance mystérieuse : l’ectoplasme, qu’elle “produit” devant les participants. Beaucoup y croient. D’autres dénoncent un spectacle… voire une arnaque.
    Tout bascule pendant la Seconde Guerre mondiale.

    En 1941, lors d’une séance, Helen Duncan aurait annoncé le naufrage du cuirassé britannique HMS Barham, alors que l’information n’avait pas encore été rendue publique. Dans une période où tout est sous contrôle militaire, l’affaire inquiète : comment cette femme aurait-elle pu connaître un secret de guerre ? Don ou fuite d’information ? Les autorités prennent l’affaire très au sérieux.

    En janvier 1944, elle est arrêtée lors d’une séance à Portsmouth. Le procès qui suit est surréaliste. Plutôt que de l’accuser simplement de fraude, l’État choisit une arme juridique plus spectaculaire : le Witchcraft Act de 1735, une loi qui ne punit pas la “magie” au sens médiéval, mais le fait de prétendre avoir des pouvoirs surnaturels.
    Autrement dit : Helen Duncan n’est pas condamnée parce que le tribunal croit aux sorcières… mais parce qu’on l’accuse de manipuler le public en se faisant passer pour une sorcière ou une intermédiaire avec les morts. Elle est condamnée à neuf mois de prison.

    Cette histoire devient un symbole : celui d’un pays qui, en temps de guerre, utilise un vieux texte archaïque pour faire taire une personne jugée gênante. Après sa libération, Duncan promet d’arrêter… mais continue. Elle sera de nouveau arrêtée plus tard, et meurt en 1956.

    Son cas choque durablement l’opinion. Et il contribue à une réforme : en 1951, le Witchcraft Act est abrogé et remplacé par une loi visant plus directement les fraudes spirites.

    Ainsi, Helen Duncan restera dans l’histoire comme une figure trouble et fascinante : pour certains, une escroc ; pour d’autres, une victime d’une chasse aux sorcières moderne — au sens presque littéral.
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    Quel est le lien entre les vampires et la tuberculose ?

    25.1.2026 | 2 Min.
    Dans plusieurs régions d’Europe, notamment dans les Balkans et en Europe centrale aux XVIIIe et XIXe siècles, certaines épidémies de tuberculose ont été interprétées à travers le prisme du mythe des vampires. Et la raison est simple : la tuberculose donnait aux malades une apparence… presque “surnaturelle”, qui collait parfaitement aux croyances de l’époque.

    La tuberculose (qu’on appelait souvent “la consomption”) est une maladie infectieuse qui détruit progressivement l’organisme. Elle entraîne un amaigrissement extrême, une grande fatigue, une pâleur marquée, des yeux creusés… bref, l’image typique d’une personne “vidée de sa vie”. Or, dans l’imaginaire populaire, c’est exactement ce que fait un vampire : il draine la force vitale de ses victimes.

    Mais le détail le plus troublant, c’est que certaines formes de tuberculose provoquent une toux avec du sang. Voir du sang autour de la bouche d’un malade était terrifiant, surtout quand on ne comprenait pas la maladie. Dans une culture où l’on croyait aux morts qui reviennent se nourrir des vivants, ce symptôme pouvait être interprété comme une “preuve” : quelqu’un perdait son sang… donc quelqu’un le lui prenait.

    Autre élément : la tuberculose frappe souvent plusieurs membres d’une même famille. Aujourd’hui, on sait pourquoi : c’est une maladie contagieuse, transmise par l’air, facilitée par la promiscuité. Mais à l’époque, cela ressemblait à une malédiction ciblée. On voyait une famille entière dépérir les uns après les autres, comme si un mort revenait la nuit se nourrir des vivants — en commençant par ses proches.

    C’est dans ce contexte qu’on trouve des récits historiques très documentés : des villages où l’on ouvre les tombes, où l’on accuse un défunt d’être responsable des morts récentes. Et là encore, certains phénomènes naturels renforçaient la croyance. Un cadavre récemment enterré peut paraître “bien conservé”, gonflé, avec du sang au niveau de la bouche — non pas parce qu’il a bu du sang, mais à cause de la décomposition interne et des gaz.

    La tuberculose n’a donc pas “créé” le mythe des vampires, qui est plus ancien. Mais elle a servi de carburant : en période d’épidémie, elle donnait un visage médical à ce que les gens interprétaient comme un phénomène surnaturel.

    En résumé : oui, la tuberculose a été associée au vampirisme, parce que ses symptômes (pâleur, amaigrissement, toux sanglante, contagion familiale) pouvaient facilement être interprétés comme la marque d’un vampire en action.
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  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Qu'est-ce qu'Atlantropa, le projet fou d'assécher la Méditerranée ?

    22.1.2026 | 2 Min.
    Atlantropa, c’est l’un des projets les plus vertigineux — et les plus inquiétants — jamais imaginés au XXᵉ siècle : faire baisser le niveau de la Méditerranée pour relier physiquement l’Europe et l’Afrique, tout en produisant une énergie gigantesque. Une utopie technologique, née dans l’entre-deux-guerres, à une époque où l’on croyait que l’ingénierie pouvait remodeler la planète.

    L’idée vient d’un architecte allemand : Hermann Sörgel. Dès la fin des années 1920, il propose un plan titanesque baptisé Atlantropa. Son principe est simple… sur le papier : construire un barrage colossal au détroit de Gibraltar. Comme l’eau de l’Atlantique n’alimenterait plus la Méditerranée librement, l’évaporation naturelle ferait progressivement baisser le niveau de la mer. Sörgel imagine une baisse d’environ 100 à 200 mètres, ce qui ferait émerger d’immenses terres nouvelles : des zones côtières actuelles deviendraient des plaines, et des ports comme Marseille, Barcelone ou Gênes se retrouveraient très loin du rivage.

    Mais Atlantropa ne se limitait pas à Gibraltar. Sörgel envisageait aussi un barrage aux Dardanelles pour contrôler la mer Noire, et un autre entre la Sicile et la Tunisie, afin de séparer et réguler les bassins méditerranéens. Il rêvait d’un réseau de chantiers pharaoniques, mobilisant des centaines de milliers d’ouvriers pendant des décennies.
    Pourquoi faire tout ça ? Officiellement, pour trois objectifs. D’abord, produire de l’énergie : le barrage de Gibraltar devait fonctionner comme une centrale hydroélectrique gigantesque, utilisant la différence de niveau entre l’Atlantique et la Méditerranée. Ensuite, créer des terres cultivables : les nouvelles surfaces émergées devaient servir à l’agriculture et à l’installation de populations européennes. Enfin, construire une paix durable : Sörgel imaginait qu’un continent euro-africain uni, autosuffisant en énergie, deviendrait stable et puissant.

    Mais derrière l’utopie, Atlantropa porte aussi une vision très problématique : celle d’une Europe dominatrice, qui “réorganise” l’Afrique comme un espace à exploiter et à aménager selon ses besoins. Le projet s’inscrit dans une logique coloniale : relier les continents… mais surtout mettre l’Afrique au service de l’Europe.

    Techniquement, Atlantropa était presque irréalisable. Les impacts auraient été immenses : bouleversement du climat, perturbation des écosystèmes marins, modification des courants, crise pour la pêche, déplacement des populations côtières, destruction de ports. Sans parler du risque géopolitique : qui contrôlerait Gibraltar ? Qui déciderait du niveau de la mer ?

    Atlantropa n’a jamais vu le jour. Mais il reste un symbole fascinant : celui d’une époque où certains pensaient que l’humanité pouvait “corriger” la géographie. Une folie grandiose… et un avertissement historique sur les limites du rêve technocratique.
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    Pourquoi les élites grecques se révélaient… à la fin du repas ?

    21.1.2026 | 2 Min.
    Le symposion (pluriel symposia), dans la Grèce antique, est l’un des moments les plus emblématiques de la vie aristocratique. Le mot signifie littéralement « boire ensemble » (syn = ensemble, posis = boisson). Mais ce n’était pas juste une “soirée arrosée” : c’était un rituel social, un espace politique… et parfois un lieu de débordement.

    Un banquet en deux actes
    Un symposion se déroule généralement après le repas (deipnon). On passe ensuite à la seconde partie : le vin, la conversation et les jeux. Les invités, presque toujours des hommes libres, s’allongent sur des lits (les klinai) dans une pièce appelée andron, réservée aux hommes. La règle est claire : on ne boit pas le vin pur. Il est mélangé à l’eau dans un grand vase, le cratère, puis servi.

    Et il y a un chef de soirée : le symposiarque. C’est lui qui décide du dosage du vin, du rythme de la fête, parfois même des gages. Autrement dit : il contrôle le niveau d’ivresse collective.

    Un lieu de culture… mais pas seulement
    Le symposion est aussi un endroit où l’on “fait société”. On y débat : poésie, philosophie, politique, amour, guerre. Beaucoup de textes célèbres prennent place dans ce cadre — par exemple le Banquet de Platon, où l’on discute d’Éros. On improvise des vers, on chante, on joue de la musique (souvent de la lyre).
    Mais attention : ce n’est pas une réunion égalitaire. C’est un espace où l’on construit du prestige, où l’on teste les alliances et où l’on affine les réseaux.
    “Sans censure” : alcool, sexe, domination

    Et oui, le symposion pouvait aussi être très cru.

    Les invités jouent parfois au kottabos, un jeu où l’on lance les restes de vin en visant une cible — souvent accompagné de défis, de paris, de moqueries. Certains symposia dérivent : insultes, violence, agressivité, comportements humiliants.

    Côté sexualité, il faut être précis : les épouses citoyennes sont normalement absentes. En revanche, on y trouve des hétaïres (courtisanes cultivées, parfois très influentes), des danseuses, des musiciennes, et des esclaves. Certaines soirées incluent des prestations érotiques, et peuvent se conclure par des rapports sexuels. Il existe aussi, dans certaines cités, des relations entre hommes, notamment dans un cadre éducatif ou social : l’éros et le désir sont des thèmes centraux.

    Le symposion est donc un miroir de la Grèce : raffiné, intellectuel… mais aussi profondément marqué par la hiérarchie, la virilité, l’alcool et le pouvoir. Ce n’est pas “une orgie” par définition, mais c’est un lieu où tout peut basculer — parce que c’est précisément là que les élites se mettent à nu.

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