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    Bab el-Mandeb : autre détroit, même piège - Vos questions sms -

    15.09.2026 | 6 Min.
    C dans l’air du 15 septembre 2026 - Bab el-Mandeb : autre détroit, même piège

    Nos experts :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles »
    - ALAIN BAUER - Professeur émérite - Conservatoire national des Arts et Métiers
    - PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
    - YARA RIZK - Journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews
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    Bab el-Mandeb : autre détroit, même piège - L'intégrale -

    15.09.2026 | 1 Std. 2 Min.
    C dans l’air du 15 septembre 2026 - Bab el-Mandeb : autre détroit, même piège

    C’est une nouvelle menace pour l’économie mondiale. Après le détroit d’Ormuz, la prise du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis, alliés de l’Iran, fait craindre une nouvelle flambée sur les marchés des hydrocarbures.
    Car ce passage maritime est essentiel. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Arabie saoudite y faisait transiter une partie de ses exportations de pétrole. Mais le problème ne concerne pas seulement l’or noir. Bab el-Mandeb commande l’accès méridional à la mer Rouge et, par conséquent, au canal de Suez.

    Pétrole, gaz, conteneurs, automobiles, vêtements, engrais, céréales, composants électroniques… Une grande partie des marchandises qui circulent entre l’Asie et l’Europe emprunte cette route. En temps normal, environ 12 % du commerce mondial passe par le canal de Suez et la mer Rouge. Pour les grands porte-conteneurs, la proportion atteint près de 30 %. Une fermeture de Bab el-Mandeb pourrait donc provoquer un choc majeur pour l’économie mondiale. Des conséquences « catastrophiques », a averti ce mardi le Qatar.

    Cette mise en garde intervient alors que la situation militaire se tend au Yémen. Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont atteint ces derniers jours la ville yéménite de Dhubab et pris le contrôle de l’île de Perim, située au milieu du passage maritime. Pour l’heure, les Houthis se veulent rassurants. Ils affirment que la navigation reste ouverte, à l’exception des navires saoudiens et israéliens.

    Mais que se passerait-il si le détroit venait réellement à être bloqué ? Pour les navires, il ne resterait alors qu’une solution : contourner l’Afrique. Un détour considérable, plus long et surtout beaucoup plus coûteux, qui pourrait encore renchérir le prix du transport des marchandises.

    Entre la paralysie du détroit d’Ormuz et la prise de contrôle, par les Houthis, d’une grande partie du littoral de la mer Rouge au Yémen, les approvisionnements en pétrole deviennent de plus en plus difficiles. Le cours du baril, qui faisait jusqu’à présent du yo-yo, s’est remis à flamber.

    Une situation particulièrement sensible aux États-Unis, où la colère monte à l’approche des élections de mi-mandat. Dans ce contexte, Donald Trump a refusé de frapper les rebelles yéménites, comme le lui a demandé son allié, l’Arabie saoudite. Le président américain a en revanche demandé à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’« arrêter » d’attaquer les raffineries de diesel en Russie. Il l’accuse de provoquer une « pénurie ».

    En France, la colère monte aussi. Une cinquantaine de pêcheurs ont bloqué, ce mardi jusqu’en milieu de matinée, les accès à un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, pour protester contre la hausse des coûts d’exploitation. Les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs. Et sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation contre la vie chère se multiplient dans plusieurs villes de France. Certains appellent même à un retour des Gilets jaunes en octobre.

    Nos experts :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L’horizon des possibles »
    - ALAIN BAUER - Professeur émérite - Conservatoire national des Arts et Métiers
    - PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
    - YARA RIZK - Journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews
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    Frédéric Encel - Détroit de Bab-el-Mandeb: peur sur l'économie mondiale!

    15.09.2026 | 9 Min.
    C dans l’air du 14 septembre 2026 avec Frédéric Encel, docteur en géopolitique, et professeur à Sciences Po Paris. Il organise ce week-end les 11e rencontres géopolitiques de Trouville-sur-Mer.

    La prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthistes pose de nombreuses questions. Les combattants soutenus par l'Iran se sont emparés de ce passage stratégique vendredi. Un nouveau bouleversement dans la région et pour l’économie mondiale déjà fortement perturbée de l’autre côté de la péninsule arabique, au niveau du détroit d’Ormuz. Autre point de blocage, l’oléoduc saoudien Est-Ouest, qui permet de contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz est désormais fermé car des drones l’ont attaqué. Quelles seront les conséquences géopolitiques, mais aussi économiques de la situation ? Cela signifie-t-il que les Américains ne sont plus capables s'assurer la sécurité de leurs alliés ? Et l'Europe dans tout cela, fait-elle preuve d'impuissance ?
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    Frappe russe à la frontière polonaise... La dangereuse "escalade" - Vos questions sms -

    14.09.2026 | 5 Min.
    C dans l’air du 14 septembre 2026 -

    Un train visé à deux kilomètres de la Pologne et des personnalités politiques occidentales frôlées par les bombes. L’Ukraine et la Pologne ont dénoncé, ce dimanche 13 septembre, des frappes russes qui ont endommagé un train de voyageurs à destination de Varsovie, à la gare de Iagodyne, tout près de la frontière avec la Pologne, où un autre convoi transportant des personnalités européennes venait de passer.
    Selon l’opérateur ferroviaire ukrainien Ukrzaliznytsia, le train diplomatique transportait d’anciens dirigeants européens, dont les anciens Premiers ministres Boris Johnson (Royaume-Uni) et Carl Bildt (Suède), ainsi que des ministres, des parlementaires et des diplomates dépêchés par des membres de l’Union européenne (UE) et de l’Otan. Le train avait quitté la gare de Iagodyne plus tôt que prévu, en raison de l’ajustement en temps réel des horaires face à la menace de frappes russes. L’ex-directeur de la CIA David Petraeus était, quant à lui, transporté dans un train à part, toujours stationné en gare lors de l’attaque.

    Qui était visé lors de cette attaque ? Que s’est-il passé ? Que cherche Moscou en frappant aux portes de l’Otan ? Ces attaques ont « un but très clair : intimider les Européens, les décourager et surtout les désunir », a déclaré Jean-Noël Barrot en marge d’un sommet sur l’Arctique en Finlande, soulignant que ces frappes ont eu lieu « au moment où l’Ukraine accueillait un grand forum de soutien économique, auquel participait un grand nombre de représentants d’entreprises et de représentants diplomatiques venus du monde entier, et singulièrement d’Europe ».

    Le 11 septembre, Vladimir Poutine a ainsi averti que l’envoi de troupes européennes en Ukraine pourrait conduire à une guerre. Dans le même temps, les accusations d’actions de déstabilisation sur le territoire européen se multiplient.

    La Pologne se trouve en première ligne. Son Premier ministre, Donald Tusk, a appelé dimanche à prendre au sérieux le risque d’une nouvelle « escalade ». Le pays est déjà régulièrement confronté à des incidents impliquant des drones, certains venant s’écraser sur son territoire après avoir été détournés ou avoir franchi sa frontière.

    Face à cette menace, Varsovie accélère son réarmement. Mais la réponse polonaise ne se limite pas aux équipements militaires. Le gouvernement cherche également à préparer sa population à l’hypothèse d’un conflit de grande ampleur. Des programmes de formation sont proposés aux civils, tandis que de plus en plus de Polonais s’initient au maniement des armes et aux réflexes nécessaires en cas de crise.

    La question de la préparation ne concerne d’ailleurs pas uniquement les pays directement voisins de la Russie. En France, les entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies de défense se développent également.

    À La Rochelle, la start-up Shark Robotics s’est associée à l’Ukrainien Tencore pour codévelopper un robot de défense destiné aux armées européennes. Des technologies qui témoignent d’une nouvelle réalité : face à la multiplication des menaces, les Européens cherchent à adapter leurs capacités militaires et à accélérer leur préparation.

    Nos experts :

    - Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
    - Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur de Des trains dans la guerre
    - Gallagher FENWICK - Éditorialiste de politique internationale, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
    - Marie JEGO - Journaliste Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
    - Sonia DRIDI - (en Duplex de Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24, auteure de Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump
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    Frappe russe à la frontière polonaise... La dangereuse "escalade" - L'intégrale -

    14.09.2026 | 1 Std. 4 Min.
    C dans l’air du 14 septembre 2026 -

    Un train visé à deux kilomètres de la Pologne et des personnalités politiques occidentales frôlées par les bombes. L’Ukraine et la Pologne ont dénoncé, ce dimanche 13 septembre, des frappes russes qui ont endommagé un train de voyageurs à destination de Varsovie, à la gare de Iagodyne, tout près de la frontière avec la Pologne, où un autre convoi transportant des personnalités européennes venait de passer.
    Selon l’opérateur ferroviaire ukrainien Ukrzaliznytsia, le train diplomatique transportait d’anciens dirigeants européens, dont les anciens Premiers ministres Boris Johnson (Royaume-Uni) et Carl Bildt (Suède), ainsi que des ministres, des parlementaires et des diplomates dépêchés par des membres de l’Union européenne (UE) et de l’Otan. Le train avait quitté la gare de Iagodyne plus tôt que prévu, en raison de l’ajustement en temps réel des horaires face à la menace de frappes russes. L’ex-directeur de la CIA David Petraeus était, quant à lui, transporté dans un train à part, toujours stationné en gare lors de l’attaque.

    Qui était visé lors de cette attaque ? Que s’est-il passé ? Que cherche Moscou en frappant aux portes de l’Otan ? Ces attaques ont « un but très clair : intimider les Européens, les décourager et surtout les désunir », a déclaré Jean-Noël Barrot en marge d’un sommet sur l’Arctique en Finlande, soulignant que ces frappes ont eu lieu « au moment où l’Ukraine accueillait un grand forum de soutien économique, auquel participait un grand nombre de représentants d’entreprises et de représentants diplomatiques venus du monde entier, et singulièrement d’Europe ».

    Le 11 septembre, Vladimir Poutine a ainsi averti que l’envoi de troupes européennes en Ukraine pourrait conduire à une guerre. Dans le même temps, les accusations d’actions de déstabilisation sur le territoire européen se multiplient.

    La Pologne se trouve en première ligne. Son Premier ministre, Donald Tusk, a appelé dimanche à prendre au sérieux le risque d’une nouvelle « escalade ». Le pays est déjà régulièrement confronté à des incidents impliquant des drones, certains venant s’écraser sur son territoire après avoir été détournés ou avoir franchi sa frontière.

    Face à cette menace, Varsovie accélère son réarmement. Mais la réponse polonaise ne se limite pas aux équipements militaires. Le gouvernement cherche également à préparer sa population à l’hypothèse d’un conflit de grande ampleur. Des programmes de formation sont proposés aux civils, tandis que de plus en plus de Polonais s’initient au maniement des armes et aux réflexes nécessaires en cas de crise.

    La question de la préparation ne concerne d’ailleurs pas uniquement les pays directement voisins de la Russie. En France, les entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies de défense se développent également.

    À La Rochelle, la start-up Shark Robotics s’est associée à l’Ukrainien Tencore pour codévelopper un robot de défense destiné aux armées européennes. Des technologies qui témoignent d’une nouvelle réalité : face à la multiplication des menaces, les Européens cherchent à adapter leurs capacités militaires et à accélérer leur préparation.

    Nos experts :

    - Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
    - Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur de Des trains dans la guerre
    - Gallagher FENWICK - Éditorialiste de politique internationale, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
    - Marie JEGO - Journaliste Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
    - Sonia DRIDI - (en Duplex de Washington) - Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24, auteure de Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
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