
Trump tout puissant... Jusqu'où ? - Vos questions sms -
10.1.2026 | 4 Min.
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

Trump tout puissant... Jusqu'où ? - L'intégrale -
10.1.2026 | 1 Std. 3 Min.
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter." Jamais il n’était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l’avenir du Parti républicain avant d’être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d’immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l’idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l’exécutif américain sur l’immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d’expulsion massive de migrants.Jusqu'où ira Donald Trump ?Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?Nos experts :- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »

Cargo russe: Trump défie Poutine - L'intégrale -
10.1.2026 | 1 Std. 3 Min.
C dans l’air du 8 janvier 2026 - Cargo russe: Trump défie Poutine - Après la mort d’une femme, abattue au volant de sa voiture lors d’une opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Minneapolis, aux États-Unis, les méthodes de cette police fédérale sont au cœur des débats dans le pays. Donald Trump a défendu le policier, le jugeant en état de « légitime défense ». Ce que ne montrent pas les vidéos, selon des responsables politiques locaux. S’appuyant sur ces images qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias, le maire de la ville a qualifié de « foutaises » les versions fédérales concernant la fusillade et a enjoint ICE à « foutre le camp ».Depuis la soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur les lieux du drame et dans les grandes villes des États-Unis, en hommage à la victime, Renee Nicole Macklin Good, une Américaine de 37 ans, mère de trois enfants, et pour s’élever contre la politique anti-immigration menée par le locataire de la Maison-Blanche depuis son investiture, il y a près d’un an. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des axes principaux de sa politique intérieure. Les agents de l’ICE ont été déployés dans de nombreuses villes, majoritairement démocrates — Chicago, Seattle, Minneapolis… — avec des moyens considérables. Une politique qui fracture la société américaine, tout comme les positions défendues par l’administration Trump sur la scène internationale, notamment au Venezuela.Parallèlement, en France, alors que le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens s’ouvre lundi, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a mis en garde ce matin contre une ingérence américaine dans ce procès. Donald Trump y voit une « chasse aux sorcières » et s’en prend aux juges. Une pression qui inquiète les magistrats français, alors qu’un juge français à la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines depuis le 20 août dernier pour avoir « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant ». Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a aussi pris la parole pour dénoncer une « ingérence inacceptable », à la suite de révélations de la presse allemande. Selon le magazine allemand Der Spiegel, l’administration Trump envisagerait de sanctionner les trois magistrats qui ont condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. L’ambassade des États-Unis en France a démenti, ce jeudi matin.Nos experts :- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine- Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de DeclinocèneÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Caroline RouxProduit par : France Télévisions - Mediawan

L'Iran s'embrase, Trump s'en mêle? - L'intégrale -
10.1.2026 | 1 Std. 2 Min.
C dans l’air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s’étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s’est rassemblée sur l’un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d’une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.Avant la coupure d’Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d’importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.Après s’être dit « à l’écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s’amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l’IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d’un large réseau d’informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.Aux États-Unis, lors d’un entretien avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l’Iran : « Je leur ai fait savoir que s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d’émeutes —, s’ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l’Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l’Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n’avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l’égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l’OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Occident ?Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l’Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégraleAnimé par:Aurélie CasseProduit par : France Télévisions - Mediawan

Vanessa Perrée - Narcotrafic: une nouvelle arme pour la justice
10.1.2026 | 10 Min.
C dans l’air l'invitée du 9 janvier 2026 avec Vanessa Perrée, procureur de la République anticriminalité organisée.Elle est à la tête du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en fonction le 5 janvier dernier et inspiré du Parquet national financier (PNF) et du Pnat (Parquet national antiterroriste). Composé de 16 magistrats – 30 à l’horizon septembre 2026 – il entend notamment répondre au fléau du narcotrafic en adaptant l’organisation judiciaire et la réponse pénale face à des réseaux criminels toujours plus puissants et organisés. Ce nouveau parquet hérite de 170 affaires en cours, dont l'évasion de Mohamed Amra et les principaux dossiers impliquant la DZ Mafia.En France, le marché des drogues illicites ne cesse de s’accroitre, avec 6,8 milliards d’euros en 2023, contre 2,3 milliards en 2010 d’après l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Le cannabis et la cocaïne représentent près de 90% du chiffre d’affaires total.La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée en France, après le cannabis. 9,4 % des adultes l’ont expérimenté en 2023 (5,6 % en 2017). Son prix a chuté à 66 euros le gramme, contre 70 euros en 2018, et 23,2 tonnes saisies en 2023 (1,8 dans les années 90).Le trafic de drogue et la criminalité organisée ont toutefois une dimension internationale, ce qui rend le démantèlement des réseaux d’autant plus complexe. Reste à savoir si le Pnaco, les outils dont il dispose et les moyens qui lui sont alloués seront à la hauteur des enjeux.



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