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Les dessous de l'Histoire

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  • Pourquoi les Aztèques sacrifiaient-ils des humains ?
    Les sacrifices humains, attestés par des sources bibliographiques et archéologiques, étaient pratiqués par les Aztèques, mais aussi par la plupart des autres peuples précolombiens. C'était un usage fort ancien, puisque la civilisation olmèque, qui s'est étendue sur une partie du Mexique de 2.500 à 500 ans avant notre ère, connaissait déjà ces sacrifices. Les personnes sacrifiées étaient surtout des esclaves ou des prisonniers de guerre. Les lieux réservés aux sacrifices étaient variés, même s'ils avaient souvent lieu au sommet d'une pyramide. Les prêtres chargés du sacrifice extrayaient souvent le cœur du supplicié, mais, en fait, les techniques d'exécution étaient très diverses. Les historiens expliquent cet usage sanguinaire de plusieurs façons. L'explication religieuse est la plus répandue. Elle se rattache d'abord à ce que les spécialistes appellent la légende des soleils. Chaque soleil est ici associé à un monde. Ainsi, les dieux auraient créé plusieurs "soleils", donc plusieurs mondes, qu'ils auraient détruits les uns après les autres. Les Aztèques pensaient que, pour préserver le dernier "soleil", donc le monde dans lequel ils vivaient, il fallait apaiser les dieux avec le sang des victimes immolées. Pour certains auteurs, d'ailleurs, ces dieux se nourriraient de sang humain, permettant dès lors au soleil de continuer sa course dans le ciel. D'une manière générale, le sang humain est considéré comme un fluide vital, ou une énergie fondamentale, nécessaires à l'équilibre du cosmos. Mais il existe d'autres théories pour expliquer ces sacrifices humains. Certains historiens les voient comme une méthode de gouvernement, imposant la terreur aux populations révoltées et servant d'avertissement à ceux qui voudraient secouer le joug des autorités. À cet égard, la répression de certaines séditions se traduisait parfois par le sacrifice collectif de très nombreuses victimes. Pour d'autres historiens, le sacrifice humain serait une manière de réguler une population devenue trop nombreuse. Il ne faut pas oublier non plus que ce sacrifice pouvait être vu comme une sorte de consécration sociale. En effet, le destin post mortem du guerrier sacrifié était enviable et sa famille était honorée. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
    2/2/2023
    2:32
  • Quelle est l'expression née lors de la Grande Peste de Londres ?
    Il n'est pas rare que, dans la vie courante, nous utilisions des expressions dont nous ne connaissons pas l'origine. C'est le cas de l'expression "six pieds sous terre". Quand on précise qu'une personne est enterrée "six pieds sous terre", on veut dire par là que le cercueil où elle repose est profondément enfouie dans le sol. Comme cette expression utilise le terme "pied", on se doute qu'elle provient d'outre-Manche, où cette unité de mesure était utilisée. En effet, "six pieds sous terre" nous vient bien d'Angleterre. L'expression aurait été forgée à l'occasion de la grande épidémie de peste qui frappe le pays, et notamment sa capitale, Londres, en 1665. Si c'est la dernière manifestation de la peste dans le pays, du moins à cette échelle, c'est aussi la plus meurtrière. En effet, elle aurait fait entre 75.000 et 100.000 morts, soit environ 20 % de la population de Londres. On le sait, la médecine du temps était très démunie face à des maladies comme la peste. De leur côté, les autorités s'efforçaient surtout d'éviter tout ce qui pouvait favoriser la contagion. C'est ainsi que les malades étaient quasiment abandonnés dans leurs maisons, marquées d'une croix. On croyait que la maladie se transmettait non seulement par les vivants mais aussi par les morts. D'où la nécessité d'enterrer les cadavres aussi profondément que possible dans la terre. De telle sorte que les miasmes de la peste ne puissent s'échapper des tombeaux et que les chiens ne puissent déterrer les cadavres. Les édiles londoniens prennent alors leurs dispositions : les fossoyeurs devront enfouir les dépouilles à une certaine profondeur. Ils devront en effet creuser jusqu'à 6 pieds avant de déposer le cercueil. Le pied anglais valant 32,4 cm, 6 pieds correspondent à 1m80, ce qui paraissait suffisant pour écarter tout danger de contagion. En France, on creuse des fosses moins profondes. En effet, depuis la Révolution, celles-ci doivent avoir 1m50 de profondeur. Il est vrai que, dans certains cas, le Conseil municipal peut décider de déroger à cette mesure. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
    2/1/2023
    2:19
  • Quelle est l'opération de la CIA appelée « Mockingbird » ?
    Dans le contexte de la guerre froide, à partir de 1947, les Américains ont fait feu de tout bois pour faire échec au communisme, considéré à cette époque comme leur ennemi juré. Pour le gouvernement américain, l'un des moyens de contrer l'adversaire était de se rallier l'opinion publique. Dans une telle situation, la propagande est en effet une arme de choix aux mains des autorités. Pour arriver à leurs fins, elles sollicitent l'aide de la CIA. C'est alors que le puissant service de renseignement met au point l'opération "Mockingbird", ce qui peut se traduire par "oiseau moqueur". Lancée en 1948, cette opération est d'abord dirigée par le "Bureau des projets spéciaux", avant d'être pilotée par le "Bureau de la coordination des politiques". Placé sous la direction de Frank Wisner, le chef de la planification de la CIA, le programme avait pour but d'influencer la population par le biais des médias. Pour ce faire, les services de Wisner infiltrent les grands organes de presse et recrutent des journalistes. Ils persuadent d'abord le "Washington Post" de collaborer avec eux puis, par l'intermédiaire de ce journal, prennent de solides positions dans des titres de presse aussi prestigieux que le "New York Herald Tribune", "Life" ou "The New York Times". Les organes nationaux n'étaient d'ailleurs pas les seuls à être contactés par la CIA. Nombre de journaux locaux ont également accepté de collaborer avec le service de renseignement. On estime qu'environ 400 journalistes étaient enrôlés dans cette opération en 1977 et que 3.000 personnes au total ont travaillé pour ce projet. Cette propagande anticommuniste était d'autant plus efficace que l'audience de certains des journalistes recrutés était plus large. Les services de Frank Wisner n'hésitent d'ailleurs pas à fournir aux journalistes des documents, parfois classifiés, pour les aider à rédiger leurs articles. Les détails de l'opération "Mockingbird", dirigée, à partir de 1953, par le directeur de la CIA, Allen Dulles, ont été dévoilés par la Commission Church, réunie à l'initiative du Sénat américain en 1975, puis publiés l'année suivante. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
    1/30/2023
    2:15
  • Pourquoi les bâtiments antiques sont-ils si résistants ?
    On sait que les Romains sont de grands bâtisseurs. Ils ont paré leurs villes d'amphithéâtres, d'aqueducs ou de basiliques dont certains ont surmonté l'épreuve du temps. Un monument comme le Capitole, dont la coupole de 40 mètres de diamètre se dresse dans le ciel de Rome depuis le IIe siècle de notre ère, montre à quel point les constructions romaines sont solides. Depuis longtemps, les chercheurs essaient de comprendre pourquoi certains de ces monuments ont traversé les siècles pour arriver jusqu'à nous dans un état de conservation étonnant. La solidité de ces édifices surprend d'autant plus les spécialistes que, comprenant souvent des arcs et des voûtes, ils devaient s'appuyer sur des murs vraiment robustes. Cependant, ils croient avoir trouvé l'explication. Ces monuments devraient leur exceptionnelle résistance à l'usage d'un béton particulier. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le béton n'est pas une invention moderne. En effet, les Romains l'auraient mis au point deux siècles avant notre ère, voilà donc plus de deux millénaires. Mais comment expliquer l'efficacité particulière du béton utilisé par les Romains ? Pour les architectes, sa supériorité tiendrait notamment à l'ajout de pouzzolane dans le mortier servant d'agent de liaison à ce béton. Il s'agit d'une roche volcanique, recueillie à l'état de poudre. Il semblerait cependant que l'efficacité de ce béton antique dépende aussi de la chaux employée par les Romains. C'est en effet la chaux qui, encore aujourd'hui, assure en quelque sorte la cohésion du béton. Mais, de nos jours, on mélange au béton de la chaux vive éteinte avec de l'eau. En analysant certains bâtiments romains, les chercheurs ont constaté que les constructeurs romains utilisaient au contraire de la chaux portée à très haute température. L'utilisation de ce procédé aurait de nombreux avantages. Il permettrait d'abord au béton de prendre plus vite, réduisant d'autant les délais de construction. Surtout, ce béton aurait l'étonnante capacité de s'autoréparer. L'utilisation de chaux vive produit d'abord des fissures. Mais, très vite, elles se bouchent d'elles-mêmes, la pouzzolane, mêlée à l'eau, consolidant encore ces fissures. Résultat : ce béton est encore plus solide. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
    1/29/2023
    2:30
  • Qui est le « marchand de mort » Basil Zaharoff ?
    Né en 1849 dans l'Empire ottoman, Basil Zaharoff est un aventurier aux activités louches qui, dès son plus jeune âge, procure des clients aux prostituées de Constantinople. Il fait aussi de la contrebande et s'intègre à un gang de faux pompiers, chargés d'éteindre les incendies qu'ils ont eux-mêmes allumés. Mais ce qui fera surtout sa fortune, ce sont les ventes d'armes, dans lesquelles il se lance à la fin des années 1870. Grâce à ses relations et à son entregent, il y réussit très bien. Sans états d'âme, Zaharoff fournit des armes aux belligérants qui s'affrontent dans les conflits qui, à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ensanglantent les Balkans, l'Afrique du Sud et, un peu plus tard, l'Europe entière. Ce trafic d'armes fait la fortune de Basil Zaharoff. Il lui vaut aussi son surnom de "marchand de mort". Immensément riche, il fréquente les élites et investit son argent dans le pétrole ou les bateaux. Mais il devient aussi, en 1923, le principal actionnaire de la Société des Bains de Mer (SBM) de Monaco, qui gère le casino et des hôtels de luxe de la principauté. Cette entreprise, très prospère, consent de nombreux prêts au prince Louis II, souvent impécunieux. Mais Zaharoff voit encore plus grand. Il n'imagine rien de moins que d'offrir la principauté elle-même à sa maîtresse, épousée en 1924, la duchesse Maria de Villa-Franca de los Caballeros. Le projet n'est pas si insensé qu'il peut paraître au premier abord. En effet, le prince Louis II, arrivé au pouvoir en 1889, éprouve beaucoup moins d'intérêt pour les affaires du "Rocher", comme on appelle aussi Monaco, que pour l'armée, dont il est issu. En outre, la duchesse est apparentée à la famille royale d'Espagne. Elle ferait une princesse de Monaco très convenable. Mais Louis II refuse le marché et, en 1926, la duchesse de Villa-Franca succombe à la tuberculose. Dès lors, Basil Zaharoff, dont le monde s'écroule, n'est plus que l'ombre de lui-même. Renonçant à toutes ses activités,, il se retire et meurt à Monaco en 1936. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
    1/26/2023
    2:26

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