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Le 23 juillet 1829, l'invention de la machine à écrire.
Ce jour-là, à Washington, William Burt, ingénieur américain, dépose un brevet pour une invention très étrange. Un appareil capable d'imprimer mécaniquement des lettres sur du papier, une par une, et il l'appelle le "Typographer".
Ce jour-là, il vient de donner naissance à la machine à écrire. Pourtant, son invention est encore lente, imparfaite, plus encombrante qu'utile. Mais l'idée est là, et elle va faire son chemin.
Parce que jusqu'alors, l'écriture était lente, manuelle, personnelle. Avec cette machine, les mots peuvent devenir industriels, uniformes, plus lisibles, plus rapides, on gagne du temps, on gagne en précision, on peut recopier des contrats, on peut recopier des livres, des rapports. Pourtant, il faudra attendre plus de 45 ans pour que la machine à écrire devienne vraiment fonctionnelle, grâce à des modèles plus performants, et surtout l'invention du clavier QWERTY, qui est toujours utilisé aujourd'hui par les anglo-saxons, et vous savez, pour nous, c'est L'AZERTY.
Bientôt, la machine à écrire va envahir les bureaux, les salles de presse, les administrations, elle va devenir la voie mécanique du XXe siècle, avant de céder sa place, bien sûr, à l'ordinateur.
Mais ce 23 juillet 1829 reste quand même une révolution, parce que ce brevet et ce typographer a permis d'aller plus loin, et offert à des millions de gens, souvent pour la première fois, d'écrire clairement, avec un clavier, et d'être lu.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
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Ce 22 juillet 1894 voit la première course automobile, Paris-Rouen.
Ce jour-là, à l'aube, le bois de Boulogne à Paris bruit d'une agitation inédite. Des centaines de curieux, des journalistes, des cyclistes, des bourgeois curieux, devant eux, alignés sur la ligne de départ, 21 voitures, ou plutôt 21 machines étranges, grinçantes, brinqueballantes, fumeuses, rutilantes.
C'est le départ de la première course automobile de l'histoire. Un Paris-Rouen, 126 km à parcourir sans cheval et sans calèche, vous l'avez compris, juste des moteurs. L'épreuve est organisée par le Petit Journal pour prouver que l'automobile n'est pas un gadget, mais plutôt l'avenir du transport.
Le règlement est clair, la voiture gagnante devra être sans danger, facile à conduire et bon marché à entretenir. Les engins sont diverses, vapeur, essence, mélange improbable d'ingéniosité et de bricolage. Il y a des Peugeot, des De Dion-Bouton, des Panhard et Levassor.
Le départ est donné ce dimanche à 8h du matin. Certains caleront dès les premiers mètres, d'autres devront s'arrêter pour faire le plein d'eau bouillante. La foule acclame, encourage, rit aussi.
Elle comprend qu'elle assiste à quelque chose de nouveau, l'invention d'une vitesse, d'un son, d'un mode de vie. Le premier arrivé à Rouen est le Comte de Dion avec un tricycle à vapeur. Mais comme son véhicule nécessitait un mécanicien embarqué, il ne sera pas officiellement vainqueur.
Le prix revient au véhicule à essence Peugeot et Panhard, ex aequo. Ce 22 juillet 1894, j'insiste, la voiture cesse d'être un jouet d'ingénieur. Elle entre dans la société et le monde moderne vient de démarrer.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Le grand, c'est le laid.
S'il avait été grand et beau, Toulouse-Lautrec aurait-il poursuivi la même carrière de peintre ? Madame Palatine, si elle avait ressemblé à une princesse de contes de fées, aurait-elle regardé la Cour de son beau-frère Louis XIV avec une telle liberté ? Danton, doté d'une apparence répulsive, se serait-il ménagé la même position dans le Paris révolutionnaire ? Face à la tentation de minimiser l'importance de la disgrâce physique dans les itinéraires historiques, Pierre-Louis Lensel propose d'en étudier le rôle, à travers onze récits surprenants, du procès en annulation de mariage imposé à Jeanne de France par le roi Louis XII aux tours de force scéniques du chanteur " extraterrestre " Klaus Nomi, au début des années 1980.
La laideur, trop souvent insultée paresseusement, regardée avec une pitié stérile ou effacée dans un déni hypocrite, s'inscrit heureusement dans un ensemble qui la dépasse, et de loin : l'individualité, capable dans bien des cas de transcender, voire de transfigurer, ce qui la mine et la fait douter.
Avec un rare brio dans l'écriture, Pierre-Louis Lensel dresse une dizaine de portraits d'anthologie d'individus d'exception qui ont su faire un atout de leur handicap et forcer l'admiration de leurs contemporains. Une leçon d'histoire et d'espérance.
Sommaire :
Sainte-Beuve, la séduction du crapaud
Madame Palatine, la force de rester soi-même
Albert Jugon, au nom des " gueules cassées "
Mickey Rooney, l'adieu au charme
Jeanne de France, la mariée était trop laide
Toulouse-Lautrec, la vie comme antidote
Georges Danton, une tête qui en vaut la peine
Charles II, le corps ensorcelé
Jane Barnell, à la barbe du monde
Anne de Clèves, la laide et la bête ?
Klaus Nomi, l'extraterrestre
Conclusion : les bagnards de Dostoïevski, disgrâces et grâce
L'auteur, Pierre-Louis Lensel, est notre invité en studio
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Aujourd'hui, rendons-nous le 21 juillet 1861, quand les Etats-Unis découvrent la guerre civile.
Ce jour-là, à Manassas, en Virginie, à environ 60 kilomètres de Washington, sur les rives d'un petit ruisseau qu'on appelle Bull Run, la "Guerre de Sécession" entre dans sa première vraie bataille. Quelques semaines plus tôt, vous savez, le Sud a fait "Sécession", Abraham Lincoln a appelé à la mobilisation, et dans le Nord, on pense que cette guerre va être courte, une simple opération punitive contre des Etats égarés.
L'idée, marcher sur Richmond, la capitale confédérée, nettoyer, rentrer, et fin de l'histoire. Ce jour-là, l'armée de l'Union, c'est-à-dire le Nord, aligne environ 35 000 hommes, pour la plupart jeunes, mal entraînés, mais pleins d'enthousiasme. En face, les confédérés, le Sud donc, sont environ 32 000, mais mieux préparés, plus disciplinés, et ils attendent.
Dès l'aube, les nordistes attaquent. Ils tentent un mouvement de contournement sur le flanc gauche. Au début, ça fonctionne, les sudistes plient, certains reculent vers une colline.
Mais là, un général inconnu jusque-là fait tenir ses troupes, droite, immobile. Un officier du Sud s'exclame « Regardez Jackson, il tient comme un mur de pierre ! ». Ce jour-là, Thomas Jackson devient Stonewall Jackson, le roc de la Confédération. A partir de là, les confédérés contre-attaquent, la cavalerie sudiste frappe le flanc de l'Union, les lignes nordistes s'effondrent, les soldats fuient, les routes sont encombrées, même les spectateurs, venus en calèche depuis Washington pour, je cite, « voir la guerre et pique-niquer, croyez-le ou non », doivent battre en retraite.
Le bilan est lourd, près de 5000 morts, blessés ou disparus, et un choc psychologique immense. Bull Run ou Malasas pour les sudistes révèle la vraie nature du conflit, ce ne sera pas une marche militaire, ce sera une guerre totale, longue, douloureuse, fratricide. Le 21 juillet 1861, les illusions tombent et les Etats-Unis, en tout cas les Etats plus si unis d'Amérique, découvrent qu'ils vont devoir se battre contre eux-mêmes.
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Aujourd'hui, coup de projecteur sur le 20 juillet 1969, quand l'humanité pose le pied sur la Lune.
Dimanche, 20 juillet 1969. Il est 20h17 GMT, quand une phrase résonne dans les casques du centre spatial de Houston, au Texas.
« The eagle has landed », l'aigle s'est posé, l'homme est sur la Lune. Quelques heures plus tard, à 2h56 du matin, heure de Paris, Neil Armstrong descend l'échelle du module lunaire. Une dizaine de marches, un sol de poussière grise et puis, ce pas, cette phrase, devenue mythique.
« That's one small step for man, one giant leap for mankind ». "C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité". L'image est floue, le son grésille, mais la Terre entière regarde. Pour la première fois, un être humain marche sur un sol non terrestre.
Au côté d'Armstrong, Buzz Aldrin le rejoint. Michael Collins, lui, reste en orbite, seul, à bord du module de commande. L'expédition Apollo 11 est l'aboutissement de douze années de course à l'espace, de milliards de dollars d'échecs, de rêves et surtout d'audaces.
La Lune, aujourd'hui, n'est plus un mystère. Elle est devenue un lieu visité, touché, foulé, un symbole de ce que l'esprit humain, quand il le veut, peut accomplir. Mais ce 20 juillet 1969, ce n'est pas qu'un exploit technologique, c'est un moment presque philosophique.
Pour la première fois, les humains vont regarder la Terre depuis l'extérieur, petite, bleue, fragile, sans frontières visibles. Ce soir-là, pour un instant, toute l'humanité a levé la tête, a l'unisson, et elle s'est vue autrement.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
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