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Aujourd'hui, coup de projecteur sur le 29 juillet 1958 quand la conquête spatiale américaine accouche de la NASA.
C'est en effet ce jour-là que le président Dwight Eisenhower signe un document d'apparence banal, le National Aeronautics and Space Act et une institution, la National Aeronautics and Space Administration, de son acronyme NASA. Quatre lettres qui vont changer le destin de l'humanité.
La création de la NASA, ce n'est pas une décision scientifique, c'est d'abord une réponse politique, presque militaire. Moins d'un an plus tôt, en octobre 1957, le monde découvrait stupéfait Spoutnik 1, le tout premier satellite lancé par l'Union soviétique. L'Amérique est sonnée, l'espace, jusque-là terrain qui faisait rêver, devient un champ de batailles idéologiques.
Il faut réagir, réagir vite, organiser, centraliser, inventer. Et c'est là que naît la NASA, une agence civile, mais à vocation stratégique, entièrement tournée vers l'exploration spatiale. Elle récupère des chercheurs, des bases et des projets.
Et en quelques mois, elle passe de la simple orbite à la Lune comme objectif. Derrière ces quatre lettres, c'est toute une épopée qui se dessine. Les fusées Saturn V, les missions Apollo, les navettes, les télescopes, les rovers sur Mars, les images de la Terre vues de l'espace et toujours ce fil tendu entre science et rêve.
Le 29 juillet 1958, les Etats-Unis ont décidé de lever les yeux vers le ciel et d'y mettre les moyens. Avec une ambition simple, presque naïve mais toujours intacte, aller là où personne n'est encore allé.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
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Aujourd'hui, retour sur ce 28 juillet 1914, quand l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
Ce qui n'était encore qu'une crise diplomatique devient alors un engrenage fatal. En un mois, toute l'Europe va s'embraser.
Quelques semaines plus tôt, à Sarajevo, l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, est assassiné par un nationaliste serbe. L'événement aurait pu rester local, mais les alliances, la méfiance, la course aux armements et les rêves de revanche sont prêts à exploser. Le 28 juillet, la déclaration de guerre autrichienne enclenche la première cascade.
La Russie mobilise, l'Allemagne suit, la France s'y prépare, le Royaume-Uni hésite encore, mais plus pour longtemps. En quelques jours, les grandes puissances s'alignent comme des dominos, les unes contre les autres. À l'arrière, les foules applaudissent, on pense que ce sera court, que ce sera glorieux.
Personne n'imagine quatre ans de boue, de gaz, de tranchées, de bombardements. Ce jour-là, l'Europe bascule dans ce que l'historien Jean-Baptiste Duroselle appellera plus tard le « suicide de la civilisation européenne ». Près de vingt millions de morts plus tard, un continent sera à reconstruire, des empires auront disparu et le monde ne sera plus jamais le même. Le 28 juillet 1914, la guerre commence officiellement et l'histoire à partir de là s'écrira dans la fureur et les cendres.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - À la perte de son enfant, Claudine se lie d’amitié avec une prostituée qui lui ouvre doucement le chemin de la reconstruction et d’une lutte plus grande encore.
Alors que la France amorce son virage industriel, la société est tiraillée entre conservatisme et progrès : essor des usines, des grands magasins, de la médecine et de la psychiatrie, début du féminisme, des mouvements sociaux et de la politique moderne…
La machine est en marche et très vite, la grande guerre menace.
Ce roman dépeint les destins entrecroisés de femmes attachantes et inspirantes qui, par leur volonté et leur courage, ont fait la guerre à la grande guerre et façonné le siècle dernier.
L’auteur, Elodie Sauvage, est avec nous en studio
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Aujourd'hui, retour sur le 27 juillet 1953, quand la guerre de Corée se tait sans se terminer.
C'est en effet en ce lundi, 27 juillet 1953, à Panmunjeom, que, dans une simple baraque en bois, deux officiers signent un document d'une dizaine de pages.
Il est 10h du matin, et après trois ans de guerre, l'armistice de Corée est signé.
Ce n'est pas un traité de paix, ce n'est même pas un accord politique, c'est juste une pause, un cessez-le-feu. Mais pour des millions d'hommes, pour des familles déplacées, pour un pays déchiré en deux, c'est un soulagement immense. La guerre avait commencé 3 ans plus tôt donc, la Corée du Nord, soutenue par l'Union soviétique et bientôt la Chine, avait envahi le Sud.
En réponse, les Etats-Unis, sous l'égide de l'ONU, étaient intervenus pour défendre la Corée du Sud. 3 ans de combats, des hivers glacials, des offensives sanglantes, plus de deux millions de morts, civils et militaires confondus. Des villes rasées, une péninsule détruite.
L'armistice du 27 juillet crée donc une zone démilitarisée, une bande de terre large de 4 kilomètres seulement. Elle coupe le pays en deux, au fameux 38e parallèle. Deux Etats naissent de cette ligne, au nord, une dictature communiste, au sud, un régime sous influence américaine.
Et depuis ce jour-là, aucun traité de paix n'a jamais été signé. La guerre de Corée n'est pas terminée. Elle dort, sous surveillance, sous tension, un conflit gelé en somme mais toujours prêt à repartir.
Le 27 juillet 1953, les armes se sont tues mais les frontières elles sont restées figées, comme une cicatrice qu'on regarde sans jamais la refermer.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Retour aujourd'hui sur le 26 juillet 1833, jour où l'Angleterre a mis fin à l'esclavage.
C'est ce jour-là qu'à Londres, dans une salle feutrée du Parlement, les députés votent l'abolition de l'esclavage dans tout l'Empire britannique. Cette loi, on l'appelle le Slavery Abolition Act, qui met fin à des siècles de commerce d'êtres humains, d'exploitation brutale dans les plantations des Caraïbes, d'enrichissement colonial fondé sur la souffrance.
Elle ne vient pas de nulle part cette loi, elle est le fruit de décennies de luttes, de voix solitaires comme celles de William Wilberforce, député infatigable, de comités abolitionnistes, de pamphlets, de témoignages, de pétitions signées par des milliers de citoyens. Mais aussi de révolte, de résistance, de courage. Dans les champs de canne à sucre, dans les cales des navires, des esclaves se sont levés, on fuit, on dit non.
Ils ont payé de leur vie une liberté que l'on refusait de leur reconnaître. Alors le texte est voté, il va être promulgué en août, et six mois plus tard, plus de 800 000 esclaves seront officiellement libérés dans les colonies britanniques. Mais la loi prévoit aussi une période dite d'apprentissage de six ans, en fait une forme déguisée de servitude, et surtout, ce ne sont pas les anciens esclaves qu'on indemnise, mais leurs anciens propriétaires, plus de 20 millions de livres sterling, l'équivalent de milliards d'euros aujourd'hui.
Le 26 juillet 1833, l'Angleterre aboli l'esclavage, et c'est aussi un rappel, la liberté ne tombe jamais du ciel, elle se conquiert, elle se gagne, par ceux qui la vivent et par ceux qui la défendent.
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