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  • Golfe de Guinée: coup d'envoi de l'opération stratégique Corymbe de la Marine nationale

    12.09.2026
    Un porte-hélicoptères amphibie, navire majeur de la Marine nationale, doit très prochainement quitter le port militaire de Toulon pour mettre le cap vers le golfe de Guinée. C'est le coup d'envoi de l'opération Corymbe, un déploiement naval qui a lieu chaque année dans cet espace maritime d'Afrique de l'Ouest hautement stratégique.
    Avec ses 19 nations riveraines, le golfe de Guinée a toujours été une zone d'intérêt pour la France, rappelle le capitaine Gauthier. Nous l'avons joint à bord du porte-hélicoptères amphibie de la Marine nationale qui s'apprête à appareiller. « D'abord parce que nous avons 70 000 ressortissants français dans la région. Depuis les années 1990, il y a eu plusieurs opérations qui ont été déclenchées au claquement de doigts pour aller évacuer des ressortissants français et étrangers et les mettre en sécurité parce que leur vie était directement menacée. »
    Un espace maritime qui sent le soufre
    Mille navires transitent chaque jour par le golfe de Guinée. On y trouve des pétroliers avec 10 % du commerce mondial, beaucoup de pêches pas toujours légales. La route du narcotrafic passe aussi par là et la piraterie y est omniprésente. Un espace maritime qui sent donc le soufre. Capitaine de vaisseau Gauthier : « Quand on a autant de menaces, il faut savoir partager l'information de façon à ce que ceux qui peuvent intervenir puissent le faire au plus vite. La zone est tellement grande qu'il faut absolument se coordonner. C'est tout l'enjeu des missions comme celle que je vais conduire avec mon équipage, c'est d'aller au contact de nos partenaires pour conduire des exercices, des actions de formation, de retour d'expérience, de partage d'expérience. Pour nous, c'est très riche puisqu'ils connaissent évidemment mieux la région que nous. Quand on met tout en commun, on progresse rapidement. La mission de 2022 est emblématique. Les forces sénégalaises ont pu intervenir pour une saisie de narcotrafic au large de leurs côtes, avec l'appui d'un Falcon de la Marine nationale. C'est une mission tout à fait emblématique qui illustre le fonctionnement de cette coopération. »
    Une académie embarquée à bord du porte-hélicoptères amphibie
    Pour répondre aux enjeux sécuritaires, il faut que tous les États riverains se coordonnent. Cela s'apprend, se pratique. Raison pour laquelle, souligne le capitaine Gauthier, son navire accueille aussi une académie embarquée : « Une petite quarantaine de stagiaires – qui sont principalement des officiers des 19 nations riveraines, par exemple l'Angola, le Bénin, le Cap-Vert, le Congo, le Gabon – vont venir embarquer avec nous, pour plusieurs semaines, pour pratiquer tous ensemble, conduire des exercices afin de progresser sur le domaine de la sécurité et de la sûreté maritime dans la région. Tous les ans, il y a de plus en plus d'officiers qui sont envoyés dans cette académie embarquée. Ce qui est assez remarquable, c'est que l'on a su créer un réseau. Vous imaginez, vous mettez sur le même bateau pendant plusieurs semaines des officiers de la région, il se passe plein de choses, ils vivent plein d'aventures. Il est possible qu'ils participent aux opérations parce que, comme toujours, un bâtiment de combat à la mer, est en opération. On peut très bien déclencher une action de lutte contre la pêche illégale ou une saisie de stupéfiants avec les stagiaires à bord. »
    Au fil des années, l'opération Corymbe s'est imposée comme l'une des pierres angulaires de l'architecture de Yaoundé qui garantit la sécurité régionale.
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  • Quels sont les enjeux militaires du Sommet international sur l’espace à Paris?

    05.09.2026
    Paris accueillera le premier Sommet international sur l’espace les 9 et 10 septembre 2026. Cet événement abordera l’espace non plus seulement d’un point de vue scientifique mais comme un nouvel espace de confrontation stratégique.
    Face aux risques de conflits en orbite, les questions militaires seront au cœur des discussions du Sommet de Paris. Et la défense commence au sol, insiste le colonel Sébastien Pagès, adjoint au chef d’état-major du Commandement de l’Espace : « Il y a des menaces à la fois sur ce qui est en orbite, donc les satellites, mais il y a également des menaces sur le segment sol, puisqu'un système spatial, ce n'est pas juste un satellite qui tourne, précise le militaire. C'est avant tout une grosse infrastructure au sol. Et d'ailleurs, la majorité des menaces pèsent sur les infrastructures au sol. » De quoi parle-t-on ? « Donc c'est du sabotage, ça va être des frappes ou de la neutralisation de telle ou telle infrastructure. C'est de l'attaque cyber. Donc ça, c'est ce qu'on constate en 2022, quand le conflit débute entre l'Ukraine et la Russie. La première attaque des Russes, c'est sur la constellation de satellites Viasat, qui était utilisée par les forces ukrainiennes. »
    Deuxième enjeu : prévenir les rivalités puisque la compétition et de possibles affrontements se transportent en orbite. « Le traité de 1967 dit : pas d'armes de destruction massive dans l'espace tournées vers le sol. Tout le reste, c'est autorisé et ça laisse quand même pas mal de marge. L'une des menaces, ce sont des menaces cinétiques directes. Très concrètement, on va détruire un satellite. La Chine a démontré cette capacité, la Russie aussi, l'Inde l'a fait également. Les États-Unis l'ont fait, liste Sébastien Pagès. Toute puissance qui est dotée d'une capacité balistique a les capacités de détruire un satellite en orbite basse. C'est une arme qu'on surveille de très près, ou une capacité, mais pour autant, on promeut des comportements responsables dans l'espace puisque c'est quand même un milieu qui est un bien commun et pour lequel les débris n'ont pas de cible. »
    À lire aussiComment les débris générés par l'activité spatiale polluent l'espace?
    L’effet de coque, un risque majeur
    Le sommet de Paris entend donc jeter les prémices de règles communes pour que l’espace ne devienne pas un Far West. Les constellations du type Starlink sont devenues indispensables aux opérations militaires. Or ces constellations se multiplient. La Chine prévoit par exemple d’envoyer 20 000 satellites de communication et Elon Musk annonce 1 million de satellites. La congestion guette. « 1 million de satellites, on commence à réfléchir à la notion de coque. En gros, ça va créer une coque sur les orbites basses et ce qui est important, c'est de pouvoir y accéder. Donc il faut de la place pour d'autres satellites que ceux de Starlink, souligne le colonel Pagès. Et puis l’enjeu, c'est de pouvoir traverser cette première coque qui est en orbite basse pour pouvoir accéder aux autres orbites. »
    Quant à la France, où en est-elle de cette course aux satellites ? « Ce que je peux vous dire, c'est que les armées françaises sont présentes sur tout le spectre des opérations spatiales militaires et celui sur lequel on est en train de se préparer, ce sont nos satellites d'action dans l'espace, précise le militaire. Vous avez peut-être entendu parler de Yoda et de Toutatis. Ces premiers satellites démonstrateurs arriveront avant 2030. »
    Dans un contexte géopolitique tendu, des militaires du monde entier sont attendus à Paris pour débattre des nouveaux risques spatiaux.
  • Missiles Patriot: Washington fait fi d’une ligne rouge russe

    11.07.2026
    Au sommet de l’Otan à Ankara ce 8 juillet, Donald Trump a indiqué qu’il allait autoriser Kiev à produire en Ukraine des missiles Patriot. Ces missiles sont indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent les villes ukrainiennes, mais jusqu’à présent, Donald Trump était opposé à aider si directement l’Ukraine. C’est donc un revirement stratégique.
    Une annonce « plutôt cool », selon les mots de Donald Trump. « Ces missiles, faites-les vous-mêmes », a encore lancé le président américain à son homologue ukrainien en marge du sommet de l'Otan. S'il n'a précisé ni sous quelles conditions ni à quelle échéance cette production locale de missiles se fera, c'est la première fois que Donald Trump tend aussi ouvertement la main à l'Ukraine.
    Car outre les missiles de défense sol-air, il a également proposé de produire en Europe des missiles tactiques, souligne Xavier Tytelman, expert aéronautique : « Cela concerne les ATACMS, qui sont des missiles à 300 kilomètres de portée que les Ukrainiens ont reçus à plusieurs centaines d'exemplaires et que les Russes n'arrivent pas à intercepter. Et surtout, il y a la réparation des systèmes Patriot, poursuit l'expert, c'est-à-dire la défense aérienne, voire même la production directe d'intercepteurs des missiles eux-mêmes directement en Ukraine. Et ça, évidemment, c'est ce dont les Ukrainiens ont le plus besoin, car ils souffrent tous les jours des attaques lancées par les Russes sur leur ville. »
    À écouter dans Le grand invité internationalMuriel Domenach : « On a atteint le meilleur résultat possible » au sommet de l'Otan
    Un volume d'armes énorme pour l'Ukraine
    Si l'industriel américain Lockheed Martin, qui produit les missiles intercepteurs Patriot, s'est engagé à tripler sa production, les usines américaines risquent pourtant d'avoir du mal à suivre le rythme d'une demande exponentielle. Alors produire à l'étranger sous licence, c'est la meilleure des solutions, précise Xavier Tytelman. « Le volume nécessaire pour défendre l'Ukraine, c'est totalement hors de portée de la production des Américains. Et les Ukrainiens savent faire beaucoup plus vite. Ils l'ont prouvé dans de nombreux domaines par le passé, notamment sur les missiles de croisière », explique l'expert aéronautique.
    « C'est vraiment une grosse inflexion de la part des États-Unis. C'est un revers évidemment pour Poutine qui, depuis le début, dit que c’est une ligne rouge. Donc, aujourd'hui, on attend simplement la mise en œuvre de ces annonces, poursuit Xavier Tytelman, puisque le vrai problème, c'est que les paroles de Trump ne sont pas toujours des paroles officielles qui engagent l'État américain, ce qui n'était pas le cas avec les présidents précédents. Donc, maintenant, il faut savoir si ce qui a été annoncé va vraiment être mis en œuvre, mais en tout cas, ça fait sourire énormément de monde en Ukraine. »
    La volonté politique est là, reste à relever un défi industriel 
    Produire en Ukraine des missiles de défense aérienne Patriot ne sera pas une mince affaire. Ça reste une ambition de long terme. Plusieurs mois seront nécessaires, estime Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Ifri : « Se mettre à produire des missiles Patriot, se mettre à produire des ATACMS, ce n’est vraiment pas si simple. Il faut adapter des usines, il faut surtout adapter des chaînes d'approvisionnement. On n'est pas sur quelque chose qui se fait rapidement. On voit déjà les difficultés que l'industrie européenne a eues à monter en cadence sur des objets plus simples, mais alors là, commencer à produire des objets nouveaux, c'est encore un autre défi. »
    Les États-Unis s'intéressent de nouveau à l'Ukraine, et ce revirement américain semble avoir piqué au vif Moscou, qui a aussitôt accusé les Européens de se préparer à un conflit armé avec la Russie.
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  • Sommet de l’Otan d’Ankara: l’Europe face au vide laissé par le retrait militaire américain

    04.07.2026
    Guerre en Ukraine, tensions autour de l'Iran, le sommet de l'Otan, qui se tiendra mardi et mercredi 7 et 8 juillet à Ankara, en Turquie, s'ouvre dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et d’inquiétude sur l'engagement des États-Unis en Europe. Pendant deux jours, les chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance tenteront de définir une feuille de route commune.
    « Ils n’étaient pas là pour nous ! », martèle Donald Trump. Depuis des mois, le président américain s’en prend à ses alliés européens, leur reprochant une absence de soutien lors de la guerre contre l’Iran.
    Le sommet d’Ankara aura donc valeur de test pour tous les protagonistes, souligne Cyrille Bret, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors : « C'est un test pour la Turquie, sa capacité à se remettre au centre du lien transatlantique. C'est un test pour la capacité des Européens à maintenir un lien correct avec Washington, tout en poussant leurs propres priorités. Et c'est un test également pour l'administration Trump de montrer qu'elle ne s'est pas complètement aliénée tous ses réseaux d'alliances, analyse le chercheur. L'administration Trump aime à placer alternativement les alliés sur la sellette et au pinacle. Tout le monde va être en fait dans la situation de montrer qu'il est capable de contribuer à la communauté de l'Otan, capable de maintenir le lien transatlantique. »
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    Maintenir coûte que coûte le lien transatlantique
    Mais face à un retrait américain déjà enclenché, les Européens exigent de la clarté et de la coordination. Ce sera le premier enjeu du sommet d’Ankara, ce sera aussi un véritable défi, pointe Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’Iris et ancien ambassadeur à Moscou. « Trump a la réputation, en partie justifiée, d'être imprévisible, mais il y a au moins une chose qui est sûre, c'est qu’il a décidé de diminuer son dispositif militaire en Europe et que, en plus, il veut articuler cette diminution en fonction du caractère méritant ou pas de certains pays, précise l'ancien ambassadeur. Mais le mouvement est irréversible. Alors ensuite, organiser ça de façon cohérente et essayer de prendre des mesures pour ne pas diminuer la sécurité de l'Europe à cette occasion, ce sont des choses dont on va parler, bien entendu, à Ankara ».
    Si plus de 36 000 soldats américains sont actuellement positionnés en Allemagne, les États-Unis ont récemment confirmé le retrait d’environ 5 000 militaires de cet effectif, d’ici un an.
    Un retrait programmé qui rend caducs les plans de l’Otan décidés en 2023 lors du sommet de Vilnius, estime Cyrille Bret : « Évidemment, les plans de l'Otan sont complètement obsolètes. Évidemment, ils ne sont pas du tout préparés à aller épauler une agression contre un État balte ou contre la Roumanie, mais ils sont en cours d'actualisation, explique le chercheur. L’Otan, c'est une machine à faire de la planification, donc, à la fin de l'année, ils auront rattrapé le retard. »
    L'enjeu des commandements opérationnels au sein de l'Otan
    Au-delà du capacitaire et malgré l'annonce d'un pilier européen, les Américains gardent pour le moment les clés des commandements opérationnels de l’Otan. Ce sera donc aussi l’un des sujets du sommet d’Ankara, précise Jean de Gliniasty. « Il est clair que si les Américains se retirent, il va falloir qu'ils cèdent un certain nombre de postes. Mais je vois mal l'état-major américain renoncer à ces formidables moyens d'influence que sont les leviers de contrôle dans l’Otan, estime l'ancien ambassadeur. Donc, comme les Européens ne se mettront pas d'accord entre eux, il n'est pas exclu que pour un temps encore, rien ne change dans la structure de commandement de l'Otan. »
    La Russie, très attentive aux possibles désunions, sera aussi l’éléphant dans la pièce. Les Européens plaident pour que, lors du sommet d’Ankara, Moscou soit désignée comme la principale menace.
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  • La péninsule de Crimée: le talon d'Achille de Moscou

    27.06.2026
    La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l’isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d’Achille de Moscou.
    Grâce aux drones d’attaque Hornet de moyenne portée, lestés de charges de 5 kg et résistants aux brouillages, l’armée ukrainienne cible les dépôts de carburant, les radars, les centres de commandement, et fait peser une menace constante sur les voies d'approvisionnement russes.
    Peu à peu, les attaques de drones étranglent la Crimée, un territoire stratégique pour Moscou, insiste Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) : « La Crimée, c'est le porte-avions sur la mer Noire ! C'est à la fois une base de lancement de frappes, soit par le port de Sébastopol grâce à la marine, soit par ses aérodromes contre le reste de l'Ukraine. Et c'est en fait une immense tour de guet avec énormément de sites radars et un important PC de transmissions également. Donc là, les Ukrainiens, en frappant la Crimée, fragilisent la puissance offensive que les Russes ont à leur disposition pour pousser le front. »
    Au mois de mai, dans le corridor reliant le Donbass à la Crimée, les Ukrainiens ont ainsi détruit 200 camions-citernes. Symbole de l’annexion de la péninsule, le pont de Kertch, véritable cordon ombilical est lui aussi régulièrement visé.
    Le ravitaillement des troupes devient délicat
    Pourtant l’État-major russe poursuit au même rythme ses offensives, avec des attaques quotidiennes par petits groupes dans la zone grise du front.
    Et si les pertes sont énormes, précise Vincent Tourret, le modèle russe ne change pas : « C’est un modèle à base d'infanterie qui s'infiltre progressivement, méthodiquement », des soldats qui agissent comme les pointes avancées du système de reconnaissance et frappes qu'ils ont à la disposition de l’« état-major Russe. Les ressources commencent à baisser depuis le début d'année, le recrutement russe patine, voire décroît et n'est plus capable de complètement compenser les pertes qu'ils subissent justement par leurs assauts d'infanterie. Donc il commence à y avoir un mismatch, un décalage entre les ambitions russes et leurs ressources. Ce qui va d'ailleurs poser des questions très difficiles pour Vladimir Poutine en termes de mobilisation plus générale ».
    L’objectif de Kiev : mettre hors de combat 50 000 soldats par mois
    Environ 30 000 soldats russes sont chaque mois mis hors de combat, un chiffre à peu près équivalent à celui du recrutement. Et grâce à ses drones FPV, l’état-major ukrainien dit vouloir atteindre une attrition de 50 000 soldats par mois. Pour tenter de conserver l’ascendant sur le front, note Vincent Tourret, Moscou mise sur une production toujours plus massive de drones Shahed et de missiles, « La production russe est à même aujourd'hui de soutenir une croissance de sa puissance de feu en Ukraine. Les drones Shahed sont le cas le plus exemplaire parce qu'on est passé quand même d'une centaine de Shahed produits par mois il y a deux ans, à 8 000 Shahed tirés en mai dernier. Et en fait, l’industrie russe arrive à la fois à soutenir cette expansion, à soutenir le rythme de consommation et en même temps, ils ont la capacité de constituer des réserves ».
    Moscou poursuit le rythme de ses attaques, mais jusqu’à quand la logistique de ses armées pourra-t-elle tenir ? Car en Crimée, les drones ukrainiens détruisent chaque jour une trentaine d’installations et une quarantaine de camions.
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Dans un système globalisé, où les menaces prennent des formes de plus en plus variées, la chronique de Franck Alexandre vous plonge chaque semaine, au cœur des enjeux et des problématiques de défense et de sécurité du XXIème siècle. Les acteurs d’un monde militaire en mutation et les meilleurs observateurs des questions de Défense répondent à Franck Alexandre tous les dimanches matins dans sa chronique.
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