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Revue de presse Afrique

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    À la Une: la traque des homosexuels s’intensifie au Sénégal

    12.2.2026
    Constat établi par Le Monde Afrique. « Il y a un climat de peur, de terreur même, soupire un militant de Free Sénégal, groupe de défense des droits des personnes homosexuelles, à propos de l’ambiance qui prévaut dans le pays. Ce militant souhaite d’ailleurs rester anonyme – impossible de s’exposer ouvertement sur le sujet. Dernier signe en date de ce regain généralisé d’homophobie, pointe le journal, l’arrestation, ces derniers jours, de douze personnes accusées “d’actes contre nature“, une expression désignant des relations sexuelles entre deux personnes de même sexe. (…) Les douze hommes ont été présentés lundi à un procureur. Depuis, ils sont détenus à la prison de Rebeuss, dans la capitale. Parmi eux, deux célébrités : Pape Cheikh Diallo, animateur radio et télévision, qui recevait notamment des stars dans son émission “Face à Pape Cheikh“, suivi par des dizaines de milliers d’internautes, et Djiby Dramé, chanteur de fusion, en wolof et soninké. Les prévenus risquent un à cinq ans d’emprisonnement. »
    Précisons qu’ils sont non seulement accusés d’actes contre nature, mais aussi d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux, de transmission volontaire du VIH/sida et de mise en danger de la vie d’autrui.
    Une « déviance » et un délit…
    Faut-il le rappeler ? L’homosexualité est un délit au Sénégal. « L’article 319 du Code pénal incrimine les relations homosexuelles, passibles de peines d’emprisonnement », relève Afrik.com. « Cette disposition, régulièrement débattue dans l’espace public et par les organisations de défense des droits humains, demeure en vigueur. Les poursuites engagées s’inscrivent donc dans le cadre légal actuel, même si elles suscitent des réactions contrastées au sein de l’opinion. » 
    Il est vrai qu’au sein de la société sénégalaise, l’homosexualité est largement considérée comme une déviance. Les discriminations à l’égard de la communauté LGBTQ+ sont régulières.
    Alors qu’il était encore dans l’opposition, l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, avait promis à plusieurs reprises de durcir la répression de l’homosexualité. En 2022, il avait même fait de la lutte contre l’homosexualité un argument de campagne pour les législatives.
    Dernier épisode dans cette affaire, relève le site Seneweb à Dakar : la fouille des domiciles des accusés hier, en leur présence. Rien n’a été découvert, si ce n’est des préservatifs dans la résidence de l’un d’entre eux.
    Où est la tolérance ?
    Alors que la plupart des médias sénégalais se contentent d’exposer les faits et de suivre l’enquête, le site d’information Seneplus s’interroge : « La tolérance disparaitrait-elle du Sénégal ? » « Il n’y a pas plus de personnes homosexuelles en Occident que dans le continent africain, affirme Seneplus (contrairement à la croyance de certains qui voient dans l’homosexualité une déviance importée…). Il y a seulement la volonté de vivre en paix et de s’épanouir par une sexualité qui n’est pas choisie mais imposée par la nature de celui qui la vit. (…) Aucune religion, aucun groupe ne peut dicter à ses membres le rejet d’une partie de la population. Lyncher un être humain parce qu’il est, ou pire, "serait" homosexuel est indigne d’un pays, d’une civilisation ! Ce qui devrait être offert au citoyen sénégalais, estime encore Seneplus, c’est l’assurance qu’aucune loi ne puisse le poursuivre pour cet état-là, c’est la possibilité d’assumer son homosexualité – sans faire du mal à autrui – c’est l’espérance, enfin, de vivre libre. »
    Homophobie généralisée…
    On revient au Monde Afrique qui constate que, très loin de cet esprit de tolérance, depuis l’arrestation des douze hommes, des « émissions télévisées et radiophoniques communient dans une homophobie qui ne connaît pas de contradiction ». « J’ai un sentiment de dégoût… Des personnages médiatiques censés être des références morales se retrouvent à la pointe de cette activité diabolique », a tempêté Mame Matar Gueye, hyperactif président de l’association Jamra, très active dans la mobilisation contre les droits des personnes homosexuelles, sur la chaîne Walf. » Et pour sa part, pointe encore Le Monde Afrique, « Mass Mboup, leader du mouvement And Samm Jikko Yi, entièrement dédié à la criminalisation de l’homosexualité, a profité de l’affaire pour exiger à nouveau un durcissement de la législation ».
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    À la Une: le fossé se creuse entre le pouvoir et les étudiants au Sénégal

    11.2.2026
    L’indignation et la colère ne retombent pas après les violences entre forces de l’ordre et étudiants avant-hier à l’université de Dakar. Des violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés.
    Les organisations étudiantes et l’opposition dénoncent la politique de répression policière menée par les autorités.
    « La culture de la répression n’a pas changé malgré l’alternance » : c’est le constat dressé par le journaliste Moussa Ngom sur le site d’information Seneplus. Moussa Ngom est le rédacteur en chef du service enquête de La Maison des reporters, média indépendant basé à Dakar. Pour lui, « le duo Diomaye-Sonko, pourtant porté au pouvoir par une jeunesse assoiffée de justice, a échoué à démanteler la machine répressive qu’il combattait jadis, laissant la culture de la violence intacte. (…) Cette culture d’impunité des forces policières aurait dû être brisée dès l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, mais force est de constater que rien n’a été fait ».
    Moussa Ngom souligne également le problème des enquêtes promises mais jamais conclues, poursuit Seneplus : « on a connu après l’arrivée du régime de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, des violences policières à Camberène dans la capitale dakaroise et aussi à Rosso dans la région de Saint-Louis, des enquêtes avaient été annoncées. Et on attend toujours les résultats ».
    Rupture…
    « Le choc de ce lundi noir est tellurique », pour le parti au pouvoir. C’est du moins ce qu’affirme dans les colonnes du Monde Afrique, Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, basé à Dakar. « Il y a un divorce avec la jeunesse, dit-il. Les étudiants avaient été de fervents soutiens du Pastef, lorsque la formation était dans l’opposition, et ils ont œuvré pour porter le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre au pouvoir en 2024. Voir [ces jeunes] affronter une telle violence d’État conduit à une rupture inévitable avec l’exécutif dont les dernières déclarations ont mis le feu aux poudres“, analyse encore ce militant reconnu des droits de l’homme en Afrique. Samedi dernier, rappelle le journal, Ousmane Sonko avait dénigré les mouvements étudiants, estimant connaître “les politiciens qui financent les étudiants pour brûler“. Cette déclaration de celui qui était il y a peu encore le héros des jeunes Sénégalais avait suscité l’indignation ».
    Arriérés de bourses ou pas ?
    Pour leur part, les autorités promettent de faire toute la lumière sur le drame. « Nous rendrons compte publiquement à la Nation », affirme le ministre de la Justice, Yassine Fall dans les colonnes de Walf Quotidien.
    Le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, promet « des sanctions de part et d’autre. Il affirme que des actes de violence ont été commis aussi bien par les étudiants que par certains éléments des forces de l’ordre ».
    Et de son côté, rapporte encore le quotidien dakarois, « le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom reste intransigeant sur la volonté de l’État de réformer le système universitaire », tout en affirmant que « l’État ne doit aucun arriéré de bourses aux étudiants ».
    Non, rétorque, toujours dans Walf, Mame Moussa Thiam, ancien président d’université : « des bourses impayées. Des mois d’attente. Des étudiants livrés à eux-mêmes dans un contexte économique déjà insoutenable. Pendant que certains discutent de chiffres macroéconomiques, des jeunes se demandent comment se nourrir. Et que répond-on à la détresse ? La fermeture des restaurants universitaires. La faim comme réponse à la revendication. La force comme réponse au dialogue. Puis, l’irréparable. La mort d’un étudiant ».
    Campus fermé
    Hier, au lendemain du drame, constate Afrik.com, « les autorités ont officiellement fermé le campus social jusqu’à nouvel ordre, invoquant des raisons de sécurité. Les étudiants ont été invités à quitter les lieux, tandis que la direction du Centre des œuvres universitaires annonce la mise en place d’un suivi psychologique. “Le calme est revenu, mais le choc est immense“, confie Ousmane, doctorant en sciences politiques. “Beaucoup d’étudiants sont traumatisés. Cette fermeture ressemble à un aveu d’échec collectif“ ».
    Quant à l’étudiant décédé, Abdoulaye Ba, son corps devrait être autopsié. Selon certaines sources, citées notamment par Le Monde Afrique, il aurait été battu à mort. Selon d’autres, citées par certains sites d’information sénégalais comme Seneweb, il aurait sauté d’une fenêtre…
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    À la Une: la colère des étudiants sénégalais

    10.2.2026
    « C’est le chaos à l’Ucad », s’exclame Walf Quotidien. « Le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été le théâtre d’une (violente) intervention des forces de l’ordre, alors qu’aucune manifestation n’était en cours, pointe le quotidien dakarois. Hier matin, aux environs de 9 heures, des policiers sont entrés au sein de l’université, procédant à des tirs de gaz lacrymogènes, malgré la décision des étudiants d’observer une journée morte, sans revendication ni mobilisation. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les étudiants n’ont opposé aucune résistance. Fatigués et éprouvés par une crise sociale qui dure depuis plusieurs jours, ils avaient choisi de ne pas manifester ».
    Rappelons que les étudiants de l’Ucad protestent contre les retards de paiement de leurs bourses, « plongeant certains d’entre eux dans une précarité extrême ».
    Et la tension est montée d’un cran hier avec le décès d’un étudiant, suite à l’intervention musclée des forces de l’ordre. C’est ce que rapporte notamment Le Soleil : « Abdoulaye Ba (c’est son nom) était inscrit en deuxième année de chirurgie dentaire. Selon le président de l’amicale des étudiants en médecine, Atab Sagna, il aurait été “battu par des policiers dans sa chambre“ avant d’être évacué vers le service médical du Centre des œuvres universitaires de Dakar, où il a reçu les premiers soins. Malgré la prise en charge médicale, Abdoulaye Ba est décédé au sein dudit service ».
    « L'échec d’un régime incapable d’honorer ses engagements »
    Avalanche de réactions… « Le gouvernement s’est engagé à faire la lumière sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba », note le site Seneweb. L’opposition, elle, fustige les autorités, rapporte encore Seneweb : « l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias dénonce le silence et le mépris de l’État. »
    « Le secrétariat exécutif national de l’APR, l’Alliance Pour la République, accuse le pouvoir en place d’avoir franchi “une ligne rouge dans sa meurtrière saga", et exige la démission du ministre de l’Intérieur ».  
    Réaction également de Khalifa Ababacar Sall, président de Taxawu Sénégal, toujours rapportée par Seneweb : « les images de feu et de sang qui nous parviennent de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont le symptôme de l’échec d’un régime incapable d’honorer ses engagements et d’un État qui oppose la matraque à la légitime revendication. Après une troisième alternance démocratique au Sénégal, jamais nous n’aurions pensé revivre de telles scènes ».
    WakatSéra au Burkina Faso s’interroge : « le gouvernement saura-t-il éteindre le feu en donnant satisfaction aux étudiants sans bourse et sans nourriture ? Les dirigeants sénégalais vont-ils enfin comprendre que l’éducation et la recherche sont des piliers essentiels du développement ? Déjà, l’université ne produit la plupart du temps que des chômeurs. Si en plus des perspectives étriquées que le “creuset du savoir“ leur réserve, la vie doit y devenir un calvaire, il y a de quoi se révolter contre les pires conditions de vie et d’études ».
    Un réseau pédocriminel entre Paris et Dakar
    À la Une, toujours au Sénégal, il y a cette affaire Pape Cheik Diallo et Djiby Dramé, des noms d’un animateur de télévision et d’un chanteur, arrêtés ce weekend avec 10 autres personnes. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs et actes contre nature, c’est-à-dire d’homosexualité, un délit pénal dans le pays, et accusés aussi d’avoir transmis volontairement le VIH. On en parle largement dans les journaux de RFI ce matin.
    Et puis il y a aussi le démantèlement de ce réseau pédo-criminel en lien avec la France. C’est Le Parisien qui a sorti l’affaire hier : « Quatorze personnes ont été arrêtées vendredi à Dakar, soupçonnées d’avoir participé à un réseau pédocriminel présumé, orchestré et financé pendant près de 10 ans par un restaurateur de Beauvais de 72 ans ».
    « Le projet glaçant du cerveau présumé du réseau pédocriminel France-Sénégal, s’exclame le site Seneplus. Des “écoles du sexe“ pour former de “bons passifs“. C’était l’obsession de Pierre R., acteur présumé de l’affaire. Une mécanique implacable sur dix ans, où l’argent servait à recruter des complices chargés de fournir de jeunes victimes, dont des talibés (de jeunes élèves d’écoles coraniques) ».
    En effet, précise Afrik.com, « l’enquête sénégalaise trouve son origine dans l’arrestation en France, en avril dernier, de ce ressortissant français, originaire de Picardie. Interpellé pour des faits liés à la pédopornographie, cet individu aurait entretenu des liens étroits avec plusieurs complices basés au Sénégal. (…) Certains suspects sénégalais auraient été chargés de recruter de jeunes garçons, de filmer des actes sexuels et de transmettre les images à leur contact en France, en échange de transferts d’argent ».
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    À la Une: l’Afrique visible et invisible

    09.2.2026
    Il y a des secteurs où l’Afrique a une influence considérable et brille dans le monde entier, c’est le cas de la musique, nous allons y venir… Et d’autres où elle n’est pas ou peu présente… C’est le cas des Jeux olympiques d’hiver qui se déroulent en ce moment en Italie. Le Monde Afrique se penche sur la question, avec ce titre : « L’Afrique, anneau invisible des JO d’hiver. »
    Certes, pointe le journal, « aride, tropical, équatorial, exceptionnellement tempéré… Le climat, en Afrique, n'est pas vraiment propice aux sports d’hiver. Le continent manque de neige, de glace, mais aussi d’infrastructures et, donc, d’athlètes à envoyer à la grande fête hivernale qui se tient tous les quatre ans depuis 1924. Aux Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo, ils sont quinze à représenter l'Afrique, sur les quelque 2 900 en lice. Soit à peine 0,5%. Avec huit nations engagées – dont l’Afrique du Sud, le Maroc, le Bénin, l'Érythrée ou le Nigeria.
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    Quel universalisme ?
    « Si cette absence s’explique aisément, elle pose néanmoins, pointe Le Monde Afrique, la question des limites de l’universalisme promu par le CIO, le Comité international olympique. "Le mouvement olympique met en avant son pouvoir d’unir le monde. Or, les JO d’hiver ne sont pas des Jeux équitablement accessibles, ils sont réservés à une petite partie de l’Occident enneigée et à une élite sociale", souligne Michaël Attali, historien du sport à l’université Rennes-II.
    Une réalité que Lamine Guèye dénonce depuis des décennies, relève encore Le Monde Afrique. Le président de la Fédération sénégalaise de ski (…) se déclare "en guerre contre le CIO". Lamine Guèye, premier skieur "noir", comme il dit, aux Jeux de Sarajevo en 1984, explique que les critères de qualification sont devenus si exigeants que seuls les meilleurs mondiaux sont concernés. Conséquence, poursuit-il : "Le CIO a invisibilisé l’Afrique et les autres petites nations en réduisant le nombre de participants dans chaque épreuve pour proposer un spectacle de classe mondiale. Moi, je plaide pour revoir ces critères et permettre à l’Afrique d’être plus présente, cela n’altérerait en rien le spectacle, au contraire". »
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    L’Afrique, mère musicale…
    A contrario, donc, s’il y a un domaine où l’Afrique est de plus en plus présente et influente, c’est la musique… Et le phénomène est particulièrement palpable en France. Illustration avec cette couverture du magazine musical américain Bilboard, où l’on voit la chanteuse d’origine congolaise Théodora, avec un bébé dans chaque bras et ce titre : « Théodora, mère du nouveau son français. »
    En effet, « depuis plus de deux décennies, relève Afrik.com, l’Afrique irrigue en profondeur la création musicale en France. Mais jamais cette influence n’a été aussi visible, assumée et reconnue. Et on le verra lors des Victoires de la Musique 2026 dont la 41e cérémonie se déroulera vendredi soir. Derrière la diversité des genres – pop, rap, électro, R&B ou musiques hybrides – se dessine une réalité claire, pointe encore le site panafricain : la musique française contemporaine se construit largement à partir de trajectoires africaines ou diasporiques.
    De la pop, au rap en passant par l’électro…
    L’exemple le plus emblématique reste Aya Nakamura. Née à Bamako, devenue l’artiste francophone la plus écoutée au monde, elle incarne une rupture profonde, affirme Afrik.com : une pop mondialisée, nourrie de références africaines, affranchie des codes traditionnels de la chanson française, mais pleinement intégrée à son industrie. Autre signal fort : la reconnaissance massive (donc) de Theodora, artiste franco-congolaise multi-nommée. (…) Cette dynamique traverse aussi le rap français, avec des artistes comme Disiz, (de père sénégalais) dont le parcours témoigne d’une maturation artistique où l’identité, la mémoire et la transmission deviennent des moteurs créatifs majeurs. Même constat dans l’électro, avec la star franco-algérienne DJ Snake. »
    Enfin, toujours dans le domaine musical, Le Point Afrique note la sortie en salles en France hier du film Amadou et Mariam, sons du Mali : « Un film tourné entre 2021 et 2023 par le Canadien Ryan Marley et qui retrace le parcours singulier, intime et politique, où les voix, les rythmes et les silences du duo mythique disent le Mali autant qu’ils racontent un couple. (…) Ce film sortira également dans une quinzaine de pays d’Afrique francophone, notamment au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. »
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    À la Une: Denis Sassou-Nguesso candidat à un nouveau mandat présidentiel

    06.2.2026
    « Candidature à la présidentielle de mars 2026 : pour Denis Sassou-Nguesso, c’est oui ! » s’exclament Les Echos du Congo-Brazzaville. Selon ce journal, « des voix s’élèvent à travers les coins et recoins du Congo, depuis de nombreux mois, pour appeler le président à faire acte de candidature ». En photo, Denis Sassou-Nguesso, chapeau sur la tête et micro en main, faisant son annonce lors de la grande foire agricole du Congo. Les Dépêches de Brazzaville remarquent « la symbolique du 5 février pour le chef de l’état ». C’est en effet, nous dit-on, « le 5 février 1979 que Denis Sassou-Nguesso accédait au pouvoir pour la première fois ».
    Afrik.com de son côté, note « qu’à 82 ans, il repart en campagne pour un mandat supplémentaire, qui pourrait le maintenir à la tête du pays jusqu’en 2030 ». Et ce n’est pas anodin, selon Afrik.com : « Avec un chef d’État octogénaire et une jeunesse majoritaire dans la population, explique le site d’information panafricain, les attentes de renouvellement générationnel se font de plus en plus pressantes. Dans les cercles du pouvoir, la question de la succession reste sensible. Dans la société civile, elle est omniprésente. La présidentielle du 15 mars dépasse donc l’enjeu d’un simple scrutin. Elle cristallise un débat central : Denis Sassou-Nguesso incarne-t-il encore l’avenir du Congo ou la continuité d’un système politique en quête de renouveau ? »
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    Starlink au Sénégal
    Starlink, opéré par Space X, qui permet d’utiliser Internet par satellite, et qui appartient à la société du milliardaire Elon Musk, arrive au Sénégal. « New Deal technologique : le gouvernement du Sénégal vient d’accorder à Starlink l’autorisation de fournisseur d’accès Internet », titre Confidentiel Afrique, qui parle « d’une avancée stratégique majeure avec l’accès universel à Internet ». Le journal en ligne dresse la liste des avantages offerts par Starlink, notamment « l’extension immédiate de la connectivité sur tout le territoire, une contribution majeure à l’inclusion numérique et la dynamisation économique et enfin, un renforcement du positionnement et du leadership du Sénégal dans la transformation numérique sur le continent africain. »
    ApaNews, de son côté, estime que l’arrivée de Starlink au Sénégal, « intervient à un moment crucial pour le pays, alors qu’une fracture numérique persistante creuse l’écart entre zones urbaines et rurales, malgré un taux d’équipement numérique de près de 99% des ménages …». Selon l’Agence de Presse Africaine, « le gouvernement s’est fixé comme priorité de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en privilégiant les zones frontalières, les centres de santé, les infrastructures administratives isolées et les établissements scolaires nécessitant un appui particulier ».
    «Problème de souveraineté »
    Toutefois, le déploiement annoncé de Starlink ne fait pas que des heureux… « Arrivée de Starlink : les travailleurs de la Sonatel tweetent leurs inquiétudes », annonce le Quotidien, à Dakar. « Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (la société de télécommunication qui propose ses services sous la marque Orange) dénonce en effet "une procédure opaque et des risques pour la souveraineté numérique nationale" ». Côté juridique et financier tout d’abord, remarque le quotidien sénégalais, le syndicat de la Sonatel « demande quel type de licence a été octroyé à la firme d’Elon Musk, ainsi que le coût d’entrée, la question demeurant sur le montant payé par Starlink pour accéder au marché sénégalais.»
    Et ce n’est pas la seule mise en garde lancée par l’organisation syndicale : elle s’interroge aussi « sur la protection des données personnelles : tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon Musk ». Commentaire du Quotidien : « La crainte de voir les données sensibles des Sénégalais hébergées et gérées par une puissance étrangère sans contrôle local effectif est au cœur des préoccupations » du syndicat de la Sonatel.

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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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