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Le grand invité Afrique

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  • Le grand invité Afrique

    Starlink au Sahel: ce «système crypté» a permis de coordonner les dernières offensives au Mali

    17.03.2026
    Une parabole blanche qui permet de se connecter n’importe où : au Sahel, les groupes armés utilisent de plus en plus le système internet satellitaire Starlink, d’Elon Musk, dans des zones non couvertes par le réseau classique. Un véritable trafic s’est organisé, selon Fiacre Vidjingninou, chercheur associé à l’institut Egmont de Bruxelles. Un défi pour les gouvernements et armées de la région. Il est l’invité du jour.
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    Tensions au Tigré: «L'Éthiopie connait une situation sécuritaire et économique catastrophique»

    16.03.2026
    Au Tigré, au nord de l'Éthiopie, le climat est toujours plus tendu entre le TPLF, le Front de Libération du peuple du Tigré, la force politico-militaire la plus importante au Tigré et le gouvernement fédéral éthiopien. Les déclarations agressives se multiplient dans les deux camps qui s'accusent mutuellement de vouloir une nouvelle guerre. Le TPLF reproche au gouvernement de ne pas avoir appliqué les accords de paix de Pretoria signés en novembre 2022, qui ont mis fin au conflit de deux ans entre les deux parties. De son côté, le gouvernement reproche au TPLF de s'allier à l'Érythrée. En janvier, des combats ont opposé les troupes fédérales aux forces tigréennes dans la région, une première inquiétante depuis la fin de la guerre. Les habitants fuient en nombre la région de peur d'un nouveau conflit. Sabine Planel est chargée de recherche à l'IRD, l'Institut de recherche pour le développement, elle répond aux questions de Clothilde Hazard.
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    Jonathan Mboyo Esole: «L’avenir scientifique de l’Afrique passe par les mathématiques»

    14.03.2026
    Aujourd’hui, 14 mars, c’est la Journée internationale des mathématiques. La date n’a pas été choisie au hasard : 3,14 est une approximation du nombre Pi, l’un des nombres les plus célèbres en mathématiques. Le 14 mars est aussi la date de naissance du grand physicien Albert Einstein, né en 1879. Pour le mathématicien RD Congolais Jonathan Mboyo Esole, les mathématiques sont essentielles pour l’avenir scientifique et économique de l’Afrique. Il est l'invité de Christina Okello.
     
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    Lutte anti-terroriste en Côte d’Ivoire: «Face à des groupes qui adaptent leurs modes opératoires, il faut rester vigilant»

    13.03.2026
    Il y a dix ans, la station balnéaire de Grand Bassam, située à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan, était ébranlée par une attaque terroriste. Ce jour-là, trois hommes armés ont ouvert le feu sur la plage tuant 19 personnes et blessant 33 autres. Comment le pays a-t-il tiré les leçons de cette attaque ?  Pourquoi depuis 2021, la Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas connu d’autre attaque de cette ampleur ? Le grand invité Afrique est William Assanvo, chercheur principal à l’Institut d’études et de Sécurité. Il répond aux questions de Bineta Diagne.
    RFI : William Assanvo, dix ans après l'attentat qui a touché Grand-Bassam, qu'est-ce qui a changé sur le plan sécuritaire en Côte d’Ivoire ?
    William Assanvo : Il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été apportées, des mesures d'un point de vue légal, avec des ajustements apportés à la loi de lutte contre le terrorisme. En termes aussi de lutte contre le financement du terrorisme, il y a des efforts qui ont été initiés. Il y a eu la judiciarisation de cette menace avec le procès de l'attentat de Grand-Bassam. Il y a aussi, bien entendu, du point de vue de la réponse militaire et sécuritaire, des efforts qui ont été fournis pour renforcer le dispositif militaire et sécuritaire dans le nord du pays. Il y a eu aussi des mesures socio-économiques qui ont été apportées pour réduire les fragilités des populations face aux risques d'association avec ces groupes.
    Comment expliquez-vous le fait que, par rapport aux autres pays côtiers, la Côte d'Ivoire soit plus ou moins épargnée des attaques actuellement ?
    Je pense que c'est en partie dû à l'efficacité des différentes mesures qui ont été apportées. Donc, les mesures que j'évoquais précédemment : militaires, sécuritaires, socio-économiques. Il y a aussi le fait que les groupes terroristes n'ont pas forcément pour objectif d’ouvrir des fronts partout. Il y a une stratégie des groupes de pouvoir sans doute faire profil bas. Et donc, de ce point de vue, c'est aussi un élément à prendre en compte.
    Est-ce qu'on peut émettre l'hypothèse que la menace, finalement, même si on ne la voit pas, elle a changé de forme ?
    On ne peut pas l'exclure parce que, généralement, avant les attaques, il y a souvent une présence des groupes qui se manifestent d'une manière ou d'une autre et qui poursuivent des objectifs qui peuvent être par exemple, d'établir des zones refuges ou alors des zones où ils peuvent générer des ressources, des ressources financières, ou bien recruter. Donc, généralement, en parallèle des attaques, il y a ce type d'action des groupes qui sont menées. Et après, en l'absence d'attaques, on peut aussi ne pas exclure le fait que la menace ait changé de forme. J'ai déjà évoqué les incursions qui sont souvent rapportées. Donc, ça aussi, c'est une manifestation de la menace qu'il ne faut pas aussi négliger.
    Un des maillons de la lutte contre le terrorisme, ce sont aussi les populations locales. Est-ce qu'aujourd'hui vous avez l'impression que les populations sont suffisamment outillées, sensibilisées, éveillées, par rapport à tous les « signaux faibles », qui peuvent conduire à penser qu'on est face à des groupes extrémistes armés ?
    Il y a eu effectivement des actions de sensibilisation qui ont été menées dans le nord de la Côte d'Ivoire par rapport à cette menace, par rapport à la nécessité d'être vigilant, par rapport à la nécessité de pouvoir attirer l'attention des autorités lorsque les populations observent des individus qu’elles n'ont pas l'habitude de rencontrer ou des attitudes. Donc, de ce point de vue, il y a des efforts qui ont été menés, mais je crois qu'il est toujours nécessaire de continuer à poursuivre ce travail de sensibilisation. Parce que, aussi, en face, ce sont des groupes qui adaptent également leur mode opératoire à la réponse. Donc, il faut toujours conserver de la vigilance.
    On a assisté l'année dernière à la condamnation définitive de quatre personnes dans le cadre du procès contre les attentats de Grand-Bassam. Il y a actuellement le procès des attaques de Kafolo. Est-ce que la judiciarisation de ces attaques contribue également à la lutte contre le terrorisme ?
    Bien entendu, il y a une dimension dissuasive, mais c'est aussi un message à l'endroit des populations et à l'endroit de ceux qui seraient tentés de pouvoir s'engager dans ces activités, de leur montrer que, derrière, ils devront répondre de leurs actes. Et puis, généralement aussi, les procès donnent lieu, bien entendu, à des investigations qui permettent de comprendre un peu aussi les modes opératoires, d'identifier les vulnérabilités, les fragilités, justement au niveau des sociétés que ces groupes peuvent exploiter pour pouvoir s'implanter, pour pouvoir opérer, mener les activités, recruter également. Donc, c'est aussi de ce point de vue important d'avoir ces différents processus judiciaires pour pouvoir apporter des éclaircissements sur la nature de la menace et comment est-ce qu'elle fonctionne.
    À lire aussiProcès de l'attentat de Grand-Bassam: la cour d'appel confirme la condamnation à vie pour 4 accusés
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    Congo-B: «Cette élection suscite peu d'engouement du fait de la précarité de la situation socio-économique»

    12.03.2026
    Au Congo-Brazzaville, les militaires votent aujourd’hui, jeudi 12 mars, par anticipation pour l’élection présidentielle. Les autres citoyens ont rendez-vous aux urnes ce dimanche 15 mars. Le président Denis Sassou Nguesso est en lice, après plus de 40 années cumulées au pouvoir. En face, six autres candidats. Mais pas de poids lourds de l’opposition, éclatée et muselée. Quels sont les enjeux de ce scrutin et que disent-ils de la vie politique congolaise ? Etanislas Ngodi est enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. Il est l’invité de Charlotte Idrac.

Über Le grand invité Afrique

Du lundi au samedi, Christophe Boisbouvier reçoit un acteur de l'actualité africaine, chef d'État ou rebelle, footballeur ou avocate... Le grand invité Afrique, c'est parfois polémique, mais ce n'est jamais langue de bois.
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