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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Discrimination en santé : quand la langue devient un obstacle aux soins

    24.06.2026
    La communication entre un patient et son médecin est essentielle à une bonne prise en charge. Quand on ne parle pas la langue du pays, l’accès aux soins et aux services de santé peut s’avérer difficile. De plus, les incompréhensions peuvent entrainer une mauvaise observance des traitements, mais aussi des erreurs de diagnostic. L'égalité d'accès aux soins de santé est un élément central du droit à la santé, alors comment garantir cet accès aux personnes allophones ?
    Quels services et dispositifs sont disponibles dans les hôpitaux publics français pour faciliter cet aspect de la prise en charge ?
    Se soigner-consulter, c’est avant tout communiquer, faire part d’une question, d’un problème, d’une douleur et il va falloir trouver les mots pour le dire. Le diagnostic en dépend directement, et au-delà, cette compréhension va faciliter l’adhésion des patients au traitement avec, en ligne de mire, l’amélioration et le rétablissement.
    Une traduction indispensable
    Lorsque l’on ne parle pas la langue du personnel soignant, cela peut constituer un véritable frein, voire un facteur de perte de chance dans le domaine de la santé : que l'on soit un patient d’origine étrangère ou un malade ou un accompagnant, dont la langue n’est pas parlée par le médecin. 
    À cet égard, la barrière de la langue constitue un élément-clé pour l’accès aux soins. Pour permettre la communication, identifier les symptômes et faire passer les explications, certaines structures de santé mettent en place plus ou moins officiellement des dispositifs pour faciliter la bonne compréhension. Ce qui peut pousser à nous interroger, sur les conséquences potentielles en cas contraire, en l'absence de traduction ou de médiation.  
    Avec :
    Mounia El Kotni, docteure en anthropologie, spécialisée sur les thématiques des inégalités et discriminations en santé. Co-autrice de l'ouvrage collectif Notre corps, nous-mêmes, paru aux éditions Hors d'atteinte, qui est un manuel de santé des femmes, qui porte sur le cancer du sein.

    Sié Dionou, médiateur en santé publique, pédagogue en santé publique à l’APHP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris)

    Dr François Niokhor Diouf, médecin spécialiste en pédiatrie, chef du service de pédiatrie de l'hôpital régional de Ziguinchor au sud du Sénégal.

    ► En fin d’émission, nous parlons d’un nouveau projet lancé par l’Institut Pasteur pour accélérer la mise au point d’un vaccin contre le chikungunya en Afrique. Maladie virale transmise par les moustiques, le nombre de cas de chikungunya signalés en Afrique a fortement augmenté ces 20 dernières années. S’il existe des vaccins contre la maladie depuis peu, leur recours reste limité aux voyageurs du fait de leur coût onéreux et des contraintes d’accès. Interview de Guillemette Masse-Ranson, directrice adjointe du Centre de vaccinologie et d’immunothérapies de l’Institut Pasteur à Paris.  
    Programmation musicale : 
    ► Troniq Music, Oxlade - Pay Me
    ► Danitsa - Wrong Things.
  • Priorité santé

    Les allergies respiratoires : une personne sur deux concernée d’ici 2050?

    23.06.2026
    Rhinite allergique, asthme allergique... À l’occasion de la semaine mondiale de l’allergie, qui se tient du 21 au 27 juin 2026, nous nous intéressons aux allergies respiratoires. Elles peuvent toucher tout le monde, dès le plus jeune âge. Selon l’OMS, en 2050, 50% de la population mondiale souffrira d’une de ces allergies respiratoires. Comment le diagnostic est-il posé ? Quels sont les traitements pour lutter contre les allergies respiratoires ? Peut-on prévenir la survenue d’allergies ?
    Atteintes et symptômes au pluriel, les allergies respiratoires peuvent avoir d’importantes répercussions sur la qualité de vie. Formes bénigne ou sévère, nous parlons des prises en charge, mais aussi, essayons de comprendre pourquoi les personnes allergiques sont de plus en plus nombreuses, puisque ces allergies pourraient même concerner une personne sur deux, d’ici un quart de siècle. 
    Ces maladies sont à plusieurs titres liées à notre environnement, qu'il s'agisse d’un site privé, identifié, comme le lieu de vie, l'ameublement, un objet avec lesquels nous cohabitons et où un certain nombre d’allergènes peuvent se développer. La réaction peut aussi avoir un lien avec notre environnement global : l’air que nous respirons ou les végétaux qui nous entourent. 
    Éviter les crises à répétition
    Ce n’est pas parce qu’une allergie présente une forme a priori modérée qu’il faut pour autant la négliger, car à long terme, pour les enfants, elle peut avoir une incidence sur la qualité de leur sommeil ou leurs apprentissages.  
    Dans certains cas, il est possible de limiter l’exposition à ces allergènes, pour freiner les symptômes et contenir les phases aigües de rhinite allergique. Traiter ce dérèglement de l’immunité de manière précoce, c’est précisément éviter à ces épisodes de crises de se répéter. 
    Avec :
    Pr Guillaume Lezmi, responsable de l’unité d’allergologie pédiatrique à l’hôpital Necker Enfants Malades, APHP, à Paris.

    Pr Gildas Agodokpessi, pneumologue et allergologue au Centre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou, professeur titulaire de pneumologie à l'université d'Abomey-Calavi au Bénin, directeur général du Centre National Hospitalier et Universitaire de pneumo-phtisiolgie.

    ► En fin d’émission, reportage de Louise Caledec sur le programme « Remise en selle », un programme d’accompagnement sportif destiné aux femmes en cours ou en fin de traitement contre le cancer du sein. Proposé par l’association Casiopeea, il permet entre autres aux bénéficiaires de recevoir un vélo d’appartement en prêt et de participer à des séances d’entraînement collectif en visio. 
    Programmation musicale : 
    ► Simmy - Nawe
    ► Freddy Jay, Henry Canyons - We Roll.
  • Priorité santé

    Drépanocytose : ce qui peut aider à mieux vivre avec la maladie

    22.06.2026
    Maladie génétique affectant l’hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l’OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l’échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d’adapter son mode de vie et d’améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ?
    Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l’on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu’il s’agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu’ils ne sont pas méconnus.
    La drépanocytose est l’illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l’échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d’être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n’est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l’hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie.
    « Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne »
    Pr Narcisse Elenga

    Il est important d'expliquer l’origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie. 
    « Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie », écrit le Pr Narcisse Elenga.
    Avec :
    Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l’ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon

    Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d’hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d’Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d’Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l’ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire

    Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l’association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon.

    Programmation musicale : 
    ► Yseult - Now or Never
    ► Nectar Woode - Naturally.
  • Priorité santé

    Paludisme chez l’enfant : les signes qui doivent pousser à consulter en urgence

    19.06.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons du paludisme chez l’enfant. En effet, les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables à cette infection parasitaire transmise par la piqûre des moustiques. Quelles sont les particularités du paludisme infantile ? Comment protéger les plus jeunes ? Face à quels symptômes, faut-il consulter en urgence ?
    Le paludisme constitue en milieu tropical une cause majeure – si ce n’est la première cause – d’hospitalisation : une infection particulièrement redoutable pour les plus jeunes. Le paludisme, infection parasitaire transmise par les moustiques, est avant tout présent en Afrique qui paye un lourd tribut ; puisque, d’après l’OMS, 95% des décès dus à cette maladie étaient localisés, en 2024, dans la région africaine… Tribut tout aussi disproportionné payé par les plus jeunes, les bébés en particulier : 75% des enfants à avoir succombé à la fièvre, à l’anémie, aux diverses complications du paludisme n’avaient pas atteint leur cinquième année. D’où l’importance d’identifier les symptômes et de dépister, diagnostiquer et traiter le plus rapidement possible.  
    La prévention du paludisme est essentielle. Il faut d'abord éviter les piqûres de moustiques : protéger, installer des moustiquaires imprégnées, limiter la prolifération des insectes vecteurs en éliminant les sites de ponte et les collectes d’eau stagnantes. Mais il faut surtout, toujours et encore, sensibiliser : les personnes qui vivent dans les zones à risques, familles, soignants et pouvoirs publics, pour renforcer la riposte et l’adapter aux conditions de vie des populations.
    Avec :
    Pr Babacar Faye, médecin, chef du Service de Parasitologie à la Faculté de Médecine de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, chef du Service de Laboratoire de l'hôpital d'Enfants Albert Royer de Dakar, président du Cadre de Concertation de Partenaires de la Lutte Contre le Paludisme (CCPLP) du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Sénégal. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 
    ► Fally Ipupa – SL
    ► Yasmine – Ma mère c’est mon père.
  • Priorité santé

    Conflits : pourquoi certaines personnes les fuient et d’autres les provoquent

    17.06.2026
    Dans la sphère familiale, professionnelle ou amicale, les conflits peuvent faire peur. Si certains les fuient, au risque de ne pas exprimer leurs désaccords, d’autres n’hésitent pas à les chercher. Faut-il systématiquement éviter les conflits ? Quels peuvent être les bienfaits de certains conflits ? Comment expliquer que certaines personnalités se retrouvent mêlées à de multiples conflits ?
    Conflit au travail, en famille, brouille entre amis ou querelles de voisinage… Les disputes peuvent survenir dans des cadres variés, conflits fréquents ou gros clash qui se solde par une rupture… Certaines personnes sont familières avec les confrontations, quand d’autres les évitent, esquivent, quitte à taire leurs opinions et à renoncer à leurs positions. Parler de la gestion et du rôle des conflits, c’est l’occasion de nous interroger sur ces situations dans lesquelles les accrochages naissent et deviennent parfois récurrents, pour comprendre le rôle que peuvent jouer ces prises de bec dans les relations : escalade toxique ou, à l’inverse, facteur de résolution ? 
    Parler des conflits, c’est aussi s’arrêter sur certaines personnalités qui en usent et en abusent, et parfois même, qui semblent avoir intégré la dispute comme mode de communication. On peut aussi se demander si certains troubles psychiques (associés à une désinhibition des émotions et à une forte impulsivité) peuvent expliquer chez certains une tendance à multiplier les conflits, quelles que soient les circonstances. On peut alors également envisager le conflit comme un symptôme.
    Avec :
    Dr Marie-Claude Gavard, médecin psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste à Paris. Auteur de Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?, chez Marabout.  

    Programmation musicale : 
    ► Master Peace, Thomas Anderson – Love hate
    ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.
Über Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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