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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar : santé mentale et sport, prévention en santé mentale chez les jeunes

    04.11.2026
    À l'occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, Priorité Santé consacre 3 émissions dédiées au « sport santé », en déclinant trois thématiques distinctes. Quand on parle de santé mentale et de sport : on aborde deux sujets différents. D'un côté la prévention et/ou l'amélioration de certaines vulnérabilités ou troubles mentaux grâce à la pratique régulière d'une activité sportive et de l'autre, l'impact de la performance sur le mental des champions & inversement, l'impact sur le plan psychique de cette exigence de résultats, comme d'un d'investissement physique intensif.  
    Une activité physique régulière et la pratique sportive sont considérées comme des facteurs favorisant le bien-être mental, dans la mesure où elles permettent de lutter contre le stress ou l'anxiété. Cela s'explique, sur le plan chimique, par la libération d'hormones qui procurent au niveau neurologique des sensations positives et contribuent à réduire la douleur. Toujours sur le plan psychique, la lutte contre la sédentarité favorise le sommeil, l'estime de soi et en selon l'activité, peut impliquer un lien social qui va également entretenir le mieux-être. Les autorités de santé reconnaissent même l'activité physique comme une thérapeutique non médicamenteuse, qui va dans certains cas, être intégrée au parcours de soins. 
    Dans le contexte de la compétition sportive comme ces JOJ 2026, les sportifs de haut niveau sont confrontés à une forte pression qui va engager un investissement psychique, qui peut se révéler à la fois une force et une faiblesse. Des mécanismes pour résister à l'effort continu, à la douleur physique, à l'exposition au jugement inhérents à cette discipline de haute exigence. Comment leur préparation mentale est-elle directement intégrée à leur entraînement ? Est-ce que les jeunes sportifs sont particulièrement sensibilisés à ces enjeux dans le domaine de leur santé mentale ? 
    Dre Lylia Oubraham, Responsable technique à l’OMS, chargée du programme de lutte contre les maladies non transmissibles et santé mentale, région Afrique francophone. 

    Ismahan Soukeyna Diop, Maitresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal. 

    Dr Adama Faye, responsable médical du site Dakar Arena. 

    Nathan Gbingbehi, judoka français prometteur évoluant dans la catégorie des cadets (-66 kg) 

    Lilian Barreyre, Responsable des équipes de France, CADET de judo 

    Reportage dans un Sport & Health Lab, des espaces pédagogiques interactifs conçus autour de thématiques de santé en résonance avec les réalités des jeunes et l’environnement des JOJ. 

    ► Émission réalisée en partenariat avec le Fonds Muskoka qui œuvre à l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des adolescent.e.s par le renforcement des systèmes de santé en mobilisant les expertises complémentaires de quatre agences des Nations unies : OMS, ONU Femmes, UNFPA et UNICEF. Le Fonds Muskoka intervient dans six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. 
    Programmation musicale : 
    ► Dip doundou Giss ft Ada Boy - Yaa may gunge 
    ► Orchestra Baobab - Tioro Bye Samba
  • Priorité santé

    Questions de femmes : sortir du perfectionnisme au féminin

    30.10.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, un psychiatre s'interroge sur la pression qui s'exerce sur la santé des femmes, les injonctions à performer, à assumer, à assurer, le perfectionnisme physique, la disponibilité sans limite. Volonté d'autonomie et de faire ses preuves ou sollicitation constante de l'entourage… Quels sont les risques d'une telle pression ? Comment s'affranchir des injonctions de l'extérieur ? Comment repérer les signes d'une vulnérabilité face à une accumulation de contraintes, parfois inconscientes ? 
    Famille, physique et pourquoi pas études et travail au féminin ! Cocher toutes les cases, exceller dans tous les domaines. Les médias, les publicités, la fiction ou encore les réseaux sociaux nous régalent de ces images de femmes parfaites du lever au coucher, dont le parcours rime à la fois avec performance, séduction et réussite.  
    Nous allons essayer de comprendre ce que l’on découvre une fois que l’on gratte ce vernis du marketing de la perfection au féminin, car le retour à la réalité peut être douloureux. En effet, derrière cette injonction à assumer de front plusieurs rôles et de multiples tâches, il y a également une certaine forme d’assignation : être une bonne mère, être une bonne épouse, être jolie, être jeune, avec le sourire… et tout ça, si possible H24.
    D’une génération à l’autre, ces injonctions ont-elles changé ? Quelle est la conséquence de cette exigence multifacette pour la santé mentale des femmes ? Car derrière ces clichés de la femme parfaite, se profile la question de la charge mentale : assumer sur tous les fronts, mais à quel prix ? Faire face à l’épuisement, s’interroger sur la répartition des rôles et des responsabilités, faire face à notre capacité à nous écouter, à nous épargner et à faire face à ses propres besoins. 
     
    Avec :
    Pr Papa Lamine Faye, maître de conférences agrégé et directeur de l’Institut de Recherche et d’Enseignement de Psychopathologie (IREP) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

     
    Programmation musicale : 
    ► Jean Goubald - Bayibi nga bomwana 
    ► T'Neeya - Bonaprizo.
  • Priorité santé

    Le développement de l’enfant dans les premières années de vie : une pédiatre répond à vos questions

    29.10.2026
    Apprendre à s’asseoir, à se déplacer, à courir, à communiquer, à parler, à jouer… On scrute souvent les apprentissages de l’enfant durant les premières années de sa vie. Qu’il soit physique et moteur, cognitif, langagier ou encore socio-affectif, le développement de l’enfant se déroule sur plusieurs années avec des étapes clés, connues de tous, telles que l’apprentissage de la marche ou de la parole, mais aussi des apprentissages plus discrets et pourtant tout aussi essentiels. Quand s’inquiéter d’un enfant qui ne marche pas ou ne parle pas encore ? Quels sont les autres signes à observer dans le développement de son enfant ? Comment le stimuler ?  
    Devenir parent est quelque chose qui se forge au fil des semaines et des années, en observant, en s’informant, en recevant des conseils. Chaque jour qui passe ou presque, le tout petit apprend, comprend, acquiert des compétences et construit pas à pas son autonomie et sa personnalité avec des éclats de rire et des gros chagrins. 
    Être parent, c’est aussi faire face aux commentaires des autres, lorsqu’à 18 mois, le petit dernier ne marche toujours pas, comparer les enfants au sein de la fratrie : le bavard/la discrète. 
    Au cours des premières années de la vie, ce développement de l'enfant se décline au pluriel : physique, affectif, émotions, langage, motricité fine… S'il existe certains âges d'apprentissage et de compétences, ces repères peuvent varier d'un enfant ou d'une famille à l'autre. Une consultation en pédiatrie peut aiguiller les parents, pour rassurer comme pour savoir s'il faut envisager la recherche diagnostique pour expliquer certaines différences. Devenir parent, c’est aussi apprendre en posant des questions à des professionnels de l’éducation, de la petite enfance et à des soignants. 
     
    Avec :
    Dr Marielle Teumagnie Nofiele, pédiatre diplômée en nutrition pédiatrique à Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne. Formatrice et auteure des ouvrages Abécédaire du primo-parent aux éditions Vérone et Et si on parlait des préoccupations et interrogations de parents de jeunes nourrissons ? en auto-édition. 

    Lily Lumba Mbuyi, présidente de l’association Parlons autisme RDC.

     
       
     
     
    Programmation musicale : 
    ► Diaki Lolo, BAOBAB – Kamalenba 
    ► Childish Gambino – Baby boy.
  • Priorité santé

    Usage de l'IA en médecine : vers un médecin dominé par la machine?

    28.10.2026
    L'intelligence artificielle fait naître des espoirs autant qu'elle inquiète dans tous les domaines, et celui de la santé n'est pas en reste. Suivi des patients à distance, opérations assistées, traitements personnalisés, croisement de données... L'IA est au cœur de la médecine du futur et nous promet une amélioration de la qualité des soins.
    Mais face à une machine de plus en plus puissante, de nombreuses craintes naissent chez les soignants comme chez les patients. On parle ainsi aujourd'hui d'IA prédictive en santé, par le biais du modèles avancés, capable de repérer des signes précoces de maladie (cancer, troubles cardiaques, troubles neurologiques), avant l'apparition visible des symptômes. Quelles sont les limites de l'IA ? Est-ce qu'il est fiable de s'adresser à une IA pour une question de santé ? Quel usage en faire en médecine pour améliorer l'accès aux soins, le traitement et le suivi des patients ?  
     
    Dans la santé peut-être encore davantage que dans d'autres domaines, l’IA qui pose de nombreuses questions en termes de sécurité et de fiabilité. L'intelligence artificielle pose directement l'enjeu de la responsabilité, dans le cadre d'une approche scientifique prudente et éthique, considérant ce qui peut être, ou non, délégué à la machine, accompagné par la machine et d'une certaine manière, ne plus dépendre exclusivement des prérogatives humaines. 
    D'où l'impératif de s'interroger sur le « bon usage » des technologies et des systèmes d’intelligence artificielle dans ce secteur médical en essayant de comprendre ce qu’impliqueront demain et surtout, ce qu’ont d’ores et déjà commencé à modifier ces nouvelles technologies, dans le domaine du soin.  
    En matière de santé, le domaine de l’aide à la décision (l’orientation par un système sur la base de données croisées, pour soulager le médecin), constitue un sujet essentiel à plusieurs titres.  
    Il est donc question de performance, d'innovation technologique, mais aussi de la médecine comme lien social : ce qui pose la question des limites, de l’encadrement des soins potentiellement pilotés par le numérique avec, d’un côté, la réflexion et de l’autre, ce qui est déjà engagé, et employé par les professionnels de santé.  
    Engager une réflexion sur le bon usage de l'IA dans le domaine médical, c'est également s'interroger sur la façon dont l'intelligence artificielle va exister et se développer dans un contexte où l'accès aux soins et aux ressources humaines en santé sont déficients. Cet apport de l'IA sera-t-il de nature à réduire les inégalités en santé ou à l'inverse, contribuera-t-il à les aggraver ? 
     
    Avec :
    Dr Cyril Goulenok, médecin réanimateur et docteur en philosophie, auteur de l’ouvrage Du bon usage de l’IA en médecine aux éditions Puf 

    Dr Jean-Baptiste Perney, médecin et cofondateur d’E-sensia  

    Pr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste Hôpital Bichat, AP-HP. Cofondateur de la chaîne santé grand public PUMS (Pour Une Meilleure Santé) soutenue par Université Paris Cité et AP-HP 

    Pr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue au Centre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou. Professeur titulaire de pneumo-phtisiologie à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin.  

     
    Programmation musicale : 
    ► Swing feat. Aupinard – AMOUR & MANQUE 
    ► Ukweli, Kasha – Dunia.
  • Priorité santé

    Aider un proche qui souffre : les conseils d’un psychologue

    27.10.2026
    Face à la souffrance des membres de son entourage, on peut se retrouver démuni. L'accompagnement peut prendre plusieurs formes, d'un temps d'échange et d'écoute, au véritable rôle d'aidant, qui va impliquer un investissement important, tant sur le plan psychologique, émotionnel que matériel.
    Au moment de soutenir une personne en détresse physique ou psychique, on peut s'interroger sur ce qui est recommandé ou à l'inverse déconseillé, tant pour préserver l'intégrité de l'autre que sa propre santé. Alors où trouver conseil, à qui s'adresser lorsque l'on souhaite épauler un proche vulnérable ? Y a-t-il des écueils à éviter ? « Le syndrome du sauveur », qu'est-ce que c'est ? Comment identifier le moment où il faut faire appel à un tiers et peut-être un soignant ? 
     
    Être aidant peut se traduire de plusieurs manières lorsqu'au quotidien on accompagne et on prend soin d'un proche dépendant ou atteint d'une maladie chronique. Cette «aidance» peut comporter également une dimension psychique, lorsque la personne présente des vulnérabilités et des symptômes qui ne concernent pas uniquement la sphère physique : atteinte psychiatrique ou dépression réactionnelle chez un ami, un collègue ou un membre de la famille.  
    Ce soutien ou cette volonté d'aider peut présenter différents degrés d'implication et pour certain.es se traduire par un investissement au long cours, face à des signes de détresse émotionnelle préoccupants.   
    Se pose alors la question de l'adaptation de la proposition de réponse : comment réagir et, si besoin, comment intervenir, en particulier lorsqu'un appel à l'aide n'est pas formulé ?  
    La nature de l'aide et sa pertinence sont directement associées à la capacité de cerner la problématique du proche en détresse, pour comprendre cette souffrance et apporter des réponses pertinentes, dans la mesure de ses ressources. Y a-t-il, par exemple, des choses à éviter, des questions à ne pas poser pour ne pas aggraver la situation ? 
    Proposer son aide, c'est aussi s'exposer à des émotions et éventuellement faire face à des répercussions sur sa propre santé. D'où l'importance de savoir, le cas échéant, quand il faudra faire appel à des professionnels en santé mentale.  
    Cette main tendue peut-être extrêmement engageante, car il va également s'agir de savoir accompagner, aider, sans se retrouver soi-même en situation d’épuisement ou de dépression. 
     
    Avec :
    Charles Di, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien à la Maison des Adolescents de l’hôpital Cochin à Paris et à la Consultation transculturelle du psycho trauma, Hôpital Avicenne à Bobigny, en région parisienne.  

     
    ► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'épidémie d'Ebola en cours en République Démocratique du Congo. Comment évolue l'épidémie ? Combien de cas ont été dépistés dans le pays et hors de ses frontières ? Quelles sont les mesures de prévention prises ? Nous en parlons avec le Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). 
     
    Programmation musicale : 
    ► Magnus Ferrell – Asleep talking 
    ►  Innoss’B, Zakalara – Zando.
Über Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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