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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la France et le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde

    05.07.2026
    La France a battu le Paraguay 1 à 0, grâce à un but de Kylian Mbappé marqué sur pénalty, lors d'un match qui suscite beaucoup de commentaires sur l’attitude du Paraguay. « Les Bleus franchissent le mur de l’antijeu et mettent le cap sur le Maroc », titre Le Parisien Dimanche, qui s’interroge : « Des provocations, des coups, mais aucun carton contre l’Albirroja. À quoi a joué l’arbitre ouzbek ? Ilgiz Tantashev a laissé les Paraguayens multiplier les fautes vicieuses contre Kylian Mbappé et les Bleus, sans distribuer le moindre carton jaune ».
    Mais les Français ne se sont pas laissé prendre au piège. « De sang-froid », titre L'Équipe. Le journal sportif fustige lui aussi « l’incompétence fondamentale de M. Tantashev » et reprend les propos sans détour de Kylian Mbappé, au sujet des Paraguayens, après la rencontre : « On savait quel type de match on allait avoir (…) on a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde… désolé de l’expression », ajoute Kylian Mbappé.
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    Liesse populaire
    Et en quart de finale, la France sera opposée au Maroc, vainqueur du Canada 3 à 0, dans un match beaucoup plus « conventionnel ». Une victoire qui fait le bonheur de la presse marocaine. « Sortis vivants, sortis parmi les grands », titre Telquel, qui analyse le match : « Chahuté comme rarement depuis le début du Mondial, le Maroc a d’abord survécu au Canada, avant de le faire tomber avec autorité (…) Ce ne fut pas un match facile, une promenade. Il a d’abord fallu encaisser, serrer les dents, souffrir, attendre que l’orage passe. Puis frapper ».
    Hespress, de son côté, raconte la liesse populaire, après la victoire des Lions de l’Atlas : « Quelques instants après le coup de sifflet final, des milliers de supporters ont investi les principales artères des villes du Royaume pour célébrer cette belle victoire, dans une ambiance marquée par la ferveur patriotique, les chants, et les klaxons des motos et des voitures. » Prochain rendez-vous pour le Maroc : jeudi, à Boston, pour le quart de finale contre la France.
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    Assainissement des comptes
    Tout autre chose avec l’Express, qui cette semaine nous parle du Club Med… Et il ne s’agit pas du célèbre club de vacances français, mais du surnom méprisant donné par les pays d’Europe du Nord à ceux du Sud, après la crise financière de 2008. À l’époque, nous rappelle L'Express, les pays du Sud « étaient regardés de haut » et ils furent « soumis à de sévères cures d’austérité ». On parle là de « l’Espagne, de la Grèce, de l’Italie et du Portugal », « qui ont assaini leurs comptes et tirent désormais la croissance des Vingt-Sept », explique L'Express.
    Toutefois, cela ne s’est pas fait sans douleur. Susana Peralta, maîtresse de conférences à la Nova School of Business and Economics de Lisbonne, témoigne : « Au Portugal, le chômage a atteint 17%, le taux de pauvreté a fortement augmenté, il y a eu des coupes budgétaires partout et des hausses d’impôts. Tout cela a profondément marqué les gens ».
    Aujourd’hui encore, la situation reste fragile, particulièrement en Grèce, selon Manos Matsaganis, professeur à l’École polytechnique de Milan. La Grèce où, dit-il, « la plupart des problèmes qui l’ont conduite à la quasi-faillite persistent (…) Elle demeure une économie à faible valeur ajoutée (…) Elle reste vulnérable à un prochain choc économique ».
    Patrimoine en danger
    Le magazine L'Éléphant s'intéresse à la sauvegarde du patrimoine du Moyen-Orient menacé par la guerre. Avec tout d'abord l’exemple de Gaza, où l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine « collabore avec des acteurs présents sur place pour sauvegarder le patrimoine de Gaza, victime de la guerre : évacuation et mise à l’abri des collections du musée Al Qarara, documentation et stabilisation de la mosquée Al Omari, ou du palais Pacha. »
    De son côté, « l’Unesco a placé trente-neuf sites libanais sous protection renforcée provisoire, en 2026 ». Toutefois, remarque L’Éléphant, « même si l’Unesco prend soin de communiquer aux armées, quelles qu’elles soient, les coordonnées géographiques des sites à la richesse patrimoniale inestimable, la réalité reste soumise au bon vouloir des belligérants. On l’a constaté au Liban, avec le bombardement par l’armée israélienne, en mars 2026, de Tyr, l’une des plus anciennes cités du monde méditerranéen ».
    Interrogé, Sarkis El-Khoury, directeur des antiquités au Liban, se désole : « Au-delà d'un bâtiment ou d'un paysage détruit, c'est une guerre culturelle qui se joue. Même les cimetières sont visés. Plus de cinquante villages libanais ont disparu, et avec eux, tout le patrimoine qui y est lié. La disparition de champs d'oliviers, c'est aussi celle d'un savoir-faire qui se transmet de génération en génération, sur un territoire multimillénaire. »
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    À la Une: la canicule en France, un sujet éminemment politique

    28.06.2026
    Au-delà des températures qui s’envolent et de la chaleur qui a pris en étau une bonne partie de la France, la canicule n’est pas seulement une question de degrés. C’est une « catastrophe très politique », annonce en une Le Nouvel Obs. L'hebdomadaire français le rappelle, c’est « une catastrophe annoncée, depuis des décennies, par d’innombrables experts ».
    Le Nouvel Obs pointe « le manque d’anticipation, donc la lourde responsabilité des gouvernements qui se sont succédé, face à ce genre de crise. Il s’agit moins d’une catastrophe naturelle que d’une catastrophe politique », assène le Nouvel Obs, qui met en garde les candidats à la présidentielle de 2027, qui "minimiseraient" l’urgence de la situation, contre l’avis des scientifiques ».
    Avertissement
    Pour la Tribune Dimanche, « la crise climatique est devenue une crise sanitaire ». « Face à ces épisodes de plus en plus fréquents et violents, que peut faire l’État ? », interroge Bruno Jeudy dans son éditorial. Il ne peut pas empêcher le thermomètre de grimper. Mais il a le devoir d’anticiper les conséquences d’un réchauffement annoncé depuis des décennies ». Et, lui aussi, avertit les candidats à la présidentielle de 2027 : « Ils auraient tort de considérer le climat comme un sujet parmi d’autres. Il est désormais le cadre de toutes les politiques publiques. »
    À l’heure de déterminer les responsabilités, Le Journal du Dimanche, proche de l’extrême droite, désigne les coupables : non pas les pouvoirs publics, mais… les écologistes. Le JDD estime ainsi que « l’activisme des Écologistes depuis quatre décennies, focalisé sur les questions de laïcité, d’identité de genre, de burkini ou d’immigration, n’a rien fait pour rafraîchir nos espaces publics ou mieux isoler nos logements ». Manière un peu expéditive de réduire à néant les nombreuses alertes et initiatives lancées par les écologistes depuis les années 1970.
    Gouvernement serein
    Le Parisien Dimanche a interrogé le ministre de l’Intérieur Laurent Nunes. Interrogé sur la gestion de la crise (« les morts, les hôpitaux saturés et les écoles fermées »), Laurent Nunes l’assure : « Non, ce n’est pas un fiasco. » « C’est, dit-il, totalement inédit d’avoir de tels niveaux de température, très au-dessus des normales saisonnières. » « Ces épisodes étaient pourtant prévisibles », lui objecte Le Parisien Dimanche. Laurent Nunes répond : « Face à la canicule, cela suppose de lourds investissements qui ne peuvent se faire que sur la durée. » Le ministre de l’Intérieur ne semble pas ébranlé par le nombre de décès qui ne cesse d’augmenter, et paraît satisfait de la réaction du gouvernement. Il évoque notamment « les plans canicule qui fonctionnent de façon interministérielle depuis la canicule de 2003 ».
    Ils ne se parlent plus
    Les relations entre la France et Israël semblent au plus mal. Est-ce le « grand divorce » ? La question est posée par le Nouvel Obs, au-dessus d’une photo montrant Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou, se regardant sans un sourire, lors d’une conférence de presse. « Depuis le 7-Octobre et la reconnaissance de la Palestine par la France en 2025, les relations entre les deux pays se sont dégradées et ont atteint un niveau de gravité inédit », annonce le Nouvel Obs, qui rappelle la dernière « passe d’armes » entre les deux pays : l’expulsion de la correspondante de RFI, Alice Froussard, et l’interdiction par la France de l'accès à son territoire au ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, l’une des figures de l’extrême droite israélienne.  
    « Lorsque Paris parle "droits de l’homme et diplomatie", ajoute l’hebdomadaire, Tel-Aviv répond "opérations militaires". Deux langages rarement compatibles. Surtout lorsqu’ils sont employés par des dirigeants qui ne se parlent plus la parole », ajoute le Nouvel Obs qui précise, citant une source au ministère de l'Intérieur : « Ils ne peuvent plus se supporter. Les échanges doivent passer par des échelons inférieurs et cela complique tout ».  
    Un hameau contre les colons
    « Cisjordanie : Amos Gitai contre les bulldozers », titre Le Point, précisant que « le cinéaste israélien alerte sur le sort de l’école bédouine de Khan al-Ahmar ». « Ce symbole de coexistence, explique l’hebdomadaire, est menacé par l’extension des colonies. » Khan al-Ahmar est un hameau de 300 habitants, qu’Amos Gitai connaît bien. Il s’est intéressé à son école, il l’a filmée.
    Aujourd’hui, le réalisateur israélien estime que « les colons veulent faire disparaître ce lieu parce qu’il reste le dernier point restant de la zone E1. Cette zone est cruciale, dit-il, si un État palestinien, une autonomie ou quelque autre arrangement politique doit voir le jour, car elle permettrait d’assurer une continuité territoriale palestinienne. Si une colonie israélienne y est construite, ajoute Amos Gitai, la Cisjordanie restera morcelée en fragments de territoire ».
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    À la Une: l’Iran sort renforcé de la guerre avec les États-Unis

    21.06.2026
    L'Iran sort-il renforcé de la guerre avec les États-Unis ? C’est l’analyse que fait Le Nouvel Obs dans son dernier numéro : « La République islamique n’est pas tombée comme Donald Trump le promettait, mais s’est transformée en un régime militariste et s’est probablement consolidée. »
    Pourtant, le régime a été « décapité », au début de la guerre (…) mais il a encaissé les pertes, remplaçant ses hauts dirigeants tués les uns après les autres », rappelle Le Nouvel Obs ». « Dans l’urgence, poursuit l’hebdomadaire, « l’Iran a muté et fortifié son noyau dur. Le pays est désormais dirigé par une garde rapprochée plus autoritaire, pragmatique, moins idéologique ».
    La sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, nous dit Le Nouvel Obs, a ainsi déclaré dans la revue Le Grand Continent, « que le pays s’est transformé en un régime militariste, où les Gardiens de la révolution et d’autres forces armées jouent un rôle prépondérant, bien plus que les mollahs ». 
    Le bilan, pour la population civile, est lourd. « Pour achever toute velléité de contestation, explique Le Nouvel Obs, les autorités iraniennes ont, depuis le début de la guerre, arrêté plus de 6 000 personnes – manifestants, journalistes, défenseurs des droits humains, dissidents – infligé des peines d’emprisonnement de plusieurs décennies et procédé à au moins 39 exécutions politiques, selon l’ONG Amnesty International. »  
    Déception et nostalgie
    « Le fiasco du Brexit », c’est le titre choisi en Une par L’Express, qui ajoute : « Pourquoi les britanniques reviendront ». 2026 marque un anniversaire : il y a dix ans, les Britanniques choisissaient, par référendum, de quitter l’Union européenne. Résultat, selon L’Express : « Une décennie après son référendum, le Royaume-Uni soigne les plaies d’un divorce dévastateur et voit dans un rapprochement avec l’Union européenne sa planche de salut ».  
    Si l’on en croit L’Express, « les deux camps, Brexiters comme Remainers [les pour et les contre] s’accordent sur les grandes lignes d’un bilan peu glorieux : le vote a déchiré le pays, l’a isolé sur la scène internationale, l’a rendu plus pauvre, n’a pas stoppé la vague migratoire et a déstabilisé sa vie politique. Un nouveau terme a même émergé pour désigner cette "tristesse nationale", précise L’Express : le "Bregret" mélange de "Brexit et regrets" ».
    D’où l’idée d’un rapprochement avec l’Union européenne. Quelques petits pas ont déjà été faits. L’Express mentionne ainsi que « Londres fera son retour dans le programme Erasmus (destiné aux étudiants européens) en 2027 ».
    Faute individuelle ou manque de moyens
    Les Français qui s’interrogent sur leur justice… C’est la mort de la petite Lyhanna, violée et assassinée début juin, qui amène les Français à s’interroger sur le fonctionnement de leur justice. « La mort de cette enfant de 11 ans, explique Le Nouvel Obs, a glacé les Français en mettant à nu une forme d’impuissance de l’État face au fléau de la pédocriminalité – et ce alors que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année, soit une victime toutes les trois minutes ».
    Le Parisien Dimanche s’est procuré « le rapport d’inspection qui doit être publié [lundi] et qui pointe, nous dit-il, des erreurs individuelles davantage qu’un manque de moyens, pour expliquer les errements de l’enquête sur Jérôme Barella », le meurtrier présumé de Lyhanna.
    Le Parisien Dimanche prend pour exemple les déclarations d’une autre fillette, Rosa qui, en août 2025, avait « dénoncé avoir été victime de dizaines de viols » de la part de Jérôme Barella, mais dont le dossier « semble avoir été traité à la suite d’autres, sans priorité particulière, et sans que soit considéré la potentielle dangerosité du mis en cause ou sa capacité à faire de nouvelles victimes à tout moment ». Ce qui serait donc le résultats d'erreurs individuelles.
    Pourtant, le manque de moyens alloués à la justice en France a largement été commenté ces dernières semaines… L’Express revient sur ce point précis, en expliquant « que la France est en queue de peloton européen des moyens accordés à la justice ». « L’hexagone, poursuit l’hebdomadaire, compte près de quatre fois moins de procureurs, pour 100 000 habitants, que ses voisins ». Exemple : le Portugal, qui compte « près de 13 procureurs pour 100 000 habitants, contre 3,2 en France ».  
    « La mort de trop »
    Le meurtre de Lyhanna a également suscité une vague de protestation dans la société civile. Cette vague de protestation a un visage, celui d’Andréa Bescond. Cette actrice et réalisatrice a révélé en 2010, « avoir été violée, dès l’âge de 8 ans, par un ami de ses parents ». Elle en a fait une pièce de théâtre intitulée « Les Chatouilles », qui deviendra un film par la suite.
    « À 47 ans, elle est aujourd’hui une figure emblématique du combat pour la protection de l’enfance », remarque Le Nouvel Obs. Depuis le meurtre de Lyhanna, elle appelle les Français à se rassembler tous les lundis à 19 heures, devant les tribunaux. « Comment est née l’idée ? » lui demande Le Nouvel Obs. « C’est venu d’un ras-le-bol, répond-elle. Lyhanna, c’est l’injustice de trop, la mort de trop ».
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    À la Une: existe-t-il une opposition à l’intelligence artificielle?

    14.06.2026
    Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l’on en croit l’Express, qui s’exclame : « Des étudiants au pape, de l’Occident à l’Asie, l’opposition contre l’intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. »
    « Étonnamment, remarque l’Express, les jeunes sont en première ligne. » L’hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l’IA, soit une chute de 14 points en un an ».
    Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l’on en croit l’Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l’IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd’hui, nous dit l’hebdomadaire, « la "gen Z" craint d’être remplacée, avant même d’avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d’emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ».
    Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l’université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l’IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l’emploi depuis 2022. »
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    Que retiendra l'histoire ?
    En France, Emmanuel Macron s’apprête à passer la main, après l’élection présidentielle de l’année prochaine, mais il n’a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l’histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l’hebdomadaire, le chef de l’État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l’attention quasi obsessionnelle qu’il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l’Élysée. »
    « Tous, ou presque, projettent d’écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s’étirer durant des heures. »
    L’hebdomadaire s’interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l’Histoire ne retienne de lui qu’il n’a été "qu’un président des crises", balloté de l’une à l’autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu’elle ne l’oublie ? » « Entre les murs du palais de l’Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu’il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». 
    Magistrats sur le banc des accusés
    En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c’est le meurtre d’une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu’il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas.
    « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l’hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l’école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? »
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    Responsabilité de l'État
    La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu’il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l’assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l’exécutif ».
    « On est arrivé aujourd’hui au bout d’un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s’agit pas d’un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l’incapacité de l’État à protéger même les plus fragiles. »
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    Adieu aux livres
    Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d’entrée de jeu, la situation n’est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l’achat de copies bon marché dans la rue, l’avènement d’Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ».
    Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
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    À la Une: Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre en Ukraine?

    07.06.2026
    Le président russe est pour le moins dans une « impasse », selon le Nouvel Obs, qui avance ses arguments : « Après quatre ans de guerre, l’armée ukrainienne reprend l’initiative sur le champ de bataille et harcèle ses agresseurs sur leur territoire. Sourd face aux voix qui l’implorent d’arrêter les frais, le chef du Kremlin reste dans le déni, malgré un bilan de plus en plus lourd : un demi-million de soldats russes morts ».
    L’Ukraine, elle, croit en ses chances : « Chroniquement sous-estimée depuis 2022, l’armée ukrainienne surprend une fois de plus par sa capacité de réaction et d’initiative… » remarque le Nouvel Obs, qui a interrogé l’analyste Clément Molin, directeur du think tank Atum Mundi, selon lequel « la Russie est désormais largement distancée par l’Ukraine, qui est en train de définir une norme inédite en matière de guerre moderne, avec une plus grande indépendance vis-à-vis des États-Unis et des armements occidentaux. »
    La Russie serait même prête à renoncer. Le Nouvel Obs croit savoir que « dans les couloirs du Kremlin, les éléments de langage se peaufinent pour préparer les esprits à la fin du conflit (…) avec ce questionnement : comment vendre le futur accord avec l’Ukraine comme un triomphe russe ? »
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    Menaces russes
    Vladimir Poutine regardera sans doute d’un œil intéressé l’Arménie, où se déroulent aujourd’hui des élections législatives. « Favori à sa réélection, explique Le Point, Nikol Pachinian mise sur l’Europe pour tenter de sortir du giron russe (…). Le chef de l’exécutif veut tourner la page d’une Arménie vassalisée par la Russie, en rééquilibrant ses alliances stratégiques. Après trois décennies dans l’orbite de Moscou, Erevan pivote désormais vers l’ouest et vers l’Europe ».
    Autant dire que le Kremlin ne juge pas cette perspective d’un œil favorable. « Vladimir Poutine a condamné le 29 mai l’élan pro-européen de l’Arménie, évoquant même "un scénario ukrainien" lourd de menaces », souligne Le Point. Et Moscou compte bien peser sur le scrutin, grâce notamment aux candidats de l’opposition, « réputés proches de Moscou ».
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    La droite divisée
    En France, à l’approche de l’élection présidentielle dans moins d’un an, les hebdomadaires soupèsent les chances des uns et des autres. L’hebdomadaire conservateur Le Point s’inquiète du « charivari » à droite. « Prise en étau entre les héritiers du macronisme et le Rassemblement national ou ses alliés, qui tentent de capter ses cadres et ses électeurs, la droite cherche son espace, son cap et son leader pour 2027 », annonce Le Point, qui a questionné Pascal Perrineau. Et selon ce politologue, la messe est dite : « L’union des droites est un mirage ». À ses yeux, la droite doit s’allier avec le centre si elle veut être au second tour de l’élection présidentielle. « S’il y a désunion, estime Pascal Perrineau, aucun de leurs candidats n’accèdera au second tour ».
    « Cauchemar »
    Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, espère bien, lui, atteindre ce second tour. Mais ce n’est pas L’Express qui l’y aidera… L’hebdomadaire libéral fait sa Une avec ce titre : « Le cauchemar Mélenchon ». Pourquoi un cauchemar ? Parce que, estime le directeur de la rédaction Éric Chol dans son éditorial, « les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au Rassemblement national pour accéder à l’Élysée ».
    Un raisonnement qui repose sur une sorte de pari : Éric Chol estime en effet « que le potentiel de rejet dans l’opinion du Rassemblement national est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d’extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle ». 
    Pas de panique
    L’épidémie d’Ebola qui frappe une partie de la RDC risque-t-elle de s’exporter ? L’Express a posé la question au virologue américain Peter Hotez. « Y a-t-il un risque que ce virus se propage hors d’Afrique ? » « C’est inévitable, répond Peter Hotez, qui ajoute aussitôt : Est-ce que cela mènera à une épidémie ? Probablement pas, car Ebola n’est pas si transmissible dans les premiers stades de l’infection ». « Le plus gros problème, estime le virologue, pour les États-Unis ou l’Europe, c’est la panique et la perturbation sociale qui peuvent en résulter ».
    Peter Hotez prend pour exemple un cas d’Ebola survenu à Dallas, au Texas, en 2014, qui avait provoqué une vague de panique. « Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour la Coupe du monde aux États-Unis ? » lui demande l’Express. « Il n’y a pas de risque que des spectateurs contractent Ebola en allant regarder un match », répond le virologue américain. « En revanche, nous devrions nous attendre à une déstabilisation sociale similaire à celle que nous avions vécue à Dallas, si un seul cas devait être détecté ».
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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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