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    Haïti: au cœur d’une brigade d’autodéfense à Port-au-Prince

    06.2.2026
    En 2025, un phénomène a pris de l’ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d’autodéfense ». Face à l’absence - ou la faiblesse - des forces de l’ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu’elles prétendent combattre.
    De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince,
    Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu’il habite dans le quartier. Comme beaucoup d’habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité.
    « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d’identité prouvant qu’ils résident bien sur place.
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    La naissance de la brigade
    La brigade d’autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l’intermédiaire d’un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l’endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d’un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d’après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert.
    Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d’une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n’ont pas d’armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il.
    Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l’interview, il nous apprend qu’un de ses hommes vient d’être blessé lors d’un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d’un laconique : « Nous sommes nombreux. »
    Les brigades critiquées pour des violences
    La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l’accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs.
    Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l’on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme.
    « Je suis entré dans la brigade à cause de l’insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d’ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l’aise dans un nouvel endroit. »
    Ce jeune brigadier affirme s’occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d’autres zones, pas ici. »
    Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n’est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s’avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu’il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd’hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l’a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n’y est jamais retourné, par crainte pour sa vie.
    Quel avenir pour les brigades ?
    Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s’améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l’ordre, dans l’armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays.
    Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L’histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier.
    « Mon inquiétude, c’est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s’interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d’aujourd’hui peut devenir le membre de gang de demain ».
    À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l’école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI
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    En Irlande, des technologies de pointe pour former les joueurs de rugby de demain

    04.2.2026
    À l’approche du Tournoi des Six Nations — dont le premier choc verra la France affronter l’Irlande ce jeudi 5 février — cap sur le pays du trèfle ! En Irlande, le rugby scolaire n’est pas pris à la légère : c’est là-bas que se forment les talents qui feront le rugby irlandais de demain. Et aujourd’hui, dans les meilleures écoles du pays, tout repose sur des technologies de pointe. Entre capteurs high-tech et protège-dents intelligents, immersion au Wesley College de Dublin.
    De notre correspondante à Dublin,
    Sur les 900 élèves du Wesley College, dans le sud de Dublin, 400 vivent chaque jour au rythme du ballon ovale. Pour aller plus loin, l’école a misé sur la technologie : chaque mouvement de ces jeunes athlètes est analysé à l’aide de capteurs connectés à une application, des capteurs accrochés aux pieds, par exemple, pour mesurer la hauteur d’un saut, ainsi que des capteurs sur toutes les barres de musculation.
    « Si je mets plus de 0,7 seconde à soulever la barre, la charge est trop légère, explique Rich Andreucetti, le préparateur physique de l’école. À l'inverse, en dessous de 0,3 seconde, c’est trop lourd. Par exemple, je vais mettre 50 kg et faire trois répétitions. Pendant que je pousse, je vois : 0,72 seconde ; en rouge, je suis trop lent ! 0,55 seconde, parfait, ça passe au vert ! Maintenant, il faut que je reste dans cette zone tout l’entraînement. »
    Comme un feu tricolore : vert, orange ou rouge donc, les résultats s’affichent en direct sur des iPads. Thibault Campbell, 17 ans, regarde l’écran attentivement : « Évidemment, tout le monde veut être en tête du classement ! Du coup, tu te retrouves à te mesurer à tes coéquipiers, ça motive à travailler plus dur, s'amuse le jeune sportif. Avant, sans ça, chacun faisait son entraînement dans son coin. Maintenant, c’est plus fun, plus compétitif, et on cherche vraiment à se dépasser les uns les autres. »
    Depuis la mise en place de ces équipements high-tech, les élèves s’impliquent davantage, selon Craig Ronaldson, directeur du rugby au Wesley College. « C’est la génération TikTok, s'exclame-t-il. Nos adolescents ont parfois du mal à rester attentifs, on le constate par exemple dans l’analyse vidéo de leur jeu : plutôt que de leur faire revoir de longues séquences vidéo, on privilégie désormais des formats courts, dix secondes ici, trente secondes là… Et ils adorent ces gadgets. D’ailleurs, ils les maîtrisent mieux que nous ! »
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    La prévention des lésions cérébrales
    L’école fait aussi partie des tout premiers établissements d’Irlande à participer à une étude sur l’efficacité des protections à la tête dans la prévention des lésions cérébrales. C'est un enjeu majeur dans le rugby aujourd’hui. Ainsi, à chaque entraînement et à chaque match, les joueurs portent des protège-dents sur mesure avec des puces électroniques intégrées.
    « Ça enregistre toutes tes collisions et à quel point elles sont violentes », explique Thibault, troisième ligne. Si le jeune homme est assez exposé aux chocs, il se dit désormais plus serein : « Du coup, grâce au protège-dents, on peut détecter immédiatement si tu as pris un choc et te faire soigner avant que ça ne s’aggrave. Je trouve ça vraiment rassurant. »
    Cet entraînement d’élite au Wesley College n'est pas pour toutes les bourses : l’école facture 8 000 euros pour les externes. Pour les internes, c'est plus de 18 000 euros l’année.
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    En Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée

    03.2.2026
    Ces dernières années, la deuxième ville d'Haïti, Cap-Haïtien, a vu sa population augmenter de près de 30 %. La raison : l’arrivée massive de personnes déplacées qui ont fui les violences des gangs à Port-au-Prince et dans d’autres régions. Ces familles sont contraintes de tout recommencer, dans une ville qui n’a pourtant ni les moyens, ni les infrastructures pour les accueillir.
    De nos envoyés spéciaux à Cap-Haïtien,
    Franz, chauffeur de minibus, s’apprête à prendre la route vers Port-au-Prince depuis la gare routière de Cap-Haïtien. À bord : quelques passagers, de la marchandise… et beaucoup d’inquiétude. Car pendant les huit heures de trajet, les dangers sont nombreux.
    « Il n’y a aucune sécurité. Avant même d’arriver au soi-disant péage, des membres de gangs pointent leurs armes sur nous pour nous forcer à ralentir et à payer, s'inquiète Franz. Donc, non, on ne peut pas parler de sécurité. »
    Et cette insécurité permanente a fait exploser le coût du transport. Il y a cinq ans, un billet Cap-Haïtien – Port-au-Prince coûtait 2 500 gourdes, environ 19 dollars. Aujourd’hui, il faut compter 6 000 gourdes, soit plus du double. Et près de la moitié de cette somme sert à payer les différents groupes armés qui bloquent les routes et l’accès à Port-au-Prince. 
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    « Les gangs de Mirebalais m’ont forcé à repartir de zéro »
    Ce sont ces gangs qui ont obligé Franz à quitter sa maison, à Mirebalais, dans le centre du pays. Il y a neuf mois, il est venu à Cap-Haïtien, avec sa femme et ses enfants. « Avant, j’avais mon appartement, j’avais mon entreprise, regrette Franz. Aujourd’hui, on est six à vivre dans une seule pièce. Les gangs de Mirebalais m’ont forcé à repartir de zéro. »
    Comme Franz, Saradjine Darius a elle aussi fui la violence. L’an dernier, la jeune fille de 22 ans a quitté Port-au-Prince avec sa famille pour venir s’installer à Cap-Haïtien. « Un soir, tout le monde dormait, un voisin est venu frapper à la porte, témoigne-t-elle. Il passait de maison en maison pour prévenir que des bandits avaient envahi la zone. On a réveillé les enfants en pleine nuit, pris quelques affaires et on est partis. »
    Le défi de la gestion des déchets
    L’arrivée massive de personnes déplacées depuis deux ans représente un défi immense pour Cap-Haïtien. Alors que la ville croulait déjà sous les déchets, leur volume a doublé en deux ans.
    « Là, maintenant, avec la surpopulation, on a des constructions anarchiques partout, explique la mairesse Angeline Bell. Il y a aussi les constructions sur les ravines, les constructions dans les montagnes et donc, à cause de cela, quand il pleut, tous les débris, peu importe si on nettoie ou pas, descendent dans la ville. »
    Ces dernières années, Cap-Haïtien est devenue une ville-refuge. Tant que la situation à Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays ne s’améliorera pas, les déplacés continueront d’affluer dans une ville déjà saturée.
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    «On fait tout pour protéger nos civils et nos terres»: ces Ukrainiens qui chassent les drones russes

    02.2.2026
    En Ukraine, les drones sont devenus le nerf de la guerre, après bientôt quatre ans d'invasion russe à grande échelle. Chaque nuit, des dizaines voire des centaines d'engins sont envoyés par Moscou sur les grandes villes ukrainiennes et leurs infrastructures énergétiques. Le plus important conflit depuis la Seconde guerre mondiale est marqué par cette nouvelle arme moderne, inhumaine dans le premier sens du terme, et redoutable. Alors, pour défendre leurs civils, les Ukrainiens ont notamment mis en place des unités de défense aérienne mobile. Des unités qui guettent toute la nuit le ciel pour tirer sur les drones.
    Le reportage de notre correspondant à Odessa, en Ukraine est à écouter dans son intégralité sur notre site dans Accents d'Europe.
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    Birmanie: la jeunesse vit dans la peur de la conscription, sous l'autorité de la junte militaire

    01.2.2026
    En Birmanie, cinq ans après le coup d'État, une large partie de la population vit sous le contrôle sans partage de la junte. La guerre civile continue de faire rage, entre les forces rebelles pro démocratie et l'armée. Cette dernière manque d'hommes. Pour y pallier, les militaires ont recourt, depuis 2024, à la conscription de force, qui vise tous les hommes de 18 à 35 ans et les femmes de leur majorité à 27 ans. Une épée de Damoclès au-dessus de la tête d'une jeunesse qui peine à s'imaginer un avenir dans le pays.
    De notre envoyé spécial de retour de Birmanie,
    On se trouve dans une institution locale, une petite échoppe de thé où les gens partagent un morceau et discutent. Un jeune homme en âge d'être conscrit, présent dans ce lieu, confie : « Évidemment, savoir que je peux être recruté dans l'armée à n'importe quel moment, ça m'inquiète. Mais je ne peux rien faire, je dois juste composer avec cette situation, voir comment les choses évoluent. Pour mes amis, c'est pareil. Je n'en connais pas qui ont été enrôlés, mais ils ont tous peur de l'être. La plupart d'entre eux sont déjà partis du pays. »
    Une option qu'envisage le jeune homme : « Oui, je me prépare aussi à partir. Je veux aller au Japon, pour étudier et travailler là-bas en même temps. J'espère partir cette année. La première barrière, c'est la langue, donc j'étudie le japonais. Mais notre problème, ce sont aussi les changements permanents de règles ici. D'un coup, ils peuvent nous interdire d'aller à l'étranger. Ils empêchent aussi les jeunes hommes d'avoir un passeport facilement. Et même si on l'obtient, que nous avons tous les papiers nécessaires, ils peuvent nous empêcher de passer à l'aéroport, simplement parce qu'on est en âge d'être conscrit. Et là, tout l'argent que tu as investi est jeté par la fenêtre. »
    « On a envoyé mon frère dans la jungle, dans un camp d'entraînement de la résistance »
    Alors que des hommes sont raflés dans les rues pour partir au front, impossible de savoir combien ont choisi la fuite. Partir étudier à l'étranger est un privilège. La plupart traversent illégalement la frontière vers la Thaïlande. Mais certains choisissent de rester en Birmanie. C'est le cas du frère de Suzy (nom d'emprunt) :
    « Dès qu'ils ont annoncé la mise en place de la conscription, le nom de mon frère est apparu sur les listes et le responsable du quartier est venu à la maison pour nous poser des questions. Ma mère m'a demandé de prendre mon frère chez moi pour que l'on trouve une solution. On lui a demandé ce qu'il voulait et on a décidé de l'envoyer dans la jungle, dans un camp d'entraînement de la résistance. Il est parti juste avant la première vague de conscription. »  
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    « Nous sommes obligés de vivre au jour le jour »
    « Je lui ai demandé trois fois s'il voulait partir pour la Thaïlande, il a refusé à chaque fois. II la dit qu'il veut se battre contre l'armée », poursuit la jeune femme, inquiète des frappes aériennes qui ne cessent de s'intensifier.
    La jungle, le front ou la fuite : ce choix terrible ne s'impose pas à tous. Certains peuvent se permettre de payer ou de faire jouer leur carnet d'adresses. Une option impossible pour les plus pauvres comme cette femme de 37 ans qui, à la mort de sa sœur, a dû s'occuper de son neveu :
    « Pour nous, c'est impossible de mettre de l'argent de côté. Tout coûte tellement cher. Les prix n'arrêtent pas de grimper. Et toutes les solutions pour qu'il évite le service militaire – partir à l'étranger, payer une taxe aux autorités ou un pot-de-vin pour qu'il ne soit pas sur les listes de conscription –, tout cela coûte énormément d'argent. Donc, nous sommes obligés de vivre au jour le jour, et c'est impossible de nous projeter. »
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