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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: l’Iran sort renforcé de la guerre avec les États-Unis

    21.06.2026
    L'Iran sort-il renforcé de la guerre avec les États-Unis ? C’est l’analyse que fait Le Nouvel Obs dans son dernier numéro : « La République islamique n’est pas tombée comme Donald Trump le promettait, mais s’est transformée en un régime militariste et s’est probablement consolidée. »
    Pourtant, le régime a été « décapité », au début de la guerre (…) mais il a encaissé les pertes, remplaçant ses hauts dirigeants tués les uns après les autres », rappelle Le Nouvel Obs ». « Dans l’urgence, poursuit l’hebdomadaire, « l’Iran a muté et fortifié son noyau dur. Le pays est désormais dirigé par une garde rapprochée plus autoritaire, pragmatique, moins idéologique ».
    La sociologue franco-iranienne Azadeh Kian, nous dit Le Nouvel Obs, a ainsi déclaré dans la revue Le Grand Continent, « que le pays s’est transformé en un régime militariste, où les Gardiens de la révolution et d’autres forces armées jouent un rôle prépondérant, bien plus que les mollahs ». 
    Le bilan, pour la population civile, est lourd. « Pour achever toute velléité de contestation, explique Le Nouvel Obs, les autorités iraniennes ont, depuis le début de la guerre, arrêté plus de 6 000 personnes – manifestants, journalistes, défenseurs des droits humains, dissidents – infligé des peines d’emprisonnement de plusieurs décennies et procédé à au moins 39 exécutions politiques, selon l’ONG Amnesty International. »  
    Déception et nostalgie
    « Le fiasco du Brexit », c’est le titre choisi en Une par L’Express, qui ajoute : « Pourquoi les britanniques reviendront ». 2026 marque un anniversaire : il y a dix ans, les Britanniques choisissaient, par référendum, de quitter l’Union européenne. Résultat, selon L’Express : « Une décennie après son référendum, le Royaume-Uni soigne les plaies d’un divorce dévastateur et voit dans un rapprochement avec l’Union européenne sa planche de salut ».  
    Si l’on en croit L’Express, « les deux camps, Brexiters comme Remainers [les pour et les contre] s’accordent sur les grandes lignes d’un bilan peu glorieux : le vote a déchiré le pays, l’a isolé sur la scène internationale, l’a rendu plus pauvre, n’a pas stoppé la vague migratoire et a déstabilisé sa vie politique. Un nouveau terme a même émergé pour désigner cette "tristesse nationale", précise L’Express : le "Bregret" mélange de "Brexit et regrets" ».
    D’où l’idée d’un rapprochement avec l’Union européenne. Quelques petits pas ont déjà été faits. L’Express mentionne ainsi que « Londres fera son retour dans le programme Erasmus (destiné aux étudiants européens) en 2027 ».
    Faute individuelle ou manque de moyens
    Les Français qui s’interrogent sur leur justice… C’est la mort de la petite Lyhanna, violée et assassinée début juin, qui amène les Français à s’interroger sur le fonctionnement de leur justice. « La mort de cette enfant de 11 ans, explique Le Nouvel Obs, a glacé les Français en mettant à nu une forme d’impuissance de l’État face au fléau de la pédocriminalité – et ce alors que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année, soit une victime toutes les trois minutes ».
    Le Parisien Dimanche s’est procuré « le rapport d’inspection qui doit être publié [lundi] et qui pointe, nous dit-il, des erreurs individuelles davantage qu’un manque de moyens, pour expliquer les errements de l’enquête sur Jérôme Barella », le meurtrier présumé de Lyhanna.
    Le Parisien Dimanche prend pour exemple les déclarations d’une autre fillette, Rosa qui, en août 2025, avait « dénoncé avoir été victime de dizaines de viols » de la part de Jérôme Barella, mais dont le dossier « semble avoir été traité à la suite d’autres, sans priorité particulière, et sans que soit considéré la potentielle dangerosité du mis en cause ou sa capacité à faire de nouvelles victimes à tout moment ». Ce qui serait donc le résultats d'erreurs individuelles.
    Pourtant, le manque de moyens alloués à la justice en France a largement été commenté ces dernières semaines… L’Express revient sur ce point précis, en expliquant « que la France est en queue de peloton européen des moyens accordés à la justice ». « L’hexagone, poursuit l’hebdomadaire, compte près de quatre fois moins de procureurs, pour 100 000 habitants, que ses voisins ». Exemple : le Portugal, qui compte « près de 13 procureurs pour 100 000 habitants, contre 3,2 en France ».  
    « La mort de trop »
    Le meurtre de Lyhanna a également suscité une vague de protestation dans la société civile. Cette vague de protestation a un visage, celui d’Andréa Bescond. Cette actrice et réalisatrice a révélé en 2010, « avoir été violée, dès l’âge de 8 ans, par un ami de ses parents ». Elle en a fait une pièce de théâtre intitulée « Les Chatouilles », qui deviendra un film par la suite.
    « À 47 ans, elle est aujourd’hui une figure emblématique du combat pour la protection de l’enfance », remarque Le Nouvel Obs. Depuis le meurtre de Lyhanna, elle appelle les Français à se rassembler tous les lundis à 19 heures, devant les tribunaux. « Comment est née l’idée ? » lui demande Le Nouvel Obs. « C’est venu d’un ras-le-bol, répond-elle. Lyhanna, c’est l’injustice de trop, la mort de trop ».
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    À la Une: existe-t-il une opposition à l’intelligence artificielle?

    14.06.2026
    Existe-t-il une opposition à l'intelligence artificielle ? La réponse est oui, si l’on en croit l’Express, qui s’exclame : « Des étudiants au pape, de l’Occident à l’Asie, l’opposition contre l’intelligence artificielle monte, alimentée par les déclarations tapageuses de la Silicon Valley. »
    « Étonnamment, remarque l’Express, les jeunes sont en première ligne. » L’hebdomadaire cite une enquête Gallup/Walton/GSV, selon laquelle « seuls 22 % des membres de la génération Z américaine (les 14-29 ans) se disent encore enthousiasmés par l’IA, soit une chute de 14 points en un an ».
    Comment expliquer ce relatif désamour ? Si l’on en croit l’Express, « les jeunes sont aux premières loges des changements brutaux provoqués par l’IA ». En matière de travail, notamment. Aujourd’hui, nous dit l’hebdomadaire, « la "gen Z" craint d’être remplacée, avant même d’avoir mis un pied dans un open space ». En Allemagne, par exemple, une analyse réalisée par la plateforme de recrutement Stepstone « révèle que la part des offres d’emploi destinées aux débutants a fortement chuté depuis 2023 ».
    Autre exemple, aux États-Unis : une étude de l’université de Stanford révèle que « les travailleurs âgés de 22 à 25 ans occupant les postes les plus exposés à l’IA (service client, comptabilité ou développement de logiciels) ont connu une baisse de 13 % de l’emploi depuis 2022. »
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    Que retiendra l'histoire ?
    En France, Emmanuel Macron s’apprête à passer la main, après l’élection présidentielle de l’année prochaine, mais il n’a pas dit son dernier mot. En effet, « il veut entrer dans l’histoire », nous dit le Nouvel Obs. « À un an de quitter le pouvoir, explique l’hebdomadaire, le chef de l’État reçoit discrètement biographes, historiens et chroniqueurs de la Vᵉ République. Signe de l’attention quasi obsessionnelle qu’il porte à la manière dont seront racontées ses dix années à l’Élysée. »
    « Tous, ou presque, projettent d’écrire un livre », poursuit le Nouvel Obs. Emmanuel Macron les reçoit avec attention : dans son bureau du premier étage ou autour de déjeuners qui peuvent parfois s’étirer durant des heures. »
    L’hebdomadaire s’interroge : « Emmanuel Macron craint-il que l’Histoire ne retienne de lui qu’il n’a été "qu’un président des crises", balloté de l’une à l’autre – "gilets jaunes", pandémie, guerre en Ukraine, embrasement du Proche-Orient ? Ou, plus simplement, qu’elle ne l’oublie ? » « Entre les murs du palais de l’Élysée, assure le Nouvel Obs, Macron estime qu’il peut encore remporter cette bataille-là, celle du récit ». 
    Magistrats sur le banc des accusés
    En France encore, un fait divers suscite indignation et émotion. Ce fait divers, c’est le meurtre d’une petite fille de 11 ans, Lyhanna, dans le Gers, dans le sud-ouest de la France. Le meurtrier présumé Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans, a été arrêté, et dans la foulée, on a appris qu’il avait déjà été accusé de viol, sans que la justice se saisisse de son cas.
    « Suspect connu, signalements ignorés, lenteurs coupables : le procès de la justice est ouvert après ce naufrage », titre Le Point, selon lequel « le manque de moyens ne justifie pas tout ». Pour l’hebdomadaire, les coupables sont à chercher du côté des magistrats. « Tout le monde manque de moyens (…), dans les hôpitaux, à l’école, dans les universités (…). Est-ce une raison pour ne pas faire son travail ? »
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    Responsabilité de l'État
    La presse du dimanche, elle, donne à voir un autre point de vue. « Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu’il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions » titre La Tribune Dimanche, selon laquelle « une majorité de Français considère que l’assassinat de la fillette ne relève pas de dysfonctionnements exceptionnels, contrairement à la position de l’exécutif ».
    « On est arrivé aujourd’hui au bout d’un système », estime de son côté Le Parisien Dimanche : « Les Français assistent au délabrement de leur justice. Il ne s’agit pas d’un problème de désorganisation, ni de faute individuelle, mais de l’incapacité de l’État à protéger même les plus fragiles. »
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    Adieu aux livres
    Enfin, Afrique XXI nous invite à découvrir les librairies du Mali. Disons-le d’entrée de jeu, la situation n’est pas florissante. « Autrefois vibrionnante à Bamako, la vente de livres semble au plus bas », explique Afrique XXI. « Les habitudes ont bien changé, entre l’achat de copies bon marché dans la rue, l’avènement d’Internet et un désintérêt pour le livre chez les plus jeunes ».
    Le journal en ligne a rencontré Magatte N'Diaye, qui vient de fermer les portes de sa librairie, à Bamako, faute de clients et malgré ses efforts pour intéresser les enfants, notamment lors d'ateliers de lecture. Elle exprime ses regrets. « Chaque librairie qui ferme est un espace de pensée qui disparaît. »
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    À la Une: Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre en Ukraine?

    07.06.2026
    Le président russe est pour le moins dans une « impasse », selon le Nouvel Obs, qui avance ses arguments : « Après quatre ans de guerre, l’armée ukrainienne reprend l’initiative sur le champ de bataille et harcèle ses agresseurs sur leur territoire. Sourd face aux voix qui l’implorent d’arrêter les frais, le chef du Kremlin reste dans le déni, malgré un bilan de plus en plus lourd : un demi-million de soldats russes morts ».
    L’Ukraine, elle, croit en ses chances : « Chroniquement sous-estimée depuis 2022, l’armée ukrainienne surprend une fois de plus par sa capacité de réaction et d’initiative… » remarque le Nouvel Obs, qui a interrogé l’analyste Clément Molin, directeur du think tank Atum Mundi, selon lequel « la Russie est désormais largement distancée par l’Ukraine, qui est en train de définir une norme inédite en matière de guerre moderne, avec une plus grande indépendance vis-à-vis des États-Unis et des armements occidentaux. »
    La Russie serait même prête à renoncer. Le Nouvel Obs croit savoir que « dans les couloirs du Kremlin, les éléments de langage se peaufinent pour préparer les esprits à la fin du conflit (…) avec ce questionnement : comment vendre le futur accord avec l’Ukraine comme un triomphe russe ? »
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    Menaces russes
    Vladimir Poutine regardera sans doute d’un œil intéressé l’Arménie, où se déroulent aujourd’hui des élections législatives. « Favori à sa réélection, explique Le Point, Nikol Pachinian mise sur l’Europe pour tenter de sortir du giron russe (…). Le chef de l’exécutif veut tourner la page d’une Arménie vassalisée par la Russie, en rééquilibrant ses alliances stratégiques. Après trois décennies dans l’orbite de Moscou, Erevan pivote désormais vers l’ouest et vers l’Europe ».
    Autant dire que le Kremlin ne juge pas cette perspective d’un œil favorable. « Vladimir Poutine a condamné le 29 mai l’élan pro-européen de l’Arménie, évoquant même "un scénario ukrainien" lourd de menaces », souligne Le Point. Et Moscou compte bien peser sur le scrutin, grâce notamment aux candidats de l’opposition, « réputés proches de Moscou ».
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    La droite divisée
    En France, à l’approche de l’élection présidentielle dans moins d’un an, les hebdomadaires soupèsent les chances des uns et des autres. L’hebdomadaire conservateur Le Point s’inquiète du « charivari » à droite. « Prise en étau entre les héritiers du macronisme et le Rassemblement national ou ses alliés, qui tentent de capter ses cadres et ses électeurs, la droite cherche son espace, son cap et son leader pour 2027 », annonce Le Point, qui a questionné Pascal Perrineau. Et selon ce politologue, la messe est dite : « L’union des droites est un mirage ». À ses yeux, la droite doit s’allier avec le centre si elle veut être au second tour de l’élection présidentielle. « S’il y a désunion, estime Pascal Perrineau, aucun de leurs candidats n’accèdera au second tour ».
    « Cauchemar »
    Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, espère bien, lui, atteindre ce second tour. Mais ce n’est pas L’Express qui l’y aidera… L’hebdomadaire libéral fait sa Une avec ce titre : « Le cauchemar Mélenchon ». Pourquoi un cauchemar ? Parce que, estime le directeur de la rédaction Éric Chol dans son éditorial, « les électeurs prêts à céder aux sirènes du candidat insoumis feront – inconsciemment ? – la courte échelle au Rassemblement national pour accéder à l’Élysée ».
    Un raisonnement qui repose sur une sorte de pari : Éric Chol estime en effet « que le potentiel de rejet dans l’opinion du Rassemblement national est moins fort que celui de La France insoumise, plaçant ainsi dans cette hypothèse de second tour le candidat d’extrême droite en situation idéale pour décrocher la timbale présidentielle ». 
    Pas de panique
    L’épidémie d’Ebola qui frappe une partie de la RDC risque-t-elle de s’exporter ? L’Express a posé la question au virologue américain Peter Hotez. « Y a-t-il un risque que ce virus se propage hors d’Afrique ? » « C’est inévitable, répond Peter Hotez, qui ajoute aussitôt : Est-ce que cela mènera à une épidémie ? Probablement pas, car Ebola n’est pas si transmissible dans les premiers stades de l’infection ». « Le plus gros problème, estime le virologue, pour les États-Unis ou l’Europe, c’est la panique et la perturbation sociale qui peuvent en résulter ».
    Peter Hotez prend pour exemple un cas d’Ebola survenu à Dallas, au Texas, en 2014, qui avait provoqué une vague de panique. « Dans ce contexte, êtes-vous inquiet pour la Coupe du monde aux États-Unis ? » lui demande l’Express. « Il n’y a pas de risque que des spectateurs contractent Ebola en allant regarder un match », répond le virologue américain. « En revanche, nous devrions nous attendre à une déstabilisation sociale similaire à celle que nous avions vécue à Dallas, si un seul cas devait être détecté ».
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    À la Une: le PSG remporte une nouvelle fois la Ligue des champions

    31.05.2026
    Un mot barre la Une du Parisien Dimanche : « Légendaires ». En photo, les joueurs du PSG, sur la pelouse, explosant de joie, réunis autour de leur coupe… « "Une fois c’est historique, deux fois c’est légendaire" scandaient les supporters avant le coup d’envoi. Comment-leur donner tort ? » interroge le Parisien Dimanche. « Un titre inscrit un nom au palmarès ; deux d’affilée font entrer dans un cercle dont les membres se comptent sur les doigts des deux mains ».
    « Paris est mythique », s’exclame de son côté l’Equipe, avec là encore une photo des joueurs du PSG célébrant leur victoire, la coupe brandie au-dessus des têtes. L’Equipe qui vibre à l’unisson du Paris Saint-Germain, évoquant « une deuxième étoile qui éclaire le destin du PSG d’une lumière aveuglante ».
    Revers de la médaille : la soirée a été émaillée d’incidents parfois violents, en France. La Tribune Dimanche fait le compte : « 416 personnes interpellées, 7 policiers blessés ».
    Prêts pour la présidentielle de 2027
    Certains hebdomadaires semblent avoir choisi leur candidat, à moins d'un an de l'élection présidentielle en France. Le Nouvel Obs, qui a toujours eu le cœur à gauche, affiche en Une la photo de Raphaël Glucksmann, dans une harmonie de couleurs : les yeux bleu gris du député européen, s’accordent avec un fond bleu-gris du plus effet.
    « Il est impératif que la gauche démocratique et écologiste s’emploie à redonner un espoir aux Français et propose une alternative à la vague nationale-populiste qui menace de déferler », estime le Nouvel Obs, qui poursuit : « C’est le credo de celui qui prétend rassembler la gauche non mélanchoniste ». Raphaël Glucksmann, le leader de Place Publique, qui n’est pas encore officiellement candidat, publie un livre intitulé « Nous avons encore envie » dont l’hebdomadaire, publie des extraits, vantant « l’audacieux contrat patriotique » proposé par le futur candidat. « Glucksmann, nous dit le Nouvel Obs, veut reprendre à l’extrême droite le monopole du drapeau, de l’identité et du sentiment d’appartenance nationale ».
    Mais l'eurodéputé n’a pas la partie gagnée, loin de là. Le Nouvel Obs évoque « la critique lancinante du candidat parisien aveugle aux souffrances des Français ». Ce que ne manque pas de souligner les socialistes (qui ont leurs propres ambitions). Patrick Kanner, le chef des sénateurs socialistes déclare ainsi : « Raphaël est un gars honnête et sincère, mais ce n’est pas lui faire injure de dire qu’il ne connaît pas le pays ». 
    Déjà en campagne
    À droite, Le Point semble miser sur Bruno Retailleau. L’hebdomadaire conservateur a suivi le candidat Les Républicains, lors d’un déplacement à Kiev, « son premier déplacement de campagne à l’étranger ». Le Point un brin admiratif car, lorsque les sirènes d’alerte résonnent dans la capitale ukrainienne, Bruno Retailleau « ne cille pas ».  
    À Kiev, le candidat LR a rencontré « une demi-douzaine d’officiels », « pas vraiment du premier cercle », remarque le Point, « il est finit le temps où il était ministre ». Mais cela n’arrête pas Bruno Retailleau. « Il questionne, engrange des connaissances. Très prolixe sur le narcotrafic, les Frères musulmans et le régime algérien, raconte l’hebdomadaire avec un certain enthousiasme, il creuse désormais sa réflexion sur les sujets de défense, tente de se forger une stature internationale, celle d’un homme d’État capable de donner la réplique à Poutine, Trump ou Xi Jinping ». 
    Long silence
    « L’affaire » Patrick Bruel, chanteur et ex-idole des jeunes, accusé de viols et d’agressions sexuelles, suscite de nouveaux commentaires. « Au total, rappelle le Nouvel Obs, trente femmes l’accusent de violences sexuelles sur les trente-cinq dernières années ». Patrick Bruel, 67 ans, se dit innocent. « Que l'on s'entende, souligne Marianne, la présomption d'innocence vaut pour pour une accusation comme pour mille. En revanche, l'argument du "parole contre parole" tient difficilement lorsque le rapport est de trente contre une ».
    Le Nouvel Obs a interrogé l’anthropologue Mélanie Gourarier, spécialiste de l’étude des masculinités et de l’hétérosexualité. « Comment expliquer ce long silence autour de ces violences sexuelles, alors que "tout le monde savait" selon des témoins cités dans la presse ? », demande l’hebdomadaire. « D’abord parce que la parole est coûteuse pour les victimes, répond-elle. Témoigner porte un coup à leur carrière et génère souvent une rupture biographique, bouleverse toute la vie intime, explique Mélanie Gourarier qui remarque que « par ailleurs, la justice encourage ce silence. Moins de 10% des plaintes donnent lieu à une condamnation. Le message est clair : le coût de la parole est élevé et le criminel a peu de chances d’être condamné ».  
    L'anthropologue évoque aussi une « responsabilité collective », portée par l'entourage des auteurs de violences sexuelles. « On reproche aux victimes de ne pas avoir parlé "assez vite"», souligne-t-elle, « mais les personnes de l'entourage sont témoins, voire facilitatrices et elles ne parlent pas ». Un silence qu'il est sans doute temps de briser...
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    À la Une: le témoignage d'un journaliste palestinien dans «Orient XXI»

    24.05.2026
    Il s’appelle Rami Abou Jamous et il écrit régulièrement un journal de bord pour Orient XXI. Dans sa dernière collaboration, explique le journal en ligne consacré au monde arabe et musulman, Rami Abou Jamous « dénonce la stratégie de l’armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ».
    Le journaliste explique ainsi que le 15 mai dernier, « lorsque les Israéliens ont assassiné le commandant des brigades Ezzedine-Al-Qassam, la branche armée du Hamas, ils ont bombardé un immeuble résidentiel de 5 étages. » « Tuer 200 personnes parce qu’il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, est-ce "compréhensible" ? » demande Rami Abou Jamous.
    Il raconte sa conversation avec une amie, qui accuse cet homme du Hamas d’avoir mis des dizaines de personnes en danger. « En tant que journaliste, répond Rami Abou Jamous, je suis une cible. Et malgré cela, j’habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ? » « Non », lui répond son amie. « On ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n’est pas la même chose ». « Mais si », répond Rami Abou Jamous, « pour les Israéliens, c’est la même chose ». « Je sais que je suis sans doute condamné à mort », ajoute-t-il encore.
    « Elle sort de son couloir de nage »
    Les critiques accablent Ursula von der Leyen. « Celle que les Européens aiment détester », titre l’Express, qui fait sa Une avec un portrait d’Ursula von der Leyen et nous promet une « enquête sur la puissante présidente de la Commission européenne », « une présidente sans limites », accuse l’hebdomadaire, citant les déclarations « en coulisses » « de dirigeants et diplomates européens », selon lesquels Ursula von der Leyen « sort de son couloir de nage », « déborde les contours du coloriage ».
    Que lui reprochent-ils exactement ? De se comporter comme un chef d’État. « Elle agit comme si elle en était un, mais n’en a que les attributs protocolaires », remarque l’Express. « Elle est exposée politiquement sans avoir la légitimité d’un exécutif normal ni le mandat pour conduire la politique étrangère et de défense de l’Union [...] Plusieurs élus l’ont rappelée à l’ordre : "Qui êtes-vous pour décider seule de la position diplomatique de l’Union européenne ?" » Critique reprise par Michel Barnier, l’ex-négociateur du Brexit : « Tout le monde voit bien à Bruxelles que sa gestion est très solitaire à un moment où l’Europe a tant besoin de collégialité ».
    La vie après le Brexit
    C'est le dixième anniversaire du Brexit. Et il n’y a pas de quoi faire la fête si l’on en croit Le Point qui titre en Une : « Brexit, la gueule de bois. » Et l’on retrouve Michel Barnier, signataire d’une tribune sans ménagement : « Dix ans après le référendum sur le Brexit, dit-il, une vérité s’impose : contrairement aux promesses de ses promoteurs, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a ni restauré la prospérité britannique, ni permis un meilleur contrôle des frontières, ni renforcé la souveraineté du pays […] Aucun pays européen ne retrouvera seul sa souveraineté, dans le monde tel qu’il vient ».
    À quoi ressemble la vie, dix ans après le Brexit ? Le Point a choisi d’aller à Birmingham, la deuxième ville du pays qui, nous dit-il, « affronte une crise identitaire ». « À Sparkhill, quartier au sud de Birmingham [...] des femmes en burqa déambulent dans des artères bordées de bâtisses en brique rouge. Des commerces vendent des abayas et autres "biens islamiques" ». « Il souffle un vent mauvais à Birmingham, comme dans tout le royaume, en plein malaise identitaire », assure Le Point.
    « Le scandale des OQTF »
    Et en France, qu’en est-il ? Le Nouvel Obs livre un point de vue différent sur l’immigration, s’inquiétant de ce qu’il appelle « le scandale des OQTF ». OQTF, comme « obligation de quitter le territoire français ». Pour développer son point de vue, l’hebdomadaire prend l’exemple de Souleymane, jeune ivoirien « qui vit en France depuis dix ans. Il a des diplômes et un CDI, un contrat à durée indéterminée, il est inséré socialement, professionnellement ».
    Arrivé en France avec un visa touristique, « il a accompli les démarches pour obtenir son titre de séjour. En vain, car il est frappé d’une OQTF. » « Une absurdité française », accuse le Nouvel Obs, car nous dit-il, « loin de se concentrer sur les cas de délinquants étrangers dont le sigle OQTF a fini par devenir le sinistre synonyme [...] l'inflation des expulsions prononcées touche en réalité de plus en plus de gens qui, comme Souleymane, travaillent en France ». Pour Le Nouvel Obs, pas de doute : « Il est grand temps, à un an de l'élection présidentielle », « de poser ces questions » liées à l'immigration du travail, et « d'y répondre ».
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Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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