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Revue de presse Afrique

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  • Revue de presse Afrique

    À la Une: Madagascar, un an après le coup d’État

    15.10.2026
    Les jeunes de la Gen Z étaient descendus dans les rues le 25 septembre de l’année dernière pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité. Ensuite, les événements s’étaient enchaînés. Rejet des autorités en place, ralliement de l’armée, fuite du président Rajoelina et prise du pouvoir par les militaires le 14 octobre… 
    Le 14 octobre c’est aussi la date anniversaire de la proclamation de la république de Madagascar, en 1958. À cette occasion, le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, a affirmé hier que « l’indépendance de Madagascar restait à conquérir. » Petite phrase reprise notamment par le quotidien L’Express.
    La veille, lors d’un discours, rapporte Madagascar Tribune, le colonel avait affirmé qu’il ne « comptait pas ouvrir de négociations politiques autour d’une éventuelle redistribution des responsabilités gouvernementales. Pour lui, la priorité demeure la consultation des citoyens, sous la conduite du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar. » Avec en ligne de mire l’achèvement des concertations avant décembre, puis l’organisation des scrutins constitutionnel et présidentiel l’année prochaine. 
    Et la Gen Z dans tout cela ?
    « Le 25 septembre dernier, la Transition malgache a honoré la Gen Z avec une stèle singulière érigée pour l’an 1 de la révolution anti-Rajoelina », relève Afriquinfos.
    Une stèle, précise Jeune Afrique, constituée d’une « plaque en marbre noire, qui ne déparerait pas dans un cimetière, où l’on voit quatre jeunes qui brisent leurs chaînes sous la protection d’un béret vert, arme au poing, devant un drapeau malgache déployé au vent. »
    Alors, l’après de la transition militaire, c’est « tout l’enjeu, pointe le site panafricain, des concertations nationales qui ont démarré péniblement en mai, sous le patronage du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar. De ces consultations doit émerger le contenu des lois électorales qui seront appliquées l’année prochaine pour mettre un terme à la transition et surtout, de la vaste réforme constitutionnelle qui doit servir de prémices à la refondation qui suivra. Déjà repoussées six fois ces derniers mois, les concertations n’ont pas vraiment démarré, relève Jeune Afrique. Seule la jeunesse a déjà rendu sa copie : la même que celle qu’elle faisait entendre un an plus tôt. Les principaux responsables politiques préfèrent débattre de sujets stériles, déplore le site panafricain, comme la question récurrente du fédéralisme, plutôt que d’écouter une Gen Z trop affaiblie par ses divisions pour pouvoir peser sur les débats. Une portion de cette Gen Z a (en effet) rejoint le pouvoir, la grande majorité est rentrée chez elle, pendant qu’un dernier carré prépare l’avenir. »
    « J’ai l’impression d’avoir été trahi »
    « Pour la Gen Z de Madagascar, un an après le putsch militaire, les lendemains qui déchantent », titre pour sa part Le Monde Afrique qui publie ce jeudi le premier volet d’une série de quatre reportages dans la Grande Île.
    Le Monde Afrique qui revient sur cette fameuse stèle commémorative : « la célébration n’a pas été du goût de tout le monde. “On est un peu déçus par cette stèle“, maugrée Herizo, l’une des figures les plus connues du soulèvement de “Tana“, le surnom de la capitale malgache. “On aurait voulu, poursuit-il, que tous les personnages soient sur le même niveau, alors que, là, on a le sentiment que l’armée surveille la population et qu’elle a le rôle principal“. “Les militaires en haut, le peuple en bas : cette stèle dit tout“, renchérit une géographe, personnalité phare de la société civile malgache, qui se présente comme la “grande sœur de la Gen Z. “On nous avait promis une nouvelle aube en matière de droits et de liberté d’expression“, confie Elliot, un autre meneur de la Gen Z, avant d’ajouter : “J’ai l’impression d’avoir été trahi“. »
    Et Le Monde Afrique de s’interroger : « les indignés de “Tana“ auraient-ils laissé passer leur chance, le 12 octobre 2025 ? L’espace de quelques heures, entre la fuite en catimini d’Andry Rajoelina et l’adoubement de Michaël Randrianirina, le sommet de l’État a sonné vide. “Si on avait dit, à ce moment-là, que l’on prenait le pouvoir, l’histoire aurait pu être complètement différente, songe Elliot. Mais on n’avait pas de programme, pas de gouvernement prêt, pas de figure de consensus. Ça nous a manqué et ça nous manque toujours“. »
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    À la Une : avec ou contre Kabila

    14.10.2026
    « La création du FRN, le Front pour la refondation de la nation, dirigé par Joseph Kabila et annoncé hier à Goma, commence à produire ses premières secousses dans l’ancien camp présidentiel » : c’est ce que relève Afrik.com. En effet, en l’espace de quelques heures, plusieurs cadres du PPRD, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, ont quitté le navire. « Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir les premières réactions de désapprobation dans la famille politique de Joseph Kabila. (…) Sa nouvelle orientation place ses alliés devant un choix difficile, note Afrik.com : suivre une stratégie qui assume désormais une dimension armée, ou poursuivre le combat politique en s’en démarquant. »
    Ainsi, relève le site congolais 7 sur 7, « plusieurs cadres du PPRD, ainsi que diverses personnalités politiques, prennent leurs distances avec Joseph Kabila. » 7 sur 7 cite notamment l’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, qui affirme « rejeter le recours à la lutte armée et qui dit vouloir poursuivre son combat politique dans l’opposition à Kinshasa, à “mains nues“. Elle plaide pour un dialogue “franc, inclusif et constructif » en faveur de la paix“. » 
    A contrario, l’ancien ministre de la Santé, Félix Kabange Numbi, affiche son soutien à cette nouvelle plateforme politico-militaire, pointe le site Actualité CD : « “Notre nation est en péril“, affirme-t-il, rejetant toute attitude d’abstention face à ce qu’il considère comme une urgence nationale. Félix Kabange Numbi appelle les Congolais à reprendre leur destin en main, et affirme vouloir combattre, au sein du FRN, le régime de Kinshasa qu’il qualifie de “dictature“. »
    L’arène politique congolaise encore plus polarisée…
    De son côté, Jeune Afrique remarque que « Kabila ne crée pas uniquement des secousses dans sa propre famille politique en annonçant rejoindre la lutte armée, il rebat aussi les cartes dans l’opposition. Le lancement du FRN polarise un peu plus l’arène politique et pousse les adversaires du président congolais, engagés depuis des mois dans la contestation du projet de changement de la Constitution, à prendre clairement position. À Kinshasa, ce combat est surtout porté par la coalition C64, qui réunit les opposants Martin Fayulu, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo, Jean-Marc Kabund et Moïse Katumbi. Aucun d’entre eux n’a pour l’heure réagi à l’annonce faite à Goma hier. »
    Jusqu’à présent, pointe encore Jeune Afrique, « la C64 soutenait l’idée d’un dialogue inclusif qui impliquerait à la fois Joseph Kabila et l’AFC/M23. Le pouvoir a toujours catégoriquement refusé cette condition. Le lancement de la nouvelle rébellion confortera probablement le président Tshisekedi dans son approche. Et place en tout cas le reste de l’opposition face à un choix décisif : suivre la voie empruntée par l’ex-président, désormais clairement associé à la rébellion, ou s’en désolidariser entièrement, en espérant peser dans la rue face au pouvoir dans la perspective d’un dialogue. »
    La rébellion va-t-elle passer à l’offensive ?
    Le Monde Afrique s’interroge sur la suite des événements : « jusqu’où ira celui qui, en 1997, a participé au côté de son père, l’ancien président Laurent-Désiré Kabila, à la campagne militaire lancée depuis l’Est pour prendre Kinshasa et renverser le dictateur Mobutu Sese Seko ? Pour Trésor Kibangula, analyste politique au centre de réflexion congolais Ebuteli, interrogé par le journal, “si une partie de la direction de l’AFC/M23 semble pouvoir s’accommoder du statu quo actuel, en consolidant son contrôle sur des villes comme Goma et Bukavu, une autre frange paraît depuis longtemps favorable à la poursuite de l’offensive, notamment vers le Sud. Joseph Kabila semble davantage proche de cette seconde orientation, souligne le chercheur. La création du FRN pourrait donc favoriser une relance de cette progression vers le Sud“. »
    Et puis, souligne encore Le Monde Afrique, « l’une des principales inconnues de la nouvelle équation posée par la création du FRN est celle de l’avenir du processus de paix de Doha, signé en novembre 2025 par le M23 et Kinshasa. Le M23 dissout, la nouvelle coalition reprendra-t-elle les engagements actés dans cet accord-cadre – tels que la mise en place d’un cessez-le-feu permanent ? De son côté, le gouvernement acceptera-t-il de continuer à négocier avec un nouveau chef de rébellion qui a été condamné à mort par contumace ? » Rien n’est moins sûr…
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    À la Une : Kabila sort du bois

    13.10.2026
    « De la rébellion au pouvoir, puis du pouvoir à la rébellion », s’exclame le site congolais Beto. « L’ancien président de la République, Joseph Kabila revient au premier plan sous la bannière d’un mouvement politico-militaire » : le FRN, le Front pour la refondation de la Nation, et ce « aux côtés de dirigeants de l’AFC/M23 », la rébellion de l’est.
    Kabila patron de la rébellion, ça n’est pas une surprise, relève Beto : « Les (premières) accusations de Félix Tshisekedi contre Joseph Kabila remontent à août 2024. Dans un entretien accordé à Top Congo depuis Bruxelles, le président congolais avait accusé son prédécesseur de préparer une insurrection après avoir boycotté le processus électoral de 2023. Il lui attribuait alors un rôle central dans l’Alliance fleuve Congo : “l’AFC, c’est bien lui“, affirmait-il. Début 2025, à Munich, Tshisekedi avait renouvelé ses accusations, présentant Kabila comme le commanditaire d’une opposition armée ayant, selon lui, fomenté avec le Rwanda une entreprise contre la République. »
    En tout cas, pointe encore Beto, « ce retour à la rébellion renvoie aussi aux origines du parcours de Joseph Kabila. En 1996, il avait rejoint l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (l’AFDL), menée par son père Laurent-Désiré Kabila contre le régime de Mobutu. Il s’était notamment vu confier la direction des opérations sur l’axe Kisangani. Près de trente ans plus tard, il retrouve le terrain politico-militaire, cette fois à la tête de sa propre structure. »
    La « congolisation » de la rébellion…
    « Loin d’être une surprise pour les observateurs, ce changement d’étiquette était documenté, relève également Le Journal de Kinshasa. Dans son rapport final de juin dernier, le Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC alertait déjà sur une possible restructuration de l’AFC/M23 avec changement de nom et une montée en puissance de Joseph Kabila à des fonctions de premier plan. Les experts notaient également un enjeu stratégique, note encore Le Journal de Kinshasa : mettre en avant une figure congolaise comme Kabila permettait de présenter la rébellion comme un problème interne congolais et d’occulter le rôle du Rwanda, accusé par l’ONU et les occidentaux de soutenir le M23. Le Rwanda qui a toujours nié sa responsabilité. »
    Justement, pointe Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC, « la question est maintenant de savoir ce que Kigali compte faire de cette situation inédite. Faute d’alternative, le Rwanda s’est résolu à laisser faire Joseph Kabila, même si les objectifs des rebelles d’aller jusqu’à Kinshasa pour prendre le pouvoir sont loin d’être ceux de Kigali, échaudée par les expériences passées. L’entrée de Kabila dans la danse permet surtout au turbulent voisin de minimiser son implication dans le conflit pour faire de la nouvelle rébellion un mouvement congolais répondant à des problèmes congolais. Et terminer la “congolisation“ de la rébellion. Le Rwanda espère ainsi desserrer l’étau des sanctions internationales. »
    Les élections ou la kalachnikov…
    Afrikarabia note encore que « le Front pour la Refondation de la Nation constitue le énième avatar d’un cycle de rébellions qui semble sans fin. Après l’AFDL à la fin des années 90, se sont succédé le RCD, le CNDP, le M23 première version, puis le M23 deuxième version en 2022. Aujourd’hui, c’est donc un ancien président qui reprend le chemin des armes au Congo, validant encore une fois l’adage qu’il n’y a que deux façons de prendre le pouvoir à Kinshasa : en tripatouillant les élections ou en prenant la kalachnikov. »
    Hier, lors de la conférence de presse à Goma annonçant la création du Front pour la refondation de la Nation, Joseph Kabila ne s’est pas directement exprimé. Il l’avait fait vendredi dernier lors d’une allocution télévisé de 20 minutes. 20 minutes au cours desquelles, « l’ancien président a déroulé ses griefs contre le pouvoir de Tshisekedi, rapporte Le Point Afrique. Sans jamais nommer son successeur, il avait brossé un portrait à charge du régime actuel. “Le Congo n’est plus une République, encore moins une démocratie“, avait-il lancé, mais “une dictature“. (…) Quelques heures plus tard, note encore Le Point Afrique, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, avait répliqué en qualifiant Joseph Kabila d’“homme du passé“ qui “n’a rien d’autre à offrir que le chaos“, le décrivant comme un “nostalgique de méthodes antidémocratiques“ et un “auteur de crimes connus“. »
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    À la Une: la guerre des drones au Mali

    12.10.2026
    De plus en plus souvent, la menace vient du ciel. Et cette menace pèse autant pour les jihadistes que pour les FAMa, les Forces armées maliennes. Témoin, rapporte le site Sahara Media, cette attaque hier dimanche menée par le FLA, le Front de libération de l’Azawad, contre un camp des Forces armées maliennes à Soumbé, dans la région de Tombouctou.
    « Le porte-parole du mouvement, Mohamed Mouloud Ramdane, a déclaré que l’attaque avait été menée à l’aide d’un drone suicide, précise le site, et a diffusé une photo de la cible, qu’il a affirmé avoir été détruite. Il s’agit de la première action du Front de libération de l’Azawad depuis son retrait de Kidal, ville du nord-est du Mali, reprise sans résistance par l’armée malienne ».
    Le FLA qui « soutient, pointe encore Sahara Media, que son recours aux technologies modernes, notamment aux drones, est une adaptation nécessaire à une réalité complexe du champ de bataille, où les forces locales sont confrontées à des capacités militaires inégales. Par conséquent, l’utilisation de ces technologies relève de ce que l’on peut qualifier d’un auto-développement des capacités ».
    Formés par les Ukrainiens…
    Pour sa part, le GSIM, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans, qui se bat aux côtés des indépendantistes touaregs, utilise aussi des drones. Et, affirme Le Monde Afrique, « les combattants du GSIM ont été formés au maniement de ces engins volants par les services de renseignement ukrainiens, désireux de frapper les intérêts de Moscou, allié du pouvoir malien ».
    Fin septembre, précise le journal, « des drones ont visé un convoi d’Africa Corps, le dispositif du ministère de la défense russe en Afrique, qui patrouillait à quelques kilomètres à l’est de Niono, dans le centre du Mali. Dès le lendemain, l’attaque était revendiquée par le GSIM. Images de propagande à l’appui, la franchise sahélienne d’al-Qaida a affirmé qu’elle avait fait “sept morts et blessés“ dans les rangs russes. À l’instar de nombreux autres groupes armés à travers la planète, le GSIM a de plus en plus recours à des drones légers et bon marché quadricoptères, équipés de charges explosives ou non, lors de ses opérations à travers le Sahel. Selon l’ONG Acled, précise encore Le Monde Afrique, l’organisation du Malien Iyad Ag Ghali a mené 130 attaques avec des drones au Mali et au Burkina Faso, où elle est déjà solidement implantée, mais aussi au Togo et au Niger, où elle tente de prendre pied, depuis septembre 2023, date de leur première utilisation lors d’un assaut contre le village de Korondali, dans la région malienne de Bandiagara ».
    Et « comme les jihadistes, les rebelles du FLA ont recours à des drones, confirme Le Monde Afrique. Courant 2024, les services de renseignement ukrainiens, spécialistes en la matière et désireux de frapper les intérêts de Moscou sur tous les théâtres, les ont (donc) formés au maniement de ces armes aériennes. De quoi, pointe le journal, alimenter les critiques de ceux qui, au regard de la porosité entre les deux groupes, estiment que cela revient à fournir cette technologie à al-Qaida ».
    Fournis par les Russes…
    Pour leur part, l’armée malienne et les supplétifs russes ont des drones militaires bien plus sophistiqués, comme les drones armés TB2 et Akinci, du constructeur turc Baykar, ou les drones iraniens kamikazes Shahed, capables de voler pendant plus de 24 heures ou de mener des frappes à plus de 1 000 kilomètres de distance. Des drones qui ont sans doute joué un rôle important lors de la reprise de Kidal la semaine dernière par les FAMa. En effet, signale le site Sahel Horizons, des frappes de drones ont été signalées jusqu’aux abords de la frontière avec l’Algérie, près de Tinzawaten. C’est ce qui a d’ailleurs très certainement amené Alger à inciter les indépendantistes « à ne pas sanctuariser la ville de Kidal, plus au sud, afin d’éviter une bataille urbaine destructrice à sa porte et un afflux massif de réfugiés sur son territoire ».
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    À la Une: le probable report des élections en Guinée-Bissau

    09.10.2026
    « Vers le report des élections du 6 décembre en Guinée-Bissau ? » Afrik.com et Africanews posent la même question en Une de leur site internet. Afrik.com ajoute même une autre question : « La junte prend-elle goût au pouvoir ? »
    « Annoncées pour le 6 décembre, poursuit le journal en ligne, les élections présidentielles et législatives censées mettre fin à la transition militaire sont désormais sérieusement compromises. La commission électorale et le Premier ministre de la transition reconnaissent que les conditions techniques et politiques ne sont pas réunies (…) Aucune candidature n’a encore été enregistrée et plusieurs formations politiques n’ont pas renouvelé leurs instances dirigeantes ».
    Suspicion
    Un éventuel report des élections qui pose toutefois question. « Après près d’un an de pouvoir militaire, remarque Afrik.com, le report des élections risque de raviver les interrogations sur les intentions du général Horta N’Tam, qui a pris la tête de la transition après le coup d’État du 26 novembre 2025 ». 
    Car, rappelle le journal en ligne, « début octobre, la junte a empêché Umaro Sissoco Embalo de rentrer au pays. L’ancien président, exilé depuis le coup d’État, souhaitait revenir et se présenter à la Présidentielle. Les autorités militaires ont invoqué des questions de sécurité ». « Dans le même temps (…) la garde présidentielle réputée proche d’Embalo a été désarmée et plusieurs responsables gouvernementaux ont été remplacés ».
    Conclusion d’Afrik.com : « Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que les militaires cherchent définitivement à conserver le pouvoir. Mais chaque report électoral accroîtrait mécaniquement cette suspicion ». 
    Finale de la CAN 2025
    C'est hier qu'avait lieu à Lausanne l'audience du TAS, le Tribunal Arbitral du Sport, sur la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. On ne s’attendait pas hier à une décision, dont on ne sait d’ailleurs pas quand elle pourrait intervenir. Il n’empêche, la moindre information est guettée avec attention.
    Afrikfoot se propose ainsi de nous révéler « ce qui a fuité des échanges du TAS », expliquant notamment que le Maroc « aurait réaffirmé son attachement aux articles 82 et 84 de la CAN, relatifs notamment à l’abandon du terrain et aux sanctions qui peuvent en découler ». De son côté, « la défense du Sénégal mettrait en avant la souveraineté des décisions de l’arbitre. Son argument : la rencontre a repris et s’est disputée jusqu’à son terme sous l’autorité du corps arbitral ».
    Réactions diverses
    Au Sénégal et au Maroc, la presse commente également l’audience du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne. Hespress, au Maroc, explique ainsi que « la partie marocaine a choisi la réserve (…) la délégation marocaine a préféré ne faire aucun commentaire après l’audience, s’abstenant de communiquer sur le contenu des plaidoiries ou sur les échanges qui ont eu lieu dans la salle ».
    Côté sénégalais, en revanche, Abdoulaye Seydou Sow, le secrétaire général de la Fédération Sénégalaise de Football, s’est montré un peu plus loquace. « Nos avocats, a-t-il assuré, ont présenté notre plaidoirie, ont présenté toutes nos observations et ont été entendus par la formation arbitrale », rapporte Walfnet.
    Le secrétaire général de la FSF ajoutant : « Je ne peux pas dire ce qu’il s’est réellement passé car c’est un secret de délibération. Mais je peux assurer que le Sénégal s’est bien défendu ».
    Reste une question : quand la décision du TAS sera-t-elle rendue ? Selon Hespress, Matthieu Reeb, le directeur général du TAS, a assuré que le tribunal « entendait rendre sa décision dans les meilleurs délais ». Toutefois, précise Hespress, « aucun calendrier officiel n’a, à ce stade, été communiqué ».
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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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