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- « Vers le report des élections du 6 décembre en Guinée-Bissau ? » Afrik.com et Africanews posent la même question en Une de leur site internet. Afrik.com ajoute même une autre question : « La junte prend-elle goût au pouvoir ? »
« Annoncées pour le 6 décembre, poursuit le journal en ligne, les élections présidentielles et législatives censées mettre fin à la transition militaire sont désormais sérieusement compromises. La commission électorale et le Premier ministre de la transition reconnaissent que les conditions techniques et politiques ne sont pas réunies (…) Aucune candidature n’a encore été enregistrée et plusieurs formations politiques n’ont pas renouvelé leurs instances dirigeantes ».
Suspicion
Un éventuel report des élections qui pose toutefois question. « Après près d’un an de pouvoir militaire, remarque Afrik.com, le report des élections risque de raviver les interrogations sur les intentions du général Horta N’Tam, qui a pris la tête de la transition après le coup d’État du 26 novembre 2025 ».
Car, rappelle le journal en ligne, « début octobre, la junte a empêché Umaro Sissoco Embalo de rentrer au pays. L’ancien président, exilé depuis le coup d’État, souhaitait revenir et se présenter à la Présidentielle. Les autorités militaires ont invoqué des questions de sécurité ». « Dans le même temps (…) la garde présidentielle réputée proche d’Embalo a été désarmée et plusieurs responsables gouvernementaux ont été remplacés ».
Conclusion d’Afrik.com : « Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que les militaires cherchent définitivement à conserver le pouvoir. Mais chaque report électoral accroîtrait mécaniquement cette suspicion ».
Finale de la CAN 2025
C'est hier qu'avait lieu à Lausanne l'audience du TAS, le Tribunal Arbitral du Sport, sur la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. On ne s’attendait pas hier à une décision, dont on ne sait d’ailleurs pas quand elle pourrait intervenir. Il n’empêche, la moindre information est guettée avec attention.
Afrikfoot se propose ainsi de nous révéler « ce qui a fuité des échanges du TAS », expliquant notamment que le Maroc « aurait réaffirmé son attachement aux articles 82 et 84 de la CAN, relatifs notamment à l’abandon du terrain et aux sanctions qui peuvent en découler ». De son côté, « la défense du Sénégal mettrait en avant la souveraineté des décisions de l’arbitre. Son argument : la rencontre a repris et s’est disputée jusqu’à son terme sous l’autorité du corps arbitral ».
Réactions diverses
Au Sénégal et au Maroc, la presse commente également l’audience du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne. Hespress, au Maroc, explique ainsi que « la partie marocaine a choisi la réserve (…) la délégation marocaine a préféré ne faire aucun commentaire après l’audience, s’abstenant de communiquer sur le contenu des plaidoiries ou sur les échanges qui ont eu lieu dans la salle ».
Côté sénégalais, en revanche, Abdoulaye Seydou Sow, le secrétaire général de la Fédération Sénégalaise de Football, s’est montré un peu plus loquace. « Nos avocats, a-t-il assuré, ont présenté notre plaidoirie, ont présenté toutes nos observations et ont été entendus par la formation arbitrale », rapporte Walfnet.
Le secrétaire général de la FSF ajoutant : « Je ne peux pas dire ce qu’il s’est réellement passé car c’est un secret de délibération. Mais je peux assurer que le Sénégal s’est bien défendu ».
Reste une question : quand la décision du TAS sera-t-elle rendue ? Selon Hespress, Matthieu Reeb, le directeur général du TAS, a assuré que le tribunal « entendait rendre sa décision dans les meilleurs délais ». Toutefois, précise Hespress, « aucun calendrier officiel n’a, à ce stade, été communiqué ». - Cela s'est passé ce mercredi, à Maurice. « Après près d'une décennie de pourparlers », l'Union africaine lance sa propre agence de notation : L'Agence de notation financière d'Afrique, l'AfCRA, « dont l'objectif est de remédier aux évaluations des établissements traditionnels, européens ou américains, perçues comme injustes et qui ont pour conséquence le renchérissement des emprunts des pays du continent », explique le média sénégalais Seneweb.
En quoi c'est un enjeu pour le continent ? Les noms de S&P, Moody’s ou Fitch, ne parlent sans doute pas à grand monde, mais ces agences de notation « déterminent le coût auquel États et entreprises s’endettent sur les marchés obligataires [d’emprunt] », explique Forbes Afrique. Pour cela, elles évaluent, et donnent des notes. Concrètement, ces notes déterminent « le nombre de routes, d’hôpitaux, de centrales électriques, de zones industrielles et d’entreprises pouvant être financés », précise le magazine panafricain African Business.
Un calcul souvent faussé pour l’Afrique
« Certains experts estiment que ces grandes agences négligent par exemple l'important secteur informel de l'Afrique, invisible dans les données officielles », rappelle Seneweb. « Malgré un faible taux de défaut de paiement, l’Afrique, un marché émergent où les liquidités sont rares, emprunte aux taux les plus élevés du monde », analyse de son côté African Business. Pour le journal, c’est la raison pour laquelle « la création de l’AfCRA mérite de l’attention ».
L'Union africaine promet que son agence de notation « fonctionnera de manière indépendante », note le mensuel panafricain Afrimag. Reste cependant à savoir si l'agence de notation africaine parviendra à persuader les investisseurs et les marchés que ses évaluations sont dignes de la même confiance que celle dont bénéficient les agences traditionnelles », tempère Seneweb. Et selon Afrimag, qui qualifie l'AfCRA de « fausse bonne idée », « rien n’est moins sûr : une ombre d’indépendance planera toujours sur cette structure. Les premiers crash-tests surviendront inévitablement lorsqu’il faudra attribuer des notations gênantes à des États actionnaires. « Si cela n'arrive pas », prévient Seneweb, les créanciers risquent de considérer que l'Afrique est juge et partie ».
Un jugement attendu en Suisse, pour répondre à une question : qui est le champion d'Afrique de foot ?
Presque neuf mois après la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025, « le feuilleton judiciaire autour du match entre le Maroc et le Sénégal franchira une nouvelle étape majeure ce jeudi à Lausanne, en Suisse », déclare le journal marocain Le Matin. « Il y a des matchs qui se terminent au coup de sifflet final. Et puis il y a Maroc-Sénégal. Celui-là refuse décidément de prendre sa retraite », juge son compatriote, le 360.
Le terme de victoire, c'est la presse sénégalaise qui se le réserve, en rappelant qu'à la fin de ce match hors-norme et marqué par les tensions, c'est son équipe nationale qui a soulevé le trophée, avec le score d'un but à zéro. Une finale donc « remportée sur le terrain par le Sénégal et attribuée au Maroc par la CAF sur tapis vert », estime Seneplus à Dakar. « C'est la Fédération sénégalaise de football qui a saisi le tribunal arbitral du sport à Lausanne, contestant la décision du jury d'appel de la confédération », poursuit le titre, et « deux logiques s'affrontent ». Pour avoir quitté la pelouse afin de dénoncer un penalty, les Sénégalais ont été déclarés forfaits malgré leur victoire face aux Marocains. Depuis, chacune des sélections revendique le titre continental : les premiers s’estiment vainqueurs sur le terrain, les seconds au nom du droit.
« Le droit, tout le droit, rien que le droit », revendique même le 360, qui estime que « la meilleure posture marocaine est probablement celle qui consiste à faire exactement ce qu’une juridiction attend d’une partie, à savoir plaider le droit, documenter les faits et laisser les émotions à la porte du tribunal ». Le tribunal jouera donc à nouveau ce match dans un décors inédit, conclut le journal marocain : « Un micro, une Confédération, deux fédérations et trois arbitres. Voilà le casting. Le football peut parfois produire des scénarios que même Hollywood n’oserait pas écrire ». - Le patient décédé à son retour dans le pays, après être parti de RDC et avoir voyagé en Ouganda, a été inhumé à Nairobi. Le journal kenyan The Nation raconte cet enterrement sous protocole strict :« les membres de la famille ne sont pas autorisés à le toucher et il n'y a pas de veillée funèbre (...), les matériaux utilisés lors de l'inhumation, y compris les combinaisons de protection chimique et les bottes en caoutchouc, sont détruits sur place. Cette scène offrait un aperçu des précautions extraordinaires » prises au Kenya, observe The Nation.
Une course contre la montre
« À Nairobi, tout est actionné pour empêcher que ce cas importé ne se transforme en chaîne de transmission. Les autorités ont identifié 28 personnes ayant été en contact avec le malade et recherchent encore d’autres passagers et membres d’équipage du vol qu’il a emprunté », déclare le site d'information panafricain Afrik.com mais ce décès « rappelle surtout que l’épidémie ne s’arrête pas aux frontières. »
Et la presse nationale s'interroge : « Où le Kenya a-t-il commis une erreur ? » titre The Standard, « Comment un homme gravement malade depuis des semaines a-t-il pu franchir tous les points de contrôle sans être détecté ?, demande The Nation, cela signifie-t-il que le système de dépistage kényan, pourtant si vanté, n'a pas fonctionné comme prévu ? »
« La fièvre du patient aurait dû être détectée à l'aéroport », estime un virologue interrogé par le journal, avant d'ajouter que « ce n'était pas le moment de désigner des coupables, mais de renforcer la surveillance. »
La reprise stratégique de Kidal
L'armée malienne « signe une rare victoire », titre le journal français Le Monde. « Les FAMa, les Forces armées maliennes, et leurs partenaires paramilitaires russes sont entrés dans Kidal le 6 octobre, après l’annonce par le FLA d’un repli stratégique », précise le site d'informations malien Sahel Tribune. Une annonce faite, après « une opération aéroterrestre engagée depuis plusieurs jours dans la région », ajoute de son côté le média MaliJet.
« Le drapeau national flotte de nouveau sur Kidal, mais cette issue n’est pas tombée du ciel, estime Sahel Tribune, elle couronne une montée en puissance patiente : frappes répétées sur la ville depuis la fin avril, défense acharnée d’Anéfis en juillet, frappes de précision sur Kidal le 4 octobre (...). Le FLA n’a pas choisi de partir. Il a constaté qu’il ne pouvait plus tenir face à une armée malienne plus déterminée, plus combattive et donc plus professionnelle. »
« Cette annonce de la reprise de cette ville devenue un bastion de la rébellion touareg intervient après une série de revers pour l’armée », analyse de son côté Le Monde, qui rappelle que l'armée malienne en avait été chassée en avril dernier, par les FLA et ses alliés djihadistes du JNIM. « Cette perte de Kidal avait à l’époque constitué un véritable camouflet pour les FAMa. »
Mais « pourquoi tant de moyens pour une cité de quelques dizaines de milliers d’habitants ? » interroge Sahel Tribune. Et le média de répondre que c'est « parce que Kidal n’a jamais été une ville comme les autres. De 2014 à 2023, elle fut une enclave où l’emblème national ne flottait plus, placée sous la tutelle de fait des groupes armés et sous le regard complaisant d’une partie de la communauté internationale. Son retour dans le giron de l’État, le 14 novembre 2023, avait été accueilli dans tout le pays comme la fin d’une humiliation longue de près de dix ans, et comme la démonstration que la souveraineté retrouvée n’était pas un mot d’ordre vide de sens », se remémore le journal.
Quel avenir pour la ville ?
« La victoire d’aujourd’hui ne doit pas faire oublier la leçon d’avril », met en garde Sahel Tribune. « En 2023, l’armée était entrée dans Kidal. En 2026, elle en a été chassée. Reprendre une ville ne suffit pas, il faut la tenir. Tenir, c’est aussi administrer, insiste le journal, le retour des services de l’État, de la santé, de l’école, de l’eau et de l’électricité, conditionne celui des familles parties depuis avril. Une armée nationale qui protège, une administration qui sert, une justice qui distingue entre les combattants et les civils. Voilà ce qui rendra la reprise de Kidal définitive. » - La première visite de Romuald Wadagni en France depuis son investiture. Un voyage diplomatique qui aura duré deux jours, avec ce lundi la rencontre avec son homologue français, Emmanuel Macron. Pour La Nation, journal béninois, « cette audience reste un temps fort de la première visite officielle qu’effectue le chef de l’État » à Paris, elle entre « dans une dynamique de dialogue et de concertation entre les deux pays. »
« Pour Cotonou comme pour Paris, cette visite revêt une importance particulière, analyse ensuite La Nation, elle offre l’occasion de consolider des liens historiques tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration adaptées aux défis actuels. À travers cette séquence diplomatique de haut niveau, Romuald Wadagni entend donc poursuivre sa stratégie d’ouverture et de diversification des partenariats, dans un contexte marqué par une volonté commune de renforcer les relations entre les deux pays. »
La signature de plusieurs accords financiers entre Cotonou et Paris
La Nouvelle Tribune, autre titre béninois, en compte trois, dans les domaines de l'électricité, de l'agriculture et de la santé. « Celui qui retient l’attention est le programme consacré à l’extension et au développement des réseaux électriques. (...) un projet d’une valeur de 173 millions d’euros », souligne le journal.
« L’autre retombée de la visite, remarquée par le site Afrik.com, est le lancement des négociations pour financer une plateforme de recherche, d’investigation et d’analyse médico-légale. » Le média ajoute qu'« à terme, le Bénin ambitionne de disposer d’un laboratoire national d’expertise ADN capable de réaliser jusqu’à 30 000 analyses par an. » Afrik.com note enfin que ce sont au total « près de 100 millions d’euros mobilisés en une matinée » pour les projets de Cotonou.
Abiy Ahmed rempile pour un nouveau mandat de Premier ministre en Éthiopie
Quatre mois après les législatives, le dirigeant éthiopien a été reconduit à la tête du gouvernement fédéral, par son parti, le parti de la Prospérité, qui a obtenu 87 pour cent des sièges à la Chambre des communes, rappelle l'hebdomadaire éthiopien Addis Fortune. « Une réélection en plein regain de tensions avec le Tigré, pointe Afrik.com, alors que les combats ont repris dans le nord du pays entre les forces fédérales et le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. »
Cependant, « la crise ne se limite pas au face-à-face entre Addis-Abeba et le TPLF, rappelle le site internet, les relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont également fortement dégradées ces dernières semaines. (...) Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir les forces opposées au gouvernement fédéral, ce que l’Érythrée conteste. » Ces tensions se sont fait sentir dans le communiqué signé par le ministère des Affaires étrangères éthiopien, et publié ce lundi. Addis-Abeba y déclare que « ni les pressions ni les manœuvres de déstabilisation ne changeront la place du pays sur le Nil Bleu et en mer Rouge. Le pays n’a plus d’accès direct à la mer depuis des décennies, mais le ministère y voit pourtant un lien intact », remarque La Nouvelle Tribune. « Aucun pays n’est nommé, mais les dossiers en cours laissent peu de doute sur les destinataires du message », et parmi eux, l'Érythrée.
Pour Afrik.com, le gouvernement d'Abiy Ahmed devra donc « composer avec la reprise des affrontements au Tigré, la dégradation des relations avec l’Érythrée et les risques d’une extension du conflit. »
Au Sénégal, la capitale sous l'eau
« Dakar boit la tasse », c'est le titre d'un article du Quotidien, qui relate les conséquences des fortes pluies qui ont touché la capitale sénégalaise ce week-end en pleine période d'hivernage.
« Dans certaines concessions, les occupants ont ressorti les vieilles méthodes. Seaux à la main, ils tentent d’évacuer l’eau qui s’est frayé un chemin jusque dans les maisons. Ici, on puise, on transporte, on vide. Là, on tente de protéger meubles et appareils avec les moyens disponibles. »
« Pendant ce temps, le ciel reste menaçant. Cette atmosphère fait craindre de nouvelles précipitations (...) Dans les quartiers touchés, la fatigue et l’inquiétude se font sentir. Des habitants déplorent l’absence des autorités sur le terrain durant ce week-end pluvieux », note le Quotidien, avant d'annoncer qu'« après la pluie, une autre bataille commence donc, celle de l’évacuation des eaux. Et pour les populations, la question de la capacité des quartiers à faire face aux fortes précipitations reste entière. » - L'écrivain et ancien ministre sénégalais, Cheikh Hamidou Kane est décédé, ce samedi à Dakar, à l'âge de 98 ans. Cette annonce fait évidemment les gros titres de la presse sénégalaise, qui lui rend hommage : « Le Sénégal et le monde des lettres sont en deuil », déclare le média Seneweb, qui estime que l'auteur laisse derrière lui « l'héritage d'un parcours exceptionnel dédié au service de l'État et au rayonnement culturel du continent. Cheikh Hamidou Kane a effectué un brillant parcours académique entre le Sénégal et la France, obtenant des licences en droit, en lettres et en philosophie à la Sorbonne », avant de devenir ministre sous la présidence de Léopold Sédar Senghor.
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« C'est toutefois son œuvre littéraire qui l'inscrit définitivement dans la postérité », souligne le journal, faisant référence à son roman L'Aventure ambigüe, publié en 1961 et couronné par le Grand prix littéraire d'Afrique noire. Un roman en grande partie autobiographique, qui suit le parcours d'un talibé, un élève d’une école coranique, que sa famille envoie étudier la philosophie à Paris. « Le livre raconte la collision entre les valeurs africaines et islamiques et la culture occidentale », relate Le Soleil, autre titre sénégalais. Mais « après ce coup d’éclat, l’écrivain se tait longtemps. Près de 35 ans de silence littéraire s’écoulent avant la parution d’un second roman en 1995. Deux romans seulement, mais une influence considérable. »
Une influence reconnue par la classe politique sénégalaise
« J’ai appris avec une profonde tristesse le rappel à Dieu de Cheikh Hamidou Kane », a écrit sur Facebook le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. « Avec L’Aventure ambiguë, il a donné à des générations d’Africains les mots pour penser une question qui nous habite encore, celle de s’ouvrir au savoir du monde sans rien perdre de ce que nous sommes. Ministre de la République, il a aussi servi le Sénégal avec dévouement », a-t-il ajouté. Des propos relayés par Senego, qui ajoute que c'est le Premier ministre du pays, qui « a présidé ce dimanche la cérémonie de levée du corps de l’écrivain (...). Par cet hommage, le gouvernement a salué la mémoire d’un grand serviteur de l’État et d’une figure emblématique de la vie intellectuelle et culturelle du Sénégal. »
Des hommages qui dépassent les frontières du pays de la Teranga
Comme l'évoque le journal panafricain Financial Afrik, c'est « un géant de la littérature africaine » qui s'en est allé. «Traduit dans une quarantaine de langues, son roman L’Aventure ambiguë est devenu un classique de la littérature africaine francophone. L’ouvrage est étudié depuis des décennies dans de nombreux lycées, collèges et universités à travers le continent africain », relève de son côté Le Monde Afrique. Rien d'étonnant donc, à ce que les hommages à l'écrivain se multiplient hors de Dakar.« L'Afrique perd une voix », écrit depuis Porto-Novo Le président béninois, Romuald Wadagni, qui pleure la disparition d’une « grande voix de la génération des indépendances », dans un message sur Facebook, relayé sur le site PressAfrik.com.
La presse aussi marquée par l'écho de ses œuvres dans l'esprit de millions de lecteurs
Cheikh Hamidou Kane était « une lumière dans notre mémoire », titre Le Soleil. « L’Aventure ambiguë apparaît comme bien plus qu’un roman. C’est l’œuvre d’une éternité, entrer à jamais dans l’histoire, son auteur avec. » En écrivant ce livre, « Il pose une question qui n’a pas vieilli : que garde-t-on de soi quand on apprend le monde des autres ? », interroge le journal.
« Derrière ce destin individuel se dessinait quelque chose de plus vaste : le trouble d’un continent confronté à la modernité, au moment où les peuples africains commençaient à reprendre possession de leur histoire. Le roman connut une destinée exceptionnelle et continue, des décennies plus tard, de trouver des lecteurs qui reconnaissent dans ses pages une part de leurs propres interrogations », poursuit Le Soleil. « Il nous reste ses livres, bien sûr. Il nous reste aussi le souvenir d’une voix, d’une génération et d’une certaine idée de l’homme africain : debout entre plusieurs héritages, attentif au monde, mais fidèle à sa mémoire », affirme le journal, avant de conclure : « Cheikh Hamidou Kane s’en va. Son œuvre, elle, continuera de cheminer de génération en génération, comme une parole ancienne que le temps n’a pas réussi à faire taire. »
Über Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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