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    À la Une: le torchon brûle entre Alger et Abu Dhabi

    11.09.2026
    Une rupture « historique » pour El Watan, et « inévitable » pour le Jeune Indépendant qui clame que l'Algérie « remet les pendules à l'heure » dans ses relations avec le pays du Golfe. Hier, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué la fin des liens diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Dans la foulée de cette annonce, l’ambassadeur des Émirats a été reçu au siège du ministère où la décision lui a été formellement notifiée. Un délai de 48 heures lui a été accordé pour s’y conformer et quitter le pays.
    Cette annonce, de la part d'Alger, « est tombée avec la solennité des grands tournants géopolitiques », observe le Jeune Indépendant, qui estime par ailleurs que « le gouvernement algérien a pris la décision radicale de rompre le fil diplomatique qui le liait à Abu Dhabi [...] après avoir longtemps privilégié la voie du dialogue, de la retenue et de la modération ».
    « Si l’annonce a le caractère abrupt d’une décision d’État, elle s’inscrit dans un processus de détérioration engagé depuis plusieurs années plutôt que dans un incident isolé », relève le Matin d'Algérie. 
    Cette rupture intervient en effet après des années de tensions latentes entre les deux pays « alimentée par les accusations algériennes visant les ingérences des Émirats dans plusieurs pays arabes et africains », rapporte El Watan, qu'il s'agisse du Mali, de la Libye ou du Soudan, mais aussi du Maroc, avec qui Alger a rompu ses liens diplomatiques en 2021. 
    Car le rapprochement des Émirats avec Rabat « alimente depuis longtemps la méfiance algérienne, dans un contexte où le dossier du Sahara occidental demeure l’un des axes structurants de la politique étrangère du pays », analyse le Matin d'Algérie, un rapprochement qui serait « perçu comme visant à affaiblir l’influence algérienne en Afrique du Nord et au Sahel ». Abu Dhabi a depuis répondu à cette annonce de rupture, sur le réseau social X, en disant espérer qu'elle soit temporaire, et rappelle son attachement aux liens qui unissent les deux peuples. 
    Une première dans l'histoire sportive du continent africain
    Une première historique et olympique : la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) a été allumée à Athènes, berceau antique des Jeux, et elle est ensuite arrivée au Sénégal, pour une tournée de plusieurs semaines dans le pays. Cette flamme, c'est celle des JOJ de Dakar 2026, le premier événement sportif olympique à se dérouler sur le sol africain. 
    À cette occasion, le président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs annoncé que la Fondation nationale Sénégal solidaire, à l’initiative de la Première dame, consacrerait 500 millions de francs CFA aux Jeux, notamment pour permettre à des enfants et des jeunes d’assister aux compétitions. 
    « Mais en politique, les symboles comptent autant que les intentions, nuance le Quotidien, et celui qui se dessine aujourd’hui est pour le moins troublant : acheter des billets pour un événement olympique, au moment même où des milliers de Sénégalais manifestent contre la vie chère ! », s'étonne le journal. « Pour une famille qui peine à payer son loyer, son électricité ou son panier alimentaire, 500 millions de francs CFA [...] représentent plutôt des milliers de repas, des centaines, voire des milliers de bourses ou d’aides sociales. Dakar 2026 peut être une fierté nationale. Mais une fierté nationale ne doit pas devenir une dépense que l’on demande aux citoyens de justifier alors qu’ils peinent déjà à supporter le coût de la vie », alerte le média. 
    Et faire de ces jeux une fierté nationale, c'est bien l'objectif du Sénégal, qui a sorti les grands moyens pour être à la hauteur en termes d'infrastructures d'accueil et de transports. car pour le média en ligne Afrik.com, l'enjeu des JOJ est double pour Dakar : « Il s’agit d’organiser une fête sportive exemplaire, mais aussi de préserver l’image d’un pays d’accueil, capable de conjuguer souveraineté, hospitalité et respect des engagements olympiques ».
    « En octobre, le Sénégal ne jouera pas seulement son image de grande nation sportive africaine, ajoute le média, il portera aussi une part du rêve olympique du continent. Si l’organisation tient ses promesses, Dakar 2026 pourrait rester comme le moment où l’Afrique a cessé d’attendre les Jeux pour commencer à les accueillir. »
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    À la Une: Maurice Kamto, le principal opposant camerounais, rend son tablier

    10.09.2026
    Maurice Kamto a démissionné avant-hier de son poste de président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), formation qu’il dirigeait depuis 13 ans. Démission également du vice-président Mamadou Mota.
    « Cette démission de Maurice Kamto, explique Jeune Afrique, intervient alors que le MRC est englué dans plusieurs procédures judiciaires et que sa participation aux prochaines élections locales est remise en question, en raison d’un potentiel conflit avec le ministère de l’Administration territoriale. Et la formation se déchire dans des querelles autour de la légitimité de son leadership depuis des semaines. »
    Les prochaines élections législatives et municipales au Cameroun doivent avoir lieu l’année prochaine. Et Maurice Kamto, pointe Jeune Afrique, est « déterminé à ce que le MRC se présente à ces scrutins, après le boycott opéré lors des précédentes élections en 2020. L’opposant en exil Issa Tchiroma Bakary a annoncé que ni lui ni son parti, le Front pour le salut national du Cameroun, ne prendront part à ces élections, ce qui place le MRC dans le fauteuil de principal adversaire du RDPC, au pouvoir. Maurice Kamto n’a sans doute pas souhaité hypothéquer ce duel à venir, lequel pourrait le replacer comme principal adversaire du président Paul Biya ».
    À lire aussiCameroun : l'opposant Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC, Mamadou Mota quitte la vice-présidence
    Le MRC en ordre de bataille pour 2027 ?
    Alors, ce départ est-il destiné à donner un nouvel élan à son parti ? Sans doute, estime WakatSéra au Burkina : « La pression de l’administration étant devenue trop forte contre sa personne, Maurice Kamto n’avait d’autre option pour donner une chance de survie à sa formation politique que de rendre le tablier. Et c’est pour ne pas saborder les chances du MRC, qui entend se mettre en ordre de bataille pour les prochaines élections de 2027, que le président et le premier vice-président ont quitté leurs postes. Une stratégie qui pourrait bien être payante si une nouvelle convention est tenue bientôt, comme le prévoit le parti. »
    Reste, tempère WakatSéra, que « l’avenir ne s’annonce pas des plus roses pour le MRC tout comme pour les autres partis d’opposition, le Cameroun de Paul Biya étant une terre plus ou moins hostile à quiconque refusant de marcher dans la direction du vent. Comme dans bien des pays sur le continent, l’opposition n’y est tolérée que lorsqu’elle ne… s’oppose pas au pouvoir. Et le MRC doit trouver la stratégie pour non seulement continuer à exister, mais chercher à conquérir le pouvoir d'État, conformément à ses objectifs de parti d’opposition ! ».
    En position de force…
    Pour le journaliste et analyste Albin Djilo, cité par le site Actu Cameroun, avec cette stratégie, « Maurice Kamto est capable de surprendre ses adversaires et de rebattre les cartes politiques. Le RDPC, le parti au pouvoir, a, semble-t-il, choisi de reproduire le scénario de 2025, affirme Albin Djilo, en misant sur l’instrumentalisation de certains membres du MRC pour, au final, tenter de suspendre la participation du parti aux élections locales. Le régime démontre ainsi, aux yeux d’une partie de l’opinion, poursuit le journaliste camerounais, qu’il considère Maurice Kamto comme son principal adversaire politique. Une situation qui pourrait finalement faire le jeu de Kamto dans un pays où le bilan du régime suffit déjà à faire du simple rejet du système un puissant moteur électoral ».
    … ou à bout de force ?
    Enfin, une autre interprétation du départ de Kamto de la présidence de son parti pourrait être tout simplement… la lassitude. C’est du moins ce qu’avance L’Observateur Paalga : « Sa vie d’opposant a été marquée par des bras de fer permanents avec le pouvoir de Yaoundé, alternant succès populaires, sévères déboires judiciaires et politiques et résidences surveillées. […] Alors, peut-on parler de lassitude ? Peut-être que oui. […] Une chose est certaine, pointe encore le site burkinabè : le départ de Maurice Kamto ouvre une nouvelle période d’incertitude pour le MRC et soulève une question essentielle : s’agit-il d’un retrait tactique destiné à sauver le parti, ou du geste d’un homme arrivé au bout de ses forces dans son interminable bras de fer avec le pouvoir de Yaoundé ? »
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    À la Une: des affaires de gros sous

    09.09.2026
    Des millions et même des milliards qui s’envolent comme par enchantement… C’est ce qui s’est peut-être produit au TCS, le Tribunal criminel spécial du Cameroun. L’affaire est à la une du site de Jeune Afrique et elle a tous les ingrédients d’un roman policier : « un cambriolage, un greffier en chef qui a disparu et un coffre inaccessible, où des milliards de francs CFA pourraient avoir été soustraits. »
    Le site panafricain nous raconte l’affaire : « Joel Tsik, le patron du greffe du Tribunal criminel spécial à Yaoundé, a atteint l’âge de la retraite en juin dernier. Mais, avant de passer sa charge à son successeur, il avait déclaré être tombé malade, se rendant ainsi indisponible. Depuis lors, il n’a plus été aperçu à son bureau. Et personne d’autre que lui ne détient la clé du coffre des scellés. »
    Qu’y a-t-il dans ce coffre ? Réponse de Jeune Afrique : « des pièces à conviction, des objets de valeur, des documents importants, dont le responsable du greffe assure la garde, l’inventaire et la sécurité. » Mais aussi et surtout « ce coffre est censé contenir plusieurs milliards de francs CFA, issus notamment des procédures de plaider-coupable d’accusés ou de condamnés du TCS, comme l’ancien ministre Basile Atangana Kouna. »
    Où sont les milliards du coffre du TCS ?
    Or, rapporte Jeune Afrique, à la fin du mois d’août, un cambriolage a eu lieu « dans le bâtiment du Tribunal criminel spécial, lequel est pourtant gardé par le Groupement polyvalent d’intervention de la Gendarmerie nationale, une unité d’élite. Les intrus ont emporté un ordinateur et une modique somme d’argent déposée dans les tiroirs de la cheffe de la section criminelle du greffe. »
    Mais quid du coffre ? A-t-il été ouvert et refermé ? Impossible de le savoir… Impossible de vérifier sans la clé. Et « dans les couloirs du TCS, l’hypothèse d’un vol bien plus grave circule… » Les milliards qu’il contient se seraient-ils envolés ? « Le TCS a pour le moment tenté de tenir l’affaire secrète, pointe Jeune Afrique, mais sa hiérarchie a adressé un rapport au ministre de la Justice, Laurent Esso, pour lui faire part de ses soupçons, et lui demander la conduite à tenir. »
    Les 500 millions des premières dames…
    Autre affaire de gros sous au Sénégal où l'on s’interroge sur le don de 500 millions de FCFA que les deux épouses du président Bassirou Diomaye Faye viennent de faire pour permettre aux jeunes d’assister aux Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre prochain. L’action est louable, certes. Mais d’où vient l’argent, s’interrogent certains. « Le don de la discorde », titre Seneplus. En effet, la polémique enfle. « Certains, relève SeneNews, s’interrogent (donc) sur la provenance de l’argent de ce don, d’autres pensent que cette somme aurait dû servir à soulager la vie chère des citoyens. »
    Pour sa part, le parti présidentiel dénonce une « manipulation politique » et assure qu’aucun denier public n’a été engagé : « Ces 500 millions de FCFA ne proviennent pas du budget de l’État. Ils ont été mobilisés auprès de bailleurs internationaux, d’entreprises et de mécènes. »
    Où sont les réserves d’or africaines ?
    Enfin à lire sur le site Afrik.com cette enquête sur les réserves d’or des pays africains. On connait les chiffres : « l’Algérie reste le premier détenteur africain avec environ 174 tonnes, devant la Libye (près de 147 tonnes), puis l’Égypte et l’Afrique du Sud, autour de 125 à 130 tonnes. »
    Mais où est entreposé cet or ? Mystère… « Alger ne publie aucune cartographie de ses coffres même si on sait que le pays les garde plutôt sur son territoire. Aucune ventilation officielle n’existe non plus pour l’Afrique du Sud, la Libye, l’Égypte, le Maroc ou le Nigeria. » Afrik.com suppose qu’une grande partie des lingots du continent se trouvent dans les coffres souterrains de la Réserve fédérale américaine à New York. En effet, les coffres de la banque centrale américaine abritent plus de 500 000 lingots, soit plus de 6 300 tonnes d’or. Espérons que la clé n’a pas été égarée…
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    À la Une: un grand oral très attendu au Sénégal

    08.09.2026
    « À Dakar, ce mardi, relève le site Senego, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit présenter la feuille de route du gouvernement dans un contexte marqué par les préoccupations liées au pouvoir d’achat. Son discours de politique générale devrait accorder une place importante aux mesures économiques envisagées par le gouvernement. Les Sénégalais attendent notamment des précisions sur les secteurs concernés par les économies budgétaires et sur l’utilisation de l’accord de principe conclu récemment avec le Fonds monétaire international pour un prêt de plus de 2 milliards de dollars. (…) Le discours du Premier ministre doit durer plus d’une heure avant un débat à l’Assemblée nationale. Et, pointe encore Senego, la possibilité d’un vote de confiance expose Ahmadou Al Aminou Lô à un risque politique, dans un hémicycle dominé par le Pastef d’Ousmane Sonko, critique des choix de l’exécutif. »
    La valse des étiquettes…
    Principal sujet d’inquiétude pour les Sénégalais : la vie chère. Samedi dernier, relate Le Quotidien, plusieurs centaines de Dakarois se sont rassemblés pour une « marche des paniers vides » : « Munis de cabas vides, de pancartes et de banderoles, les manifestants ont exprimé leur exaspération face à l’explosion des dépenses quotidiennes. Alimentation, électricité, avec la hausse du Woyofal (le compteur prépayé), carburant ou encore frais de scolarité à l’approche de la rentrée scolaire : l’inflation touche tous les secteurs, relève Le Quotidien. Même le plat national, le “thiéboudiène“, est devenu un luxe, le kilo de viande a bondi de 30 % en un an pour atteindre 6 000, voire 7 000 francs CFA. “Cela fait quatre mois que je ne mange plus de viande. La classe moyenne souffre“, confie une dame désemparée. »
    « Au-delà du panier de la ménagère, il y a aussi les prix des loyers, constate encore le quotidien sénégalais. Venu marcher en simple citoyen, Boully Galissa, le chef de cabinet du maire de Dakar, a vivement interpellé les bailleurs : “Les agences et les propriétaires doivent savoir qu’ils ne sont pas à Paris ou New York, mais à Dakar, s’est-il exclamé, où le revenu minimum est de 60 000 francs CFA. Le prix des loyers doit refléter nos revenus, sinon les Sénégalais vont devenir des étrangers dans leur propre pays“. »
    D’autres sujets « brûlants »
    « Mille et une attentes ! », s’exclame pour sa part Walf Quotidien. Outre le problème de la vie chère, en effet, le secteur privé « veut du concret », pointe le quotidien sénégalais. Pour Abdel Kader Ndiaye, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, interrogé par le journal, « l’heure est à l’action, au traitement efficace de la dette, à la relance effective de l’économie par l’investissement et la croissance, à trouver des solutions à l’employabilité des jeunes, à la relève du pouvoir d’achat… Il faut que les politiques déjà énoncées donnent des résultats. »
    « Un grand oral sous haute tension », renchérit Seneplus. Car les sujets abordés ce mardi par le Premier ministre sont « brûlants », affirme le site : restructuration, coût de la vie, gouvernance des entreprises publiques, renégociation des contrats, date des élections, retour sur les points au cœur des divergences entre l’Exécutif et la majorité parlementaire. » Bref, « c’est en pleine tempête sociale que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô va faire face tout à l’heure aux députés. »
    Le gouvernement va-t-il tomber ?
    Alors à l’issue de cette déclaration de politique générale du Premier ministre, l’opposition pourrait voter une motion de censure pour faire tomber le gouvernement… En effet, relève Walf Quotidien, « avec les 130 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, faire tomber le gouvernement serait une simple formalité pour Pastef, le parti de l’ex-premier ministre, Ousmane Sonko. » Toutefois, Walf Quotidien n’y croit pas… « Faire tomber le gouvernement serait juste un acte politique symbolique sans effet sur la marche du pays. En effet, en cas de motion de censure, le président de la République aurait la possibilité de reconduire Ahmadou Al Aminou Lô dans la minute qui suit et de dissoudre l’Assemblée nationale le moment venu. » Et Walf de citer cette petite phrase d’un responsable de Pastef qui a requis l’anonymat : « À quoi bon voter la censure ? Pourquoi tirer sur une ambulance ? »
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    À la Une: la guerre sale au Soudan

    07.09.2026
    Un peu plus de trois ans de guerre civile, 200 000 morts, 14 millions de déplacés… Et une confirmation, des armes chimiques ont bien été utilisées par l’armée régulière pour contrer l’avancée des paramilitaires. D’après des éléments publiés par le Washington Post et le New York Times, des bombes au chlore ont été ainsi développées et utilisées pendant au moins six mois, entre juillet 2024 et janvier 2025.
    « Les deux quotidiens américains, précise Le Monde Afrique, ont eu accès à un dossier comprenant des notes internes, des vidéos, des photos et des interceptions téléphoniques. Y figurent notamment des messages et appels émis et reçus par le général Abdel Fattah Abdelrahman al-Burhan, le chef des FAS, les Forces armées soudanaises, et président de facto du Soudan. Ces documents hautement confidentiels ont été transmis par une “agence de renseignement d’un pays du Moyen-Orient“, affirment les journaux, sans plus de détails. Deux sources sécuritaires ont assuré au Monde qu’ils émanaient des services de renseignement israéliens. (…) Les attaques chimiques recensées par les médias américains ont eu lieu en 2024, pointe encore le journal, au cours de la première année du conflit. Acculée par l’avancée des paramilitaires, l’armée soudanaise avait perdu le contrôle de la capitale, Khartoum, et abandonné ses bastions un à un dans le centre du pays. Selon les documents cités par les journaux américains, la décision a été prise d’utiliser des armes au chlore pour reprendre l’initiative sur le champ de bataille en juillet 2024. »
    Et « comme l’avait déjà révélé France 24 dans une enquête diffusée en novembre 2025, relève Le Monde Afrique, l’armée de l’air soudanaise avait bien effectué, les 5 et 13 septembre 2024, des largages de barils contenant du chlore gazeux au-dessus de la raffinerie d’Al-Jaili, la plus grande du pays, au nord de Khartoum. L’infrastructure était alors aux mains des FSR, et l’armée soudanaise voulait les en déloger sans risquer de détruire le bâtiment. »
    La diplomatie au point mort
    Côté diplomatie, l’atmosphère est plutôt « tendue » entre les États-Unis et les Forces armées soudanaises du général al-Burhan. C’est ce que pointe le Sudan Times. Le Sudan Times, proche du pouvoir de Khartoum, réfute toute accusation d’utilisation d’armes chimiques. Le journal avance le fait « qu’aucun témoignage crédible d’habitants affirmant avoir observé ou subi les conséquences de l’utilisation présumée d’armes chimiques n’a été rapporté ».
    Qui plus est, souligne cette fois Jeune Afrique, « le gouvernement de Khartoum ne cache pas son hostilité à la proposition de cessez-le-feu de Massad Boulos, le conseiller principal de Donald Trump pour les affaires arabes et africaines. Celui-ci a plaidé, à la fin d’août, aux Nations unies, en faveur d’un embargo sur les armes, puis condamné les frappes aériennes, dont la paternité est attribuée aux FAS et qui visaient sur le territoire tchadien leur adversaire, les FSR, les Forces de soutien rapide du général Hemedti. »
    En fait, précise Jeune Afrique, « les États-Unis pris entre deux feux. D’un côté, l’armée du général al-Burhan, forte de ses victoires, qui refuse de négocier le cessez-le-feu que préconise Washington. Et de l’autre, la coalition civile Somoud, que dirige Abdallah Hamdock, et qui pousse l’administration américaine à imposer une trêve et un dialogue inter-soudanais pour mettre fin aux souffrances des populations ».
    Le problème en Afrique: pas la démocratie mais ses dirigeants…
    Enfin, comme en écho à la situation au Soudan, ce point de vue de l’écrivain et chroniqueur guinéen, Tierno Monénembo, à lire dans Le Point Afrique : « Ce qui pose problème à l’Afrique n’est pas la démocratie, affirme-t-il, mais ses dirigeants. Tierno Monénembo s’appuie sur le récent essai d’Ousmane Ndiaye, L’Afrique contre la démocratie, mythes, déni et péril, qui montre que « ce n’est pas la démocratie qui pose problème (donc), c’est la conscience civique et morale de nos dirigeants qui laisse à désirer ».
    Et l’écrivain guinéen de souligner que « la démocratie ne vient ni d’Athènes ni de La Baule. Elle est universelle, immanente (elle a toujours existé dans toutes les sociétés) et évolutive dans le temps ». Et de rappeler que « dès le début du 18e siècle, Le Fouta-Djalon avait instauré l’alternance, le contre-pouvoir, le contrôle et le recours (les quatre règles de base des démocraties modernes) bien avant l’indépendance américaine et la Révolution française ».
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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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