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  • Madagascar: réouverture de la galerie Zaimaika après deux ans de travaux
    La galerie Zaimaika, située en plein cœur d'Antananarivo, vient de rouvrir ses portes. Ce temple de la restauration rapide à la malgache avait été fermé pendant deux ans après l’effondrement de sa toiture. Bâtiment entièrement rénové, formation des gargotiers aux normes d’hygiène, stands carrelés... Cette réouverture ravit les habitués, mais aussi une nouvelle clientèle qui n’osait pas s’arrêter dans cette galerie aux gargotes populaires. De notre correspondante à Antananarivo, Dès 6 h du matin, l’odeur de la cuisson au charbon de bois envahit la galerie Zaimaika. Fano, au stand numéro 21, s’activent, comme les autres gargotiers, pour servir ceux qui viennent prendre leur petit déjeuner. « J’arrive ici à 4 h du matin. J’allume le feu et je commence à tout préparer. Il y a du poulet aux champignons noirs, du bœuf braisé très tendre, des saucisses et de la viande porc en sauce. Là, on a le ravitoto : des feuilles de manioc pilées et des haricots blancs en accompagnement. C’est ma bouche qui remplace la carte du menu. C’est bien de travailler ici depuis la rénovation. Le nombre de clients a été multiplié par deux. », explique-t-il. À midi, la galerie fourmille de Tananariviens, hélés par les serveurs sur leur passage. Parmi eux, Mbolasoa et ses amis : « C’est la première fois que je viens ici. On a vu que c’était bien rénové et on est venu pour tester. Ce que j’aime c’est le riz avec les feuilles de manioc pilées à la viande de porc. Avant, Zaimaika, ça ne m’inspirait pas confiance. Là, l’endroit est attrayant et c’est bon. C’est un fast-food à la malgache », s’exclame Mbolasoa. Faire perdurer l’esprit de la galerie Zaimaika Si quelques gargotiers proposent maintenant des tabourets à leurs clients pour s’attabler au rebord carrelé de leur stand, chez Ra Fredy, spécialiste du look's (contraction de « loha » et « kisoa », « tête de porc » en français), c’est l’esprit d’origine de Zaimaika qui perdure : manger debout. « Ça fait 50 ans que je travaille ici et on essaie de conserver cette façon de cuisiner et de manger. Ça, c’est la tête de porc. Là, je coupe les oreilles. Je la cuisine simplement. Je la lave bien. J’ajoute de l’eau, du sel dans la marmite et je laisse cuire pendant 5 à 6 h. » Autour de sa vitrine, des dizaines de personnes engloutissent ses plats avec avidité. C’est le cas d’Andry, un habitué : J’arrive, je donne ma commande et la seconde d’après, il me donne mon plat parce que tout est déjà prêt dans les marmites. On est nombreux à ne pas avoir beaucoup de temps pour manger et dans cette galerie, c’est un service express. J’aime cet endroit parce qu’on peut y admirer toute la cuisine malgache, sans fioriture. Tout le monde aime ça, surtout le look's de monsieur Fredy qui est très connu ici. Des prix inchangés Comme la plupart des cuisiniers, Ra Fredy n’a pas augmenté ses prix depuis la réouverture et vend ses plats entre 2 000 et 3 000 ariarys, soit moins d’un euro. « Ici ce n’est pas réservé aux pauvres ou aux riches. Il y a des docteurs, des employés de bureau et de simples gens aux alentours, qui viennent manger. Zaimaika, c’est pour tout le monde », assure-t-il. Des clients qui ont l’embarras du choix. 64 gargotiers ont investi les box flambants neufs de la galerie.
    1/22/2022
    2:17
  • Nigeria: à Maiduguri, les enfants apprennent à construire la paix
    À Maiduguri, la société toute entière vit avec les traumatismes hérités du conflit qui oppose depuis plus d’une décennie l’armée nigériane et les jihadistes de Boko Haram. Pour reconstruire la paix, une ONG locale a édité un petit livret intitulé Boko Halal, diffusé notamment auprès des élèves de plusieurs écoles islamiques de la ville. Les thèmes abordés : paix, confiance en soi, information sur les addictions, en s’appuyant sur les textes sacrés de l’Islam.  De notre correspondante à Lagos, Dix d’écoliers sont assis sur des bancs plantés dans le sable. Sur un tableau noir usé, leur professeur a écrit le titre de la leçon du jour : « Gérer ses traumatismes et son stress post-traumatique ». Des thèmes difficiles, dont aucun enfant ne devrait entendre parler aussi jeune... mais pour ces élèves âgés de 10 à 12 ans et grandis en plein conflit, la violence est une réalité quotidienne, rappelle cette enseignante : « Comment reconnaître une personne traumatisée ? Comment se soigner ? Peut-être certains de ces enfants ont-ils perdu leurs parents, donc il faut qu’ils soient informés. » Prendre le contre-pied de Boko Haram Dans cette école islamique, 50 élèves participent une fois par semaine à un « club de la paix », une activité extrascolaire qui s’appuie sur un livret édité par la Fondation Allamin pour le développement et la paix, une ONG locale. Son titre, Boko Halal, prend le contre-pied de « Boko Haram » - qui signifie littéralement « l’éducation occidentale est sacrilège ». Le docteur Abubakar Maaji a chapeauté l’élaboration de ce programme : « Les jihadistes ont réussi à exploiter la vulnérabilité de notre jeunesse, à cause d’un manque d’éducation, d’un manque d’argent. Donc, nous voulons vraiment éduquer les plus jeunes le plus tôt possible. » Devenir des « ambassadeurs de la paix » Cette initiative est soutenue par l’association des écoles islamiques du Borno. Celle-ci regroupe 600 établissements qui combinent enseignement religieux et apprentissage de l’anglais et des mathématiques. Mais Muhammad Isa, le directeur de l’association, rappelle que de nombreuses écoles coraniques échappent à tout contrôle dans la région. Les écoles membres de notre association ont les mêmes vacances, les mêmes examens, le même programme... Mais beaucoup d’écoles coraniques opèrent de manière indépendante, on ne sait pas ce qui y est enseigné... c’est pour ça que nous avons rejoint cette initiative, pour donner une ouverture d’esprit à nos élèves, pour leur dire que « Boko est Halal », que suivre un enseignement occidental est autorisé. À l’issue de ce programme, les élèves ayant participé aux « clubs de paix » deviennent à leur tour « des ambassadeurs de la paix » auprès de leurs camarades.
    1/21/2022
    2:17
  • Centrafrique: les déplacés de Bimbi dorment à la belle étoile (3/3)
    En République centrafricaine, les conséquences humanitaires du conflit s’aggravent de jour en jour. Selon l’ONU environ 700 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays. Dans le quartier de Bimbi, les habitants de la commune éponyme à une cinquantaine de kilomètres de là ont trouvé refuge auprès de parents éloignés. Entre démunis on se sert les coudes, mais le flux de déplacés de cesse d’augmenter et les nouveaux arrivants manquent de tout. De notre envoyé spécial à Paoua, Coquetterie dans le dénuement, le doyen du village tient pour nous recevoir, à porter sa « médaille », un pin’s au couleurs de la Centrafrique. En attendant qu’il la retrouve, les discussions se font en cercle, à l’ombre d’un manguier. Comme l’indique le tatouage sur son avant-bras. Le chef des déplacés se nomme Simplice Massamba. Il raconte son histoire : Les rebelles ont volé des bœufs non loin de chez nous. Les propriétaires du troupeau les ont rattrapés au niveau de Bimbi, ils ont récupéré les bœufs puis les rebelles sont revenus se venger sur nous et brûler notre village en représailles. Mon grand frère, mon beau-frère et mon petit frère ont été tués sous mes yeux. J’ai aussi perdu tous mes biens. Depuis ce jour, les rebelles occupent notre village. ► À écouter aussi : Centrafrique: des zones entières coupées du monde « Là bas nous ne manquions de rien. Ici tout est payant », déplore-t-il. « On doit partir au champ chercher des fagots pour gagner 500 francs par jour et manger. Le pire c’est pour dormir. Vous voyez la petite maison derrière moi ? Le propriétaire nous accueille chez lui. Dedans, on est 14 à dormir à même le sol y compris une femme et son bébé. Devant, il y a encore 20 personnes qui dorment à la belle étoile sous le manguier. » « Je veux juste rentrer chez moi » Dans une petite marmite mijote l’unique repas du jour. Quelques feuilles de manioc qu’il faudra partager entre 22 estomacs. À la préparation, Ghiseline Ginzarami. Quand ils sont arrivés, ce n’était pas facile, ils ont passé trois semaines chez moi. Je leur ai donné des nattes pour dormir par terre. On part ensemble chercher des fagots pour revendre bord de la route, mais trouver manger, c’est ça qui est vraiment difficile. Ce sont nos parents, on ne peut pas les rejeter alors qu’ils sont dans une situation difficile. C’est pour ça qu’on les accueille. Si on mange, ils mangent. S’il n’y a rien à manger... voilà. On reste en famille. La médaille retrouvée, le doyen bombe fièrement le torse pour la photo. Interrompu par une quinte de toux. Les groupes armés l’ont copieusement tabassé lors de la prise du village. « Je veux juste rentrer chez moi », lâche-t-il, le regard humide.
    1/20/2022
    2:09
  • Centrafrique: à Paoua, les victimes de violences sexuelles se regroupent et s'entraident (2/3)
    En Centrafrique, les conséquences humanitaires du conflit s’aggravent de jour en jour. À l’insécurité alimentaire s'ajoutent les violences sexuelles perpétrées par les groupes armés. À Paoua, celles-ci sont légion. C’est une large paillote protégée des regards par une enceinte en taule. Une douzaine de femmes de tous âges sont assises en cercle et prennent la parole à tour de rôle. « Je partais au champ quand deux hommes en armes m’ont attrapée et m’ont violée tous les deux en m’attachant les mains. Après l’incident, j’ai quitté mon village pour aller à l’hôpital, mais je n’ai pas réussi à trouver de moyens de transports alors j’ai marché 50 km à pied pour venir jusqu’à Paoua », raconte l'une d'elles. Les victimes ont 72 heures pour rejoindre l’hôpital et recevoir les médicaments contre les maladies sexuellement transmissibles, ainsi qu’une pilule du lendemain. Mais avec l’état des routes, la plupart des victimes n’arrivent pas à temps. « J’ai 15 ans. C'est arrivé quand je partais au champ pour récolter le manioc. Un homme m’a attrapée. Il était armé et portait un foulard sur son visage. Il a abusé de moi dans la brousse et maintenant je suis enceinte de quatre mois. J’ai dû arrêter l’école. Aujourd'hui ma vie est brisée, je ne pourrai plus jamais reprendre les études », témoigne une autre. Un viol par jour à Paoua Leurs récits corroborent les statistiques de l’ONG Danish Refugees Council qui gère le centre et recense près d’un viol par jour à Paoua, presque toujours en brousse et par des hommes en armes. « Il y a deux semaines, j’étais au champ pour cueillir le combo quand des hommes armés sont venus me trouver. Ils m’ont réclamée de l’argent. J’ai répondu que je n’en avais pas. Alors ils m’ont frappée à la poitrine avec la crosse de leurs fusils. Depuis ce jour et jusqu’à aujourd’hui, je crache et je vomis du sang. » L’assistante psychosociale, aux longues nattes, se nomme Maïmouna Oumaté. Tout en compassion, elle décrit la situation : « Ce sont les femmes qui se retrouvent aux champs, car les hommes ne veulent pas travailler. Dans certains villages, les hommes ne veulent pas aller aux champs parce qu'ils ont peur de croiser des hommes en armes, ils ont peur d'être tués. » Un peu en retrait, une vieille dame au regard vide, vend des petits fruits amers, à même le sol. Accusée de sorcellerie et abandonnée par sa famille. Chaque soir, elle dort sous la paillote.
    1/20/2022
    2:18
  • Les enfants, premières victimes de la malnutrition dans le nord-ouest de la Centrafrique (1/3)
    En Centrafrique, les conséquences humanitaires du conflit s’aggravent de jour en jour. Selon l’ONU, près de la moitié de la population se trouve en situation d’insécurité alimentaire. La proportion dépasse même les 60% dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, située dans le nord-ouest du pays et au cœur des affrontements entre les forces pro-gouvernementales et les groupes armés. Les grands yeux creusés du petit Estephane dépassent à peine de la bassine. Sa mère Ida Makobaye observe d’un air anxieux l’aiguille de la balance : « Mon enfant est tombé malade, il ne gagne pas de poids, il n’y a pas de nourriture » « C’est parce qu’il y a un mouvement de la population, explique Irikoutillo Merci Mboli, de l’ONG Médecin d’Afrique. Dès que les groupes armés arrivent, les habitants fuient leurs foyers, les denrées sont brûlées et la malnutrition se généralise. » Quand l’enfant arrive en consultation, un petit ruban coloré est enroulé autour de son bras. « La couleur du ruban sert de baromètre, précise le docteur Irikoutillo. Si le ruban est vert, c’est que l’enfant va bien. S’il est jaune, l’enfant est en malnutrition modéré. Et si le ruban est rouge, c’est que l’enfant souffre de malnutrition aiguë. »   Troisième étape, le test d’appétit. Au Plumpy Nut, un aliment thérapeutique à base d’arachide : 540 calories par sachet. « L’enfant mange bien, constate le docteur. On peut dire que le test d’appétit l’enfant est positif. » Estephane n’ira donc pas à l’hôpital avec les cas les plus graves. Ses parents recevront chaque semaine de la nourriture. « Le problème, c’est la malnutrition nutritionnelle. Même si les gens réussissent à produire, ils ne mangent pas ce qu'il faut, s'inquiète Mahoua Coulibaly, cheffe du sous-bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Paoua. Le principal combat à mener est celui de l’éducation nutritionnelle ». Première région productrice d’arachide et de haricot, le nord-ouest de la Centrafrique est aussi celle qui compte le plus grand nombre d’enfants touchés par la malnutrition.
    1/19/2022
    2:23

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