Radio Logo
RND
Höre {param} in der App.
Höre RFI - Chronique des médias in der App.
(124.878)(171.489)
Sender speichern
Wecker
Sleeptimer
Sender speichern
Wecker
Sleeptimer
StartseitePodcastsMedien
RFI - Chronique des médias

RFI - Chronique des médias

Podcast RFI - Chronique des médias
Podcast RFI - Chronique des médias

RFI - Chronique des médias

hinzufügen

Verfügbare Folgen

5 von 24
  • Fausses nouvelles et vraies attentes
    Retour sur le rapport du sociologue Gérald Bronner sur la désinformation et le complotisme et d’une lettre ouverte envoyée à YouTube par 80 organisations de fact-checking dans le monde. Le rapport de Gérald Bronner (à consulter ici) a été qualifié mardi de « travail remarquable » par Emmanuel Macron et l’on sait que le président a été au moins par deux fois victime d’intoxications graves sur les réseaux sociaux. La première fois, c’était en 2017, quand des rumeurs pour le déstabiliser, imputées à la Russie, sont survenues entre les deux tours de la présidentielle. La deuxième fois concerne son épouse, Brigitte Macron, qui a expliqué vendredi sur RTL qu’elle avait mis cinq jours et demi à obtenir le retrait d’une intox délirante la présentant comme un homme, manipulation de son arbre généalogique à l’appui. Mieux former les jeunes et les citoyens à « l’esprit critique » Ceux qui émettent ces rumeurs le font sans doute par malveillance ou par appât du gain lié aux clics. Mais on a du mal à imaginer ce qui motive ceux qui les relaient ou qui les propagent. Crédulité, amusement, moquerie, souci de conforter sa propre audience par des interactions ? Toutes les motivations sont possibles. En tout cas, le président a bien retenu cette proposition du rapport Bronner qui vise à mieux former les jeunes et les citoyens à « l’esprit critique » impliquant vérification et croisement des sources, et prises en compte d’arguments contradictoires. YouTube dans le viseur des fact-checkeurs pour une meilleure collaboration La contradiction, c’est bien sûr ce à quoi s’attellent les fact-checkeurs, ces vérificateurs qui ont encore constaté cette semaine qu’un géant comme YouTube laissait passer beaucoup de vidéos de désinformation, en particulier de faux remèdes contre le Covid dans les pays non anglophones. À tel point que 80 organisations de fact-checking d’une quarantaine de pays demandent à la filiale de Google de mieux collaborer avec elles, comme le fait déjà Facebook notamment à travers l’AFP ou les Observateurs de France 24. Elles s’inquiètent d’une désinformation « galopante », sur fond d’opacité de l’algorithme et alors que YouTube assure, bien sûr, faire ses meilleurs efforts. ► À lire aussi : Désinformation : YouTube interpelé par des organisations de fact-checking Le mécanisme et l’impact de la désinformation et du fact-checking D’où l’intérêt de mieux comprendre comment fonctionne cette désinformation. C’est ce que veut faire De Facto, une plateforme avec Sciences Po, l’AFP et le Clemi qui entend donner les moyens de mieux s’informer et de comprendre l’impact du fact-checking. On sait que la vérification d’un chiffre erroné sur les migrants de Marine Le Pen, par exemple, ne change rien à l’intention de vote en sa faveur. En revanche, les utilisateurs sont moins susceptibles de partager un contenu signalé comme faux. Comme le montre le Conseil national du numérique, face à tous les pièges émotionnels destinés à capter notre attention sur les réseaux, il faudrait aussi pouvoir paramétrer ses choix d’émetteurs et de contenus sans ingérence des algorithmes.
    1/14/2022
    2:30
  • Quelle place pour les antivax?
    Les médias ont des difficultés à appréhender le mouvement des antivax qui manifestent ce samedi à Nantes. Faut-il leur donner la parole ? Les ignorer au nom de la santé publique ? Ces questions font débat dans les rédactions… Les médias donnent-ils trop la parole aux antivax ? En mai dernier, le site du Point organisait déjà un « vote » sur ce sujet. Résultat : six internautes sur dix pensaient qu’en effet, on entendait trop ces antivax qui bien souvent sont connectés à des mouvances politiques, parfois complotistes, en tout cas relevant de la contestation antisystème. Mais voilà que mardi, l’entretien « Face aux lecteurs » du Parisien d’Emmanuel Macron, a remis cette population très minoritaire sur le devant de la scène avec la fameuse phrase « j’ai très envie d’emmerder les non-vaccinés » et son corollaire : un déni de citoyenneté pour ceux qu’il juge « irresponsables ». Emmanuel Macron, en principe président de tous les Français, pensait sans doute davantage aux antivax qu’aux non vaccinés, ces 20 % de la population qui peuvent ne pas être vaccinés pour des motifs divers sans nécessairement rejeter le vaccin. Mais le fait est qu’il a réussi à obtenir ce qu’il cherchait : un clivage entre une majorité qui pense comme lui et une toute petite minorité qui refuse le vaccin et fait ainsi peser sur les hôpitaux la très lourde charge de supporter la vague Omicron. Dès lors, il y a ceux qui considèrent qu’il faut traiter les antivax a minima, et avec des pincettes, tant ils sont susceptibles de dissuader la vaccination avec leurs infox, et ceux qui pensent qu’il faut montrer qui ils sont, ce qu’ils pensent. D’un côté, on trouve par exemple Frédéric Filloux, journaliste et professeur associé à Science Po, qui s’en est pris à France Inter sur Twitter pour avoir donné la parole à un non-vax qui « raconte sa vie d'emmerdé, ses pots entre amis non-vax, son emprunt d'un QR code pour aller faire de la gym ». Bref, dit-il, un « abruti que la journaliste ne prend pas la peine de contredire ». De l’autre, France Inter, bien sûr, qui a déjà fait intervenir en direct des anti-vaccins sur son antenne. Sa directrice Catherine Nayl rejetait en juillet toute stigmatisation des antivax et toute « brutalité scientifique qui s’imposerait de façon descendante ». Désormais, il est important d’entendre, de suivre des antivax, pour savoir jusqu’où ils sont « emmerdés », comme dit Macron, avec leurs faux certificats de vaccin et leurs faux passes sanitaires. Important d’entendre aussi leur colère qui peut agréger d’autres colères, comme on l’a vu avec les Gilets jaunes. En même temps, il ne faut pas rentrer dans le piège d’une instrumentalisation politique des antivax en leur conférant trop d’importance. C’est sans doute ce qu’espèrent certains antivax, mais aussi peut-être le pouvoir pour montrer que la responsabilité est de son côté.
    1/7/2022
    2:32
  • Russie: la liberté d’informer d’un «agent de l’étranger»
    Nous parlons, avec Amaury de Rochegonde, du durcissement du contrôle des médias et des voix discordantes en Russie après la dissolution de l’ONG Memorial.  « Agent de l’étranger ». C’est par ces mots que sont frappés d’opprobre, en Russie, les ONG comme Mémorial, qui vient d’être dissoute, mais aussi des médias, des journalistes et de plus en plus les avocats. Evgueni Smirnov et Ivan Pavlov, les défenseurs du reporter d’investigation Ivan Safronov, ont ainsi été contraints à l’exil après avoir reçu ce statut infamant et des poursuites pour divulgation d’informations confidentielles.  Si le cas de Mémorial, « agent de l’étranger » depuis 2016, est saisissant, ce n’est pas simplement parce que c’est une ONG symbole de la Perestroïka, fondé par le prix Nobel de la Paix Andrei Sakharov. Ou parce que ce nom reste associé à la révélation en Russie de la terreur stalinienne. C’est aussi parce que Mémorial était devenu un instrument d’informations à travers son centre de défense des droits humains - estampillé « agent de l’étranger » lui depuis 2013 - pour sa dénonciation des exactions en Tchétchénie ainsi que sa défense et son décompte des prisonniers politiques. Mercredi 5 janvier, un tribunal de Moscou décidera d’ailleurs du sort de ce centre qui enquêtait récemment sur les mercenaires de Wagner en Syrie.   ► À lire aussi : La dissolution de l’ONG Mémorial, une décision prévisible Bâtir un Internet souverain Sur la liste des « agents de l’étranger », qui rappelle le régime stalinien, on compte une centaine de médias, de journalistes, de blogueurs et même d’artistes puisque deux des Pussy Riot ont reçu ce label jeudi 30 décembre. Le chiffre est en forte augmentation puisqu’il n’y avait dans la liste que onze organisations il y a un an. Parmi les obligations de ces prétendus « agents de l’étranger », la présence d’une clause de 24 mots en gros caractères sur chaque publication, un rapport trimestriel déclaratif sur leurs activités et le paiement d’un audit annuel. Évidemment, contrevenir à ces règles entraîne des amendes et des poursuites. Mais surtout, le label déclenche un opprobre public qui détourne les annonceurs, les sources et les lecteurs, comme on l’a vu avec le site indépendant Meduza qui a intégré ce registre en avril dernier.  En Russie, il s’agit ainsi d’étouffer l’exercice du journalisme comme l’expression de toute voix discordante par rapport à la propagande d’État. Comme en Chine, l’idée est de bâtir un Internet souverain isolé des grands serveurs mondiaux d’où seront exclues les voix dissidentes. L’Occident ne reste pas muet. Le 22 décembre, le régulateur berlinois des médias a obtenu d’Eutelsat l’arrêt de la diffusion par satellite de la chaîne Russia Today ou RT en allemand pour laquelle aucune autorisation n’avait été donnée. RT, diffusée en France, est qualifié de « média affilié à un État », et uniquement sur les réseaux sociaux.  ► À lire aussi : 2021, une année marquée en Russie par la répression et les atteintes à la liberté d’expression
    12/31/2021
    2:49
  • Bolloré, out of Africa
    Vincent Bolloré a annoncé cette semaine un désengagement de ses activités dans les ports et les lignes ferroviaires en Afrique, tout en disant vouloir poursuivre son développement dans les médias et la communication. Quel rapport entre la messe de Noël et l’annonce par Bolloré Logistics d’un accord de négociations exclusives pour sortir de 42 ports et de trois lignes de chemin de fer en Afrique ? Aucun, me direz-vous, à ceci près que dans les deux cas, c’est Vincent Bolloré lui-même qui est derrière ces décisions. Selon Le Parisien, la diffusion sur C8 de la messe en l’église Saint-Georges de Trappes a été décidée après que le préfet des Yvelines s’est plaint de n’avoir sur CNews qu’une représentation de la ville liée à l’insécurité et à l’islamisme. On sait que le milliardaire breton est un catholique si attaché à l’Église qu’il supporte difficilement le blasphème, programme volontiers des messes ou des interviews de catholiques revendiqués et autorise même la diffusion d’un film américain anti-avortement, cet été, sur C8. Par ailleurs, c’est aussi un généreux mécène notamment du foyer Don Bosco, des Petites Sœurs des pauvres. Seul hic à cette hagiographie, son soutien à Éric Zemmour et les conditions de sa présence en Afrique. Alors que le pape François appelle les chrétiens à l’accueil des réfugiés en Europe, Vincent Bolloré soutient un candidat qui parle d’invasion à propos de l’immigration et est jugé pour provocation à la haine raciale après ses propos sur les mineurs migrants isolés. Sur le continent africain, où il réalise de solides profits et emploie 28 000 salariés, le groupe Bolloré a aussi été mis en cause pour ses conditions de travail, notamment au Cameroun dans une palmeraie de la Socapalm, où il employait des mineurs, selon un Complément d’enquête de France 2. Enfin, en février, mis en examen pour corruption à travers sa filiale Havas, Bolloré a reconnu sa culpabilité pour obtenir les ports de Lomé et de Conakry. L’accord d’exclusivité qui va permettre à Bolloré de se désengager des ports et du rail africain a été signé avec le suisse MSC, qui détient non seulement des ports, mais 550 navires. Vincent Bolloré tire ainsi les leçons de ses ennuis médiatico-judiciaires. Il ne va cependant pas complètement quitter l’Afrique puisqu’il reste en force dans Vivendi, qui contrôle Canal+, Havas et possède une participation dans MultiChoice, le bouquet de télévision sud-africain. La cession de Bolloré Logistics sera pour lui une remarquable affaire puisque la vente est attendue pour 5,7 milliards d’euros alors qu’il en espérait deux fois moins. Après la prise de contrôle totale de Lagardère, c’est aussi pour l’industriel un moyen de mettre au clair les contours de son groupe avant d’en transmettre les rênes à ses enfants, en mars. Même si, après cette date, comme un bon père, on ne l’imagine jamais très loin de sa paroisse...
    12/24/2021
    2:48
  • Le porno, le mal du siècle
    Amaury de Rochegonde nous parle de la protection des enfants et des adolescents sur les écrans numériques à l’occasion notamment de premières mises en demeure du CSA contre des sites pornographiques. La semaine dernière, une centaine de députés de la majorité ont lancé une campagne contre la surexposition des enfants aux écrans, en faisant valoir tout ce que cela peut avoir de nocif pour l’apprentissage, la capacité d’attention, le sommeil, l’alimentation ou la gestion des émotions. Pour protéger nos enfants de ce qu’ils appellent « le mal du siècle », ces députés vont déposer une proposition de loi en février. Ils aimeraient que des mises en garde contre l’usage inconsidéré des écrans soient présentes dans les carnets de santé et les emballages des smartphones ou des tablettes. C’est sans doute une intention louable, mais en termes de nocivité, les écrans sont sans doute bien moins responsables de dégâts que la pornographie chez les adolescents et même les enfants, puisqu’un mineur de moins de douze ans sur trois a déjà vu du porno, selon Adrien Taquet, le secrétaire d’État à l’Enfance. Cela n’a d’ailleurs pas échappé au législateur puisque la loi relative aux violences conjugales de juillet 2020 stipule que les sites pornographiques ne doivent pas pouvoir être accessibles aux mineurs de moins de 18 ans et pas seulement en incitant à télécharger un logiciel de contrôle parental. Le disclaimer, ce bouton qui se contente de demander si vous avez plus de 18 ans, n’est plus suffisant aux yeux de la loi. Les éditeurs de porno doivent maintenant s’assurer que les internautes sont majeurs, par exemple en demandant des coordonnées de carte bancaire, ce qui pose d’ailleurs un autre problème qui est celui de l’accès à de telles données. Le CSA, qui depuis peu contrôle le numérique, doit veiller à ce que ces sites pornographiques ne contournent pas la loi. Lundi, il a mis en demeure cinq d’entre eux de se mettre en conformité avec leurs obligations sur les mineurs dans les quinze jours. À défaut de quoi le tribunal judiciaire sera saisi afin d’obliger les fournisseurs d’accès à internet à bloquer l’accès aux portails en question. Ces portails s’appellent Pornhub, Tukif, Xhamster, Xvideo ou Xnxx… Ils sont installés à Chypre, en République tchèque ou au Portugal, bref dans l’Union européenne. Et le plus incroyable, jusqu’à présent, c’est qu’ils peuvent exposer sans contrainte des scènes de violence, d’humiliation, de sexe sans consentement, voire de viol et de pédophilie. Le New York Times a montré l’an dernier que sur les 6,8 millions de vidéos publiées chaque année sur Pornhub, « beaucoup montrent des abus perpétrés sur des enfants et de la violence non consentie ». Face à cela, le déréférencement des fournisseurs d’accès s’impose depuis longtemps. Et pas que pour les mineurs.
    12/17/2021
    2:30

Über RFI - Chronique des médias

Sender-Website

Hören Sie RFI - Chronique des médias, 1LIVE und viele andere Radiosender aus aller Welt mit der radio.de-App

RFI - Chronique des médias

RFI - Chronique des médias

Jetzt kostenlos herunterladen und einfach Radio & Podcasts hören.

Google Play StoreApp Store

RFI - Chronique des médias: Zugehörige Sender

Information

Wegen Einschränkungen Ihres Browsers ist dieser Sender auf unserer Website leider nicht direkt abspielbar.

Sie können den Sender alternativ hier im radio.de Popup-Player abspielen.

Radio