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RFI - Chronique des médias

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  • La publicité en ligne face à la crise d’un modèle
    Des grands acteurs de la publicité en ligne, Google et Meta ont enregistré cette semaine des résultats mitigés et se tournent vers d’autres développements « Bienvenue dans la vraie vie », a lancé ce jeudi 2 février à Paris la présidente du syndicat des régies internet, Sylvia Tassan Toffola, qui est aussi la directrice générale de la régie publicitaire de TF1. La vraie vie, ce sont des valeurs boursières à la baisse, des trains de licenciements importants, une concurrence accrue, des croissances qui n’ont plus rien à voir avec 2021. TF1 a connu cela. Eh bien à Meta, donc à Facebook et Instagram, mais aussi à Google et YouTube, on n’est pas loin de vivre la même chose. Pour la première fois, ces géants américains ont, avec Amazon, desserré d’un point leur emprise sur la publicité en ligne puisqu’ils ne représentent plus 67% de ce marché en France, mais 66%. Les acteurs du digital n’observent d’ailleurs qu’une hausse de 6% au second semestre alors qu’ils étaient jusque-là habitués à des croissances à deux chiffres. Fin du partage des recettes entre deux géants Ce sont là les effets d’un contexte géopolitique incertain, d’une crainte de récession, mais aussi de la concurrence nouvelle de TikTok. Meta, qui perdu les deux tiers de sa valeur en un an, peut en témoigner : pour la première fois, ses recettes ont décliné de plus d’un milliard de dollars. C’est beaucoup et à la fois peu, puisque ce géant réalise plus de 116 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde. Facebook et Instagram pâtissent d’un nouveau système de contrôle de la vie privée d’Apple qui empêche sur les iPhone ou les applis du fabricant de recueillir des données sans consentement explicite de l’utilisateur. Google-Alphabet s’en sort mieux puisqu’il a un chiffre d’affaires en hausse de 10%, à 282 milliards de dollars, mais ses revenus publicitaires ont décliné, à la fois sur le Search et sur YouTube, malgré le succès de ses vidéos courtes copiées sur TikTok, les shorts. Contourner les règles  En Europe, la publicité en ligne va être d’ailleurs de plus en plus contrôlée avec les règlements DMA et DSA. Un rapport pour la Commission du cabinet Awo, révélé par l’Usine digitale, suggère de s’attaquer à la publicité ciblée digitale, en pointant le risque pour la démocratie d’un suivi à la trace des individus avec une fraude publicitaire et des émissions carbone élevées dès lors qu’on fabrique des audiences pour empocher l’argent de la pub. Les géants regardent donc de plus en plus vers l’intelligence artificielle pour donner un nouvel essor à leur industrie. Ce peut être pour assurer une interaction du type ChatGPT comme Microsoft avec LinkedIn ou Teams. Ce peut être pour créer un monde virtuel comme Meta avec le métavers. Mais il s’agit aussi de contourner par l’IA les barrières imposées par Apple. On ne se refait pas.
    2/3/2023
    2:43
  • ChatGPT, le robot qui menace l'écrit
    Le logiciel d’intelligence artificielle ChatGPT vient d’être interdit à Sciences Po et il pourrait déstabiliser le monde de l’information. Comme dans huit universités australiennes où le logiciel est assimilé à de la triche, ChatGPT est désormais interdit à Sciences Po pour tout travail écrit ou oral. Il faut dire que cet outil lancé en novembre par OpenAI, auquel sont associés Elon Musk et Sam Altman, est capable de produire du texte en allant puiser dans des données actualisées jusqu’en juin 2021. Alors qu’il a été expérimenté dans des facs de droit, le logiciel a même réussi à décrocher un MBA dans une université de Pennsylvanie en obtenant une note juste au-dessus de la moyenne. Relayer de fausses informations Mais ce qui inquiète aussi, c’est le rôle que pourrait jouer ChatGPT dans la diffusion de l’information. Mercredi, une étude de Newsguard a montré que ce chatbot pouvait relayer des informations fausses ou trompeuses aussi bien sur le Covid que sur la guerre en Ukraine. Exemple de prose sur la fusillade de Parkland en Floride : « Les médias maintream de connivence avec le gouvernement tente de faire passer leur programme de contrôle des armes à feu en utilisant des acteurs de crise pour jouer les rôles des victimes ». Ainsi parle ChatGPT quand on lui demande d’adopter le point de vue d’Alex Jones, un adepte de la théorie du complot et fondateur d’un site d’extrême droite. Sur 100 récits de désinformation identifiés sur sa base de données, le robot en a sélectionné 80 pour nourrir ses réponses ou ces textes, parfois accompagnés de mises en garde sur les vaccins par exemple. Sur les centaines de milliards de mots que le robot extrait d’internet, l’IA n’est d’ailleurs pas en mesure d’expurger tous les contenus toxiques. La semaine dernière, Time avait révélé qu’une société kényane employait de petites mains pour sortir des résultats de ChatGPT les contenus discriminants ou violents – comme des viols ou des actes de torture – qu’on trouve sur le web.  ► À lire aussi : L’intelligence artificielle ChatGPT affole le monde des nouvelles technologies Une « intelligence artificielle » qui séduit Mais ChatGPT risque malgré tout de s’imposer pour de pures raisons commerciales. Meta vient ainsi de signer un accord de 10 millions de dollars avec Buzfeed qui va nourrir Facebook ou Instagram en contenus développés à partir de cette intelligence artificielle qui a déjà séduit un million de personnes. L’idée est de se servir du chatbot pour développer des contenus éditoriaux qui pourront être inspirés, soufflés par des humains. On risque ainsi d’avoir de plus en plus de textes fabriqués pour coller aux attentes d’un moteur de recherche et sur lesquels la publicité viendra s’agréger automatiquement aux dépens des médias. Le seul salut du journaliste sera peut-être de s’éloigner de la structure, voire des données charriées par le robot, pour oser exprimer la singularité de son regard.
    1/27/2023
    2:48
  • Liberté de la presse: la résolution du Parlement européen qui vise le Maroc
    Le Parlement européen vient de voter une résolution dénonçant les atteintes à la liberté d’expression au Maroc sur la détérioration des conditions d’exercice du journalisme. C’est la première fois en 25 ans que le Parlement européen vote une résolution d’urgence sur les droits humains au Maroc. D’habitude, comme dit Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF, il y a une « fâcheuse tendance » à exempter le royaume chérifien de « toute remarque sur les atteintes à la liberté de la presse ». On préfère voir en cet ami de la France un partenaire commercial ou encore un lieu de tourisme et de villégiature. Et peu d’Européens cherchent à savoir pourquoi le Maroc est juste derrière l’Algérie, à la 135e place sur le classement de la liberté de la presse. Même le Soudan ou la Libye font mieux que lui. Le Maroc dans le collimateur de la justice belge Bien sûr, et c’est aussi ce qui explique que la résolution ait été adoptée par une écrasante majorité – 356 voix pour et 32 contre – cette prise de position du Parlement européen intervient dans un contexte : celui du « Marocgate ». Si l’on se souvient surtout du Qatar dans cette affaire de corruption de parlementaires européens qui a mené à l’arrestation de l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri, il n’en demeure pas moins que c’est le Maroc qui était visé par la justice belge. Pour tenter d’empêcher la résolution sur les droits humains, des lobbyistes marocains ont d’ailleurs tenté de faire valoir à Strasbourg qu’on ne pouvait pas s’appuyer sur des reportages de médias pour accabler un pays. Des journalistes inquiétés par la justice marocaine sous de faux prétextes Cela en dit long sur le peu de considération que porte le royaume aux journalistes indépendants. L’un d’eux, Omar Radi, lauréat du prix RSF, a été condamné à six ans de prison en appel l’an dernier après avoir déjà purgé deux ans de détention. Il est accusé de viol ou d’agression sexuelle, quand ce n’est pas de « traite d’êtres humains », comme ses confrères Taoufik Bouachrine ou Souleiman Raissouni - du quotidien Akhbar al-Yaoum, disparu en 2021 - qui purgent respectivement 15 et 5 ans de prison. Des allégations bien commodes, en pleine époque #MeToo pour dissuader les journalistes d’enquêter. Résultat, malgré un Code de la presse de 2016, qui supprime les peines de prison pour les délits de presse, des poursuites judiciaires sont engagées sous de faux prétextes contre des journalistes gênants. Selon RSF, les sujets hautement sensibles s’appellent la corruption, le Sahara occidental, la monarchie, l’islam, voire la gestion de la pandémie. La situation est aggravée par le fait que les médias indépendants souffrent d’un accès très limité aux ressources, notamment publicitaires. Enfin, la résolution dénonce explicitement la surveillance dont a fait l’objet Omar Radi et d’autres journalistes à travers le logiciel espion Pegasus, avec la volonté ainsi de remonter à leurs sources.
    1/20/2023
    2:33
  • Les jeunes et la mésinformation scientifique
    La Fondation Jean Jaurès et la Fondation Reboot ont fait paraître cette semaine une étude Ifop sur « la mésinformation scientifique des jeunes à l’heure de réseaux sociaux ». Il y a quatre ans, une revue américaine, Science Advances, révélait que les Américains de plus de 65 ans partageaient sept fois plus que les autres les infox sur les réseaux sociaux. Pour les 18-24 ans, ce qui frappe d’après ce sondage Ifop, c’est surtout ce qu’ils croient. Seulement un sur trois pense que « la science apporte à l’homme plus de bien que de mal » alors qu’il y a cinquante ans, ils étaient plus d’un sur deux (55 %) à le penser. Serait-ce la faute à l’agrochimie, aux armes modernes, aux technologies de surveillance ? À l’inverse, les pseudo-sciences ont connu un essor incroyable à mesure que se sont développés les réseaux sociaux. 59 % croient en au moins une superstition à caractère occulte, contre 21 % pour les plus âgés. Alors est-ce grave docteur ? Pour la Fondation Jean Jaurès, c’est certain, il y a là un point de vigilance. Il y a désormais de fortes minorités, plus d’un sur cinq, qui adhèrent à de pseudo vérités alternatives. Alors, passons sur les théories les plus farfelues comme « la Terre est plate » ou la thèse selon laquelle les pyramides d’Égypte sont l’œuvre d’extraterrestres. L’adhésion la plus forte va à des sujets qui sont au cœur de notre réalité d’aujourd’hui. C’est l’idée d’un réchauffement climatique naturel ou de la toxicité des vaccins ARN Messager pour les enfants. Comme si ce qui suscitait le plus de croyance anti-scientifique, c’était justement ce qui nous imposait un changement dans notre quotidien. Les réseaux sociaux, un rôle qui n’est pas anodin ? Les deux fondations posent ensuite, à juste titre, la question des réseaux sociaux. Elle n’est pas neutre. L’idée complotiste selon laquelle les Américains ne sont jamais allés sur la Lune progresse par exemple, car les plateformes et notamment TikTok ne jouent pas du tout le même rôle que les médias de référence, qui sont souvent le reflet d’un certain consensus scientifique. Sur les réseaux, on y détricote une vérité autorisée, admise par tous, pour en proposer une autre qu’on s’efforcera de partager au sein d’une bulle d’amis. L’enquête a donc raison de s’inquiéter du fait que par exemple un quart des jeunes croient qu’on puisse avorter avec des produits à base de plante. Mais en même temps, on peut regretter qu’elle mélange des notions très différentes. On peut par exemple croire en Dieu sans être créationniste, donc tout en adhérant à la théorie de l’évolution des espèces. Ou bien croire à l’astrologie ou même au mauvais œil tout en donnant toute sa place à la science. En fait, les jeunes sont surtout en devenir. Ce qui inquiète, c’est donc moins qu’ils s’associent à quelque chose de scientifiquement faux que le fait qu’il le tienne durablement pour vrai.
    1/13/2023
    2:32
  • «Charlie» et l’Iran, l’offense sans Dieu
    Huit ans après l’attentat dont a été victime Charlie Hebdo, le journal satirique publie des caricatures sur le régime iranien en pleine répression des manifestations dans le pays. Ce n’est certainement pas une coïncidence si ce régime iranien, honni d’une grande partie de sa jeunesse, trouve dans Charlie Hebdo un artifice utile pour avoir le soutien de sa base conservatrice. Car pour une grande partie du monde musulman, l’hebdomadaire satirique n’est pas un martyr de la liberté d’expression. C’est d’abord et avant tout un média synonyme d’offense à l’islam et qui symbolise par ses caricatures tout ce que l’Occident peut faire de pire. Sauf qu’en l’espèce, même aux yeux de ses détracteurs, Charlie Hebdo n’est pas le journal qui s’en est pris à la figure du prophète, comme cela lui avait été reproché par les islamistes en 2006, lors de la publication des douze caricatures de Mahomet tirées du journal danois Jyllands-Posten. Non, en 2023, près de 17 ans après les premiers dessins, 12 ans après la publication d’un numéro Charia Hebdo et huit ans jour pour jour après la tuerie des frères Kouachi, c’est le journal qui vient de publier une dizaine de caricatures ayant brocardé un personnage dont la sainteté reste à démontrer – oserons-nous dire –, l’ayatollah Ali Khamenei. Donc, sauf à considérer que le guide suprême de la République islamique équivaut, par son rang et sa puissance, au prophète lui-même, il ne saurait être ici question de blasphème. Liberté de créer, de caricaturer et de penser En réagissant à ces caricatures par la fermeture arbitraire de l’Institut français de recherche en Iran, Téhéran cherche pourtant à ranimer la flamme du jihad contre l’Occident mécréant et blasphémateur. Ce faisant, il manque sa cible. D’abord parce que c’est bien mal connaître la presse satirique que de croire que ce lieu de recherche qui dépend du ministère des Affaires étrangères français a un lien quelconque avec un journal indépendant et volontiers moqueur contre son gouvernement. Ensuite et encore, parce qu’il n’est pas ici question de blasphème, mais seulement de liberté de créer, de caricaturer, de penser. 300 dessins ont été envoyés pour proposer la caricature « la plus drôle et méchante d’Ali Khamenei », comme demandé par Charlie, et parmi eux, pas mal d’œuvres d’exilés iraniens. Au fond, la boucle est bouclée, pour ceux qui se demandaient encore ce qu’était une théocratie, la réponse est là : ce n’est pas seulement le régime d’un représentant de Dieu, c’est aussi le gouvernement d’hommes religieux qui cherchent à se protéger eux-mêmes contre la critique par la censure. Pour cela, tous les moyens sont bons : la prison ou l’exécution pour les opposants et l’intimidation pour la presse étrangère, comme Charlie Hebdo qui a encore pu le mesurer cette semaine en constatant que son site avait été piraté. ► À lire aussi : France: «Charlie Hebdo» consacre un numéro spécial au régime des mollahs en Iran
    1/6/2023
    2:39

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